‹ Analyse critique du Roman de Tristan en prose françaiseChapitre 25 sur 362 · Fille d'un comte, pas dans 103. Maugin l'appelle Phenice · texte numérisé non relu

Fille d'un comte, pas dans 103. Maugin l'appelle Phenice

Combat de Blio beris et Segurades.

Andret.

même garde le lit à cause de ses blessures, s'imagine être le seul auteur des blessures de notre héros. Lorsque tous deux sont guéris, le roi tient cour plénière à l'occasion de la fête de Noël. La dame et son mari sont présents1. Ce mari se nomme Segurades ; c'est lui qui combattit plus tard avec Gauvain , qui voulait épouser par force la dame de Roestoit 2. Blioberis* arrive. Le roi Marc lui permet de choisir une dame et de l'emmener, si elle ne peut être défendue par son chevalier. Il prend la femme de Segurades, renverse celui-ci et s'en va avec elle. Le mari désolé passe plus tard en Logres. Tristan n'ose poursuivre Blioberis, craignant la colère de son oncle, et d'ailleurs retenu par le conseil de Gouvernai4.

On voit passer deux chevaliers 5. Marc envoie Andret, son neveu, pour les inviter à se rendre à la cour. Andret est chevalier nouveau à cette époque; il est très jaloux de Tristan6. Ce dernier est en train de jouer aux échecs avec un chevalier, lorsqu'une demoiselle vient à la cour et l'accable de reproches sans dire pourquoi. Tristan s'arme et s'en va après elle, accompagné de Gouvernai. Andret, cependant, prie, de par le roi, les deux chevaliers — Sagremor et Dodinel le sauvage — de venir avec lui à la cour ; comme ils refusent, Andret veut les emmener malgré eux, en tirant le cheval de Sagremor par la bride; il est désarçonné ; ayant rencontré Tristan et Gouvernai, tous trois se mettent à la poursuite des chevaliers ; Tristan les attaque, contre le conseil de Gouvernai, et Sagremor et Do- les renverse. Sagremor est désolé quand il apprend que son

dinel abattus vainqueur est de Cornouaille ; il jette ses armes. Tristan et par Tristan. 3 , . , ,

Gouvernai passent la nuit dans la maison d une dame

veuve, dont le fils croit reconnaître celui qui a remporté le

prix du tournoi en Irlande, mais Tristan nie tout. Le lende-

1. Dans la Tav. Rit. (p. 94), Tristan aperçoit sur la neige trois gouttes de sang d'un oiseau tué par Andret ; cette vue le jette dans une profonde rêverie : il dit à Marc que ces couleurs lui ont rappelé la beauté d'Iseut. Ce lieu commun parait emprunté au roman de Perceval.

2. Roestoc 334, 104, 94, 99, 335 (Rohestoc). 97, 100, 102, Mestoce (Mestot) ; manque dans 103. Pour cette dame de Roestoc, qui ne voulait pas de Segurades, cf. le Lancelot (P. Paris, Rom. d. I. T. R., III, 295 ss).

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