‹ Analyse critique du Roman de Tristan en prose françaiseChapitre 209 sur 362 · Var. Brequehon, Brequehen · texte numérisé non relu

Var. Brequehon, Brequehen

fille du roi de la Cité vermeille avec sa suite. Sagremor, qui avait à se plaindre de ce prince, voulut emmener la dame à Gamaaloth. Là-dessus bataille; les quatre compagnons tuèrent ou chassèrent les défenseurs de la princesse, et Sagremor allait l'emmener, quand Tristan, qui se trouvait dans l'escorte, Tristan délil'en empêcha et les abattit tous quatre; puis Perceval, en cesse de la CUé se battant avec Tristan, reconnut son épée, et tout finit pour vermeille, le mieux. On était allé se divertir chez Sagremor dans son château ; Tristan était parti au bout de deux jours, mais Erec était resté quinze jours à cause de ses blessures. —

421 . Gauvain arrive et demande à voir Iseut. Six chevaliers Arrivée de Gaului défendent le passage, mais il s'en débarrasse. Il hait Erec et en veut à Tristan, qui l'avait humilié récemment devant Lancelot. Il voudrait, pour le courroux de Tr., qu'Iseut fût une des dames les plus laides du monde. 11 dit donc à Iseut, sans la saluer, qu'il a vu des dames d'une beauté supérieure à la sienne. Erec, qui était allé se faire armer, reparaît; ayant blessé et désarçonné Gauvain, il s'en va. La tête de Gauvain est demandée en vain par une demoiselle, dont il avait tué le frère, qui cependant lui avait crié merci * ; c'est la demoiselle qui raconte à Iseut ces événements 2. On soigne et guérit Gauvain. Mes a tant lesseore li contes a parler de lui etretome a Erec le filz Lac 3.

1. Mais dans 772, f° 245, la main postérieure (cf. § 296 note) a altéré, en ctracant et en surchargeant, tout ce passage si peu flatteur pour Gauvain : sa violence est due à ce qu'il ne veut pas être reconnu tout de suite. Il ne joute avec Erec que pour l'éprouver; Erec et lui s'abattent l'un l'autre; Gauvain se fait connaître et explique ses procédés. On lui fait léte. — L'intervention de la demoiselle est supprimée.

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