De m. 12599. — Les autres : aux crins
2. De m. 12599 ; — les autres : il a en la forest aucune fontaine ou il s'en vet tout droitement.
Histoire de la de- 417. Arrivé à l'hôtel, Tristan apprend par son hôtesse que héritée. 'a demoiselle est de haute lignée, fille d'un comte qui est mort
empoisonné sans avoir partagé sa terre entre ses enfants1. Elle avait été chassée du pays par sa sœur aînée, amie d'un preux chevalier; pour rentrer dans son héritage, il lui aurait fallu un champion qui triomphât de l'ami de sa sœur. Cet ami étant mort, la demoiselle déshéritée était allée se plaindre auprès du roi Galehodin 2 de Sorelois ; mais elle avait été accusée par sa sœur d'avoir empoisonné leur père. On lui avait alors permis d'aller chercher un chevalier qui pût la défendre. Un valet annonce que le repas est servi 3, et l'on soupe.
Le chevalier à 418. Etant monté à sa chambre, Tristan, avant de se cou-
reparaîtargent cner> commence une réponse pour Iseut. De la fenêtre, où il
s'est placé, il aperçoit tout à coup le chevalier aux armes
d'argent, qui se désole tout seul. Tristan se fait armer et court
à sa rencontre; il le trouve à une fontaine, où il se plaint de
C'est Palamède. ses peines d'amour. C'est Palamède. Il aperçoit Tristan ; ils se disent leurs noms et se menacent; mais Tristan, voulant toujours éviter d'être blessé à cause de la bataille qu'il a entreprise pour la demoiselle, quitte son rival sans combattre et rentre au château. Le lendemain, il termine sa lettre (en prose4), et la fait porter à la Joyeuse Garde par le valet d'Iseut.
419. Celle-ci est désolée d'apprendre que Tristan ne reviendra pas encore de longtemps. Trois jours après qu'elle a reçu la lettre, elle va, avec sa suite, se rafraîchir à une fontaine où elle a fait dresser un pavillon.
Erec et Iseut. 420. Erec — par une grâce qui lui est particulière, il n'a
jamais dit un mensonge depuis le jour où il fut armé chevalier — arrive et cause avec Iseut. Il lui raconte comment un jour qu'il était avec Perceval, Sagremor et Guinglain 5, le fils de Gauvain, dans la forêt de Brequeham 6, ils avaient rencontré la
1. Au milieu de ce récit, 12599 (f° 501) présente une lacune qui s'étend jusqu'au lai chanté par Tristan chez Brehus, voy. § 538.