‹ Analyse critique du Roman de Tristan en prose françaiseChapitre 210 sur 362 · Mais dans les autres mss. la dem. no les raconte pas · texte numérisé non relu

Mais dans les autres mss. la dem. no les raconte pas

3. Mais les autres : Mes a tant... retorne li contes a.. Galaad, le bon chevalier, pour compter (ajoute 336 ; 99, aussi, donne quelques mots de transition) partie des adventures qui{l) lui advindrent de puis qu'il se parti du chastel Blanor de Gaunes (voy. § 406), ou il laissa mons. T. en la compaignie de Dijn., le quel estait leans demourés pour les bleceiires que mess. Galaad lui avait faites, comme le conte vous a devise sa arriéres. — En effet, 772, 97, 349, 101, 758, 24400, 99 présentent ici, sans avertir, une lacune de L'épisode d'EreC cl des premières aventures de Galaad et d'Eugène (757 seul donne tout cela); ils ne reprennent (pie là où ces chevaliers rencontrent la demoiselle traîtresse (voy. § 441).

336 donne, en indiquant la suppression, un abrégé altéré, pour lequel voy. § 437 a.

par Brehus

757: Erec au châ- 422. (757, f° 179 a). Erec, ayant quitté Iseut, reste quatre teau dEmde. jours cjiez un chevalier son parent et arrive ensuite, si corne V aventure le portoit, vers la fin de Norgales et près de Soreloys. Il s'arrête à un château qui a l'air tout désert, comme on en voit en temps de guerre ; néanmoins, il s'en fait ouvrir la porte. Au moment d'entrer, il voit venir deux chevaux portant une bière chevaleresce. Deux écuyers la suivent, qui lui disent que le blessé qu'ils apportent ainsi est un chevalier errant, moût prodomes.

G™*aRrlwsé ^23' ®n soigne le blessé, et on désarme Erec, qui s'étonne de ne point voir d'hommes dans le château. Il se renseigne auprès d'une demoiselle, qui lui répond, matte et pensive et en baissant la tête, que les trente preux chevaliers du château sont tous morts ; il ne reste plus que les valets, les écuyers et povre gent du chastel, qui gardent les murs jour et nuit. Erec ne demande plus a la demoisele de ceste nouvele\ il voudrait savoir qui est le chevalier blessé et va le voir. Le malade est très grièvement atteint ; les écuyers, ne voulant pas découvrir son nom, parce qu'il a l'habitude de garder l'incognito, se bornent à dire qu'ils ne pensent pas qu'il ait or endroit en cest monde .1111. chevaliers meillors de lui. Alors Erec, plus désireux encore de savoir qui il est, s'en va ôter la housse vermeille qui couvre l'écu appuyé contre le mur et reconnaît l'écu de Galaad. Les écuyers lui racontent que leur maître s'étant endormi le jour même près d'une fontaine, un chevalier était survenu; apprenant par les valets que le chevalier dormant était celui qui venait d'abattre sa devant les deux chevaliers des pavillons, il s'était précipité sur lui et lui avait porté un grand coup de lance, puis s'était enfui effrayé, lorsque Galaad s'était mis sur son séant *. Galaad s'était fait transporter au château. Les écuyers supposent que ce traître chevalier est Brehus sans pitié, et racontent que, quatre jours auparavant, Galaad avait trouvé dans une vallée Brehus en train d'enlever une demoiselle, dont il venait d'abattre le chevalier. Elle implora le secours de Galaad, qui en eut pitié et qui, après avoir vainement prié Brehus, qu'il ne connaissait pas, de ne pas inquiéter la demoiselle, l'abattit et s'en alla. Brehus l'avait suivi pour le menacer d'une vengeance prochaine.

1. Une attaque de ce genre de la part de Brehus contre Galaad est mentionnée plus loin, voy. § 473.

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