‹ Analyse critique du Roman de Tristan en prose françaiseChapitre 247 sur 362 · Cf · texte numérisé non relu

Cf

4. « L'auteur du roman de Tristan poursuivit le même but [que l'au-

Meraugis de Portlesguez.

Brehus vient d'ôtre désarçonné par un chevalier qui l'avait trouvé près d'une fontaine. « Ramenez-moi mon cheval, dit-il au vainqueur; cela est de votre devoir, puisque vous êtes chevalier errant, titre qui oblige à faire toutes sortes de courtoisies. » En ce moment survient Gauvain ', ce qui fait grand'peur à Brehus, non pas à cause de la valeur de G-au vain, mais parce qu'il est à cheval. En effet, le nouvel arrivé n'hésite pas à Combat de Gau- galoper contre Brehus, qui tue le cheval. Le cavalier tombe, et VBreh°usre Brehus lui arrache le heaume. Suit un combat à l'épée. Gauvain a beaucoup de difficulté à se couvrir contre les attaques furieuses de Brehus , tout en étant , on ne saurait le nier, meilleur escrimeur que celui-ci. Le chevalier qui regarde voudrait bien mettre fin à la bataille, mais il ne sait comment s'y prendre. C'est le fils charnel du roi Marc, Meraugis de Portlesguez'1; pour des détails sur ce personnage, on pourra consulter la qrant hstoire de mons. T. 3.

476. Surviennent Brunor, Dinas et Tristan. Ils regardent le combat. Gauvain, qui se sent près d'être vaincu, bondit sur Brehus, l'enlace dans ses bras et le jette à terre. Déjà il va le tuer, quand Brehus, lui envoyant ses deux pieds en pleine poitrine, le renverse, en recevant entre ses pieds l'épée de son adversaire, que celui-ci a laissée tomber. Tous les deux se relèvent ; la situation de Gauvain est devenue extrêmement critique. Brehus, se rappelant leur ancienne compagnie d'armes du temps où Gauvain était en quête du vainqueur de la Douloureuse Garde 4, se déclare prêt à l'épargner, à une condition : c'est qu'il portera son écu « sens dessus dessous » à la cour d'Arthur et que, chemin faisant, il dira à ceux qu'il rencontrera qu'il a été mené à outrance par Brehus. Gauvain ayant refusé, Brehus s'avance pour le frapper, mais l'autre fait un saut de côté et donne un violent coup sur le bras de Brehus, dont l'épée, volant à terre, est ramassée par Gauvain. Brehus

teur du Lancelot], et alla même plus loin, en dénaturant le caractère consacré de Gauvain au proBt du héros de la Gornouaille. » P. Paris, Rom. de l. T. R.,V, 153, note.

1. 772 (cf. ci-dessus) remplace ici Gauvain, dont le nom est effacé, par Driant des Mes.

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