et 1. a
9. Il n'a pas été raconté que cet écuyer avait quitté Tristan (cf. § 27).
écuyer Hebes l le renommé, qu'il a décidé à prendre congiè a Gauvain ; ainsi retardé, Tristan n'arrive au tournoi qu'après le roi d'Irlande.
Le tournoi. 30. Ce tournoi a lieu devant le château de la Lande2. Le roi Aguisant d'Ecosse prend parti pour les chevaliers du château, contre le roi des Cent Chevaliers, qui tient la terre de Galehout, roi des Iles lointaines, malade depuis tout un an et demi. Le romancier remarque en passant que Lancelot était nouveau chevalier à cette époque. Parmi les partisans du roi des Cent Chevaliers figurent Ivain3, Gauvain, Gaheriet, Guerretk, Bademagu, Keu, Dodinel le sauvage, Sagremor, Guivret le petit, Gifftet'0, tous compagnons delà Table Ronde, sauf Bademagu, qui n'est encore que de Vostel (var. la maison) le roi Artu. On est près de triompher de ceux du château, quand arrive le chevalier aux deux épées, qui porte un écu noir ; il se range du côté des vaincus et met bientôt les adversaires en fuite. Le roi des Cent Chevaliers, qui aime la jeune Iseut, craint d'être méprisé d'elle, si son parti est définitivement vaincu, et lait remettre le tournoi au dixième 6 jour. Le roi d'Ecosse suit le chevalier aux deux épées et lui dit qu'il a gagné la demoiselle des Landes , mais le chevalier répond qu'il ne peut pas se marier et part ; le roi d'Irlande le rejoint à son tour et lui fait promettre de rester avec lui tant qu'il sera dans son royaume ; ce chevalier, qui est païen, c'est Palamède, le douzième fils à\Esclabor le méconnu.
Iseut aimée de 31. Palamède se prend aussitôt d'un vif amour pour Iseut;
Palamède. Tristan, qui jusque-là n'avait guère éprouvé de sentiments
pour elle, s'éprend sérieusement en voyant l'amour de Pala-
Brangain. mède. Les deux rivaux se haïssent7. Brangain8, la compagne
et l'amie d'Iseut, le lui fait remarquer. Iseut dit qu'elle pré-