‹ Analyse critique du Roman de Tristan en prose françaiseChapitre 216 sur 362 · Deux cents · texte numérisé non relu

Deux cents

pour venger l'enlèvement de la reine Guenièvre par Meleaguant, et qui les eût tous vaincus, s'ils ne fussent parvenus à tuer son cheval.

Galaad et Dahin 443. Galaad, quitté par Eugène, tue Assanon et triomphe de parPBrehus.S ses chevaliers; un d'entre eux le suit quand il part, pensant l'abattre. Renversé lui-même, il invite Galaad à venir se loger chez lui. Celui-ci accepte et accompagne le nouvel arrivé, qui prend la résolution d'emprisonner Galaad pour le livrer au comte de Huigehan \ dont il avait tué le fils. Ils rencontrent Brehus, le cousin du chevalier qui vient d'inviter Galaad et qui s'appelle Dahin (var. Daym). Brehus, apprenant que c'est Galaad, fait promettre à Dahin de venir chez lui : il dira à Galaad, que le château de Brehus est le sien. Galaad les suit donc chez Brehus, qu'il ne reconnaît point, et ce dernier les emprisonne tous les deux, car il n'y a pas encore un an Dahin avait voulu faire tomber Brehus dans une embuscade. Ils sont enfermés dans une fosse profonde; un des valets de Galaad réussit cependant à s'échapper.

444. Tristan est resté dans l'abbaye d'où il avait envoyé sa lettre à Iseut 2. Le lendemain, il se rend à l'endroit où il doit combattre pour la défense de la demoiselle déshéritée. La sœur de celle-ci est arrivée avec un chevalier qui défendra sa cause. Tristan envoie son valet prendre des renseignements ; le messager revient et lui dit que le chevalier est Palamède; de même, le valet qu'envoie celui-ci reconnaît Tristan et en prévient son maître.

Combat de Les deux champions se présentent devant le roi Galehodin.

Tnstan avec Pa- Le combat se prolonge ; il arrive aux deux adversaires de chanlamede pour la , , t •

demoiselle dés- ger d épées : Palamède ayant porté un grand coup a Iristan,

qui saute en arrière, l'épée de Palamède s'enfonce dans la terre

jusqu'à la garde; vivement attaqué, il est forcé de la laisser là;

puis il renverse Tristan et s'empare de l'épée dont avait été tué

le Morhout ; Palamède la reconnaît à la brèche. Tristan court

alors prendre celle de son rival. A la fin, Palamède commence

à se lasser. Tristan lui propose d'abandonner la bataille, en se

faisant fort d'arranger l'affaire avec le roi, mais Palamède

refuse avec indignation. Enfin les chevaliers spectateurs crient

1. Le comte s'appelle Baqueham dans 336, Bangueham dans 772, 97, 349, 101, 758, Brangehain dans 24400, Baguehan, dans 99.

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