Cet épisode n'est pas dans la Tav. Rit
4. C'est Lancelot, cf. le roman (P. Paris, Rom.d. I. T. R., 111, 154 ss) .
retourne avec lui dans la Grande-Bretagne. Gauvaiu trouve les armes de Palamède et suspend l'écu à un arbre.
32. Après avoir déposé ses armes près d'une fontaine, Tristan rentre de nuit, furtivement. Aux questions de Brangain, il répond d'une manière évasive ; mais comme il porte de nombreuses marques des coups qu'il a reçus, l'on se doute bien qu'il a pris part au tournoi. Trois jours après, le roi revient avec ses compagnons. Ils parlent beaucoup du chevalier aux Tpour vainqueur armes blanches, qui a remporté le prix du tournoi. Ils croient a la cour. 103 : qUe c'est Lancelot, qui, lui aussi, a l'habitude de s'éloigner en le serpent. cachette après le triomphe. Brangain alors devine tout ; le lendemain, elle conduit le roi dans une chambre où elle a mis l'écu blanc de Tristan et lui communique ce qui s'est passé. Le roi ne peut obtenir de Tristan qu'il dise son nom, mais réussit à lui faire avouer qu'il a porté les armes blanches K Le roi voit d'un œil favorable l'amour de Tristan pour sa fille ; mais Iseut, trop jeune encore pour sentir l'amour, n'aime ni ne hait le vainqueur de Palamède 2.
Tristan au bain. 33. Un jour Tristan prend un bain; il est assisté par la reine, Iseut et d'autres dames ; on est très gai. Tout à coup, un
1. Dans 103 , Tristan, pressé par le roi, se donne le nom de Tanstris (pas ailleurs).
2. Ici (immédiatement avant l'épisode de Tristan au bain) 103 et les imprimés (Verard , Janot, Maugin) donnent le récit du combat contre le serpent, dont Maugin a fait un monstre marin ; ni les autres mss., ni la Tav. Rit., ni Tressan, ni Dunlop, ni l'Encycl. Brit. ne connaissent cet épisode (f° 42 b). Ce monstre vient deux fois par semaine dévorer ce qu'il peut trouver. Le roi a promis de donner à celui qui le tuerait la moitié de son royaume et Iseut, sa fille, en mariage. Tristan tente l'aventure : il enfonce son épée dans le corps du monstre et, après l'avoir achevé, lui coupe Ta langue, qu'il boute en sa chausse; peu après il tombe, étourdi par 1 effet du venin. Le sénéchal du roi, Agvynguerren le roux (Aguinguerrant, Maugin), trouve le serpent mort et lui tranche la tête, qu'il apporte au roi dans le but de se faire passer pour le vainqueur ; mais comme il n'a jamais montré beaucoup de bravoure, Iseut et la reine ne le croient pas capable d'un tel exploit et obtiennent que le mariage soit remis à huit jours. Accompagnées de Perinis (les imprimés : Permis) et Mathanael, elles s'en vont regarder le serpent tué et découvrent Tristan à demi-mort. Il est transporté au palais, où Iseut le guérit bientôt. Au moyen de la langue du serpent, Tristan prouve l'imposture du sénéchal, qui est mis à mort. — Suit l'épisode de Tristan au bain.
valet l, parent de la reine, découvre l'épée ébréchée de Tristan, placée sur un lit, et la fait voir à la reine ; celle-ci court chercher le fragment d'épée qu'on avait retiré de la blessure du Morhout et qu'elle conserve enveloppé dans un drap de soie et renfermé dans un écrin ?. Le fragment s'adaptant bien à la brèche, l'identité de Tristan est établie. La reine 3, hors délie, veut le tuer pour venger son frère, le Morhout, mais le valet, puis le roi, qui survient, attiré par les cris, l'en empêchent. Après quelque hésitation, le roi fait mettre Tristan en liberté, en le menaçant cependant de la mort, s'il ose reparaître en Irlande. Tristan part, accompagné des deux frères de Bran- Banni d'Irlande, gain4. Il arrive en Cornouaille et trouve le roi Marc au châ- cornouaiîfe ^ teau de Tintagel'0. Il raconte ses aventures et vante la beauté d'Iseut, mais ne parle pas du rôle qu'il a joué dans le tournoi (f° 37).
3i. Une belle dame, fille d'un comte6, mariée, s'éprend de Amoursde Tris- Tristan et lui d'elle ; car il ne pense plus à Iseut. Cette dame femme deSelui fait dire par son nain de venir la voir, armé, à la Fontaine gurade. du Pin. Le roi Marc retient le nain, qu'il a vu conseillier avec Tristan , le contraint de tout confesser et lui apprend que lui-même est amoureux de sa dame. Le résultat de leur entretien est que le roi Marc va lui-même au rendez-vous pour tuer Tristan ; il se croit bien supérieur en prouesse à son neveu, et compte bien prendre la place de Tristan auprès de la dame. Mais il est renversé de cheval et grièvement blessé par Tristan, qui ne le reconnaît pas. Le nain amène chez la dame le vainqueur également blessé. Le mari survient, et Tristan se sauve. Sa blessure s'était rouverte, et les draps sont tout ensanglantés ; la dame prétend qu'elle a saigné du nez ; son mari n'en est point dupe, la force de lui dire la vérité et se met à la poursuite de Tristan : il est désarçonné, mais Tristan, de nouveau blessé plus gravement, est obligé, après son retour à Tintagel, de se mettre au lit. Le roi Marc, qui lui-