‹ Analyse critique du Roman de Tristan en prose françaiseChapitre 212 sur 362 · Aussi Senehar; une l'ois Senasar · texte numérisé non relu

Aussi Senehar; une l'ois Senasar

avec les ennemis.

757 .- Erec fait 42g Un jour, l'ennemi attaque. Erec veut sortir. Galaad, une sortie . ,. ■> . , ,,n • •

pour jouter qui est encore au lit, lui représente qu on le iera prisonnier.

« Je sortirai par une porte que je connais, répond Erec, fit je demanderai des joutes corps à corps, à la guise des chevaliers errants ; s'ils sont tant soit peu courtois, ils ne me feront pas prisonnier. — Mais ils ont déjà assez montré combien ils sont peu courtois ! — C'est égal, j'ai trop envie de sortir, » — et il s'en va par une fauce posterne qi ovroit devers une fontaine. Il aperçoit une centaine de chevaliers, dans une plaine, devant la mestre porte. On vient d'envoyer dire à Enide de rendre le château; sinon, elle sera bientôt tart au repentir. Mais la présence de Galaad a fait reprendre courage aux assiégés, qui refusent de se rendre en disant que, sous peu, ils seront délivrés et que, si leurs ennemis en savaient autant qu'eux, ils ne viendraient plus jamais devant le château. Ceux-ci, ne comprenant pas ces paroles, tiennent tout a gab quant qe il dient.

Le père et le fils. 427. Cependant, Erec s'avance, et son écuyer crie : « Voici un chevalier errant! Qui veut jouter? » Un chevalier nouveau va se présenter, mais son père le retient en le priant d'attendre que les autres, plus expérimentés que lui, se soient essayés contre le nouvel arrivé, qui doit être très bon chevalier pour les provoquer ainsi. Le jeune homme s'irrite, son père insiste. Le fils lui reproche de vouloir 'sa honte ; le père, tenant toujours la bride du cheval, répond qu'il craint pour lui, qui est son fils unique, et lui ordonne de laisser commencer les autres: « Si le chevalier errant est désarçonné, vous pourrez vous essayer après. » Le jeune chevalier se rend enfin, et les autres, qui étaient restés à voir l'estrif del père et del fill, choisissent ./. des plus preudomes de lor compagnie pour jouter : il est renversé moût feloneusement, aux applaudissements des gens d'Enide, qui regardent du haut des murs. « N'avais-je pas bien raison de te faire céder la joute? » dit le père du chevalier nouveau à son fils, qui répond qu'il peut maintenant jouter en toute sûreté : a Si je suis désarçonné, je n'en serai plus déshonoré. )> Le père le prend encore par le frain, mais son fils dit que plus on le retient, plus il a envie de s'essayer : « Cette fois-ci personne ne m'en détournera ! » Le père pleure fièrement, lui reproche de ne pas en user avec lui en fils, lui souhaite bonne chance et le laisse del tout.

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