Ici les textes se réunissent, cf. ci-dessus
10. Cette remarque manque dans 772; les autres : Son écu était couvert.
11. Il n'est plus question de la demoiselle qui était venue le chercher (voy. § 448).
selle qui chante et une autre qui crie. Gomme il va secourir cette dernière, il est arrêté par Palamède, qui le prend pour n ie prend pour Keu (f° 251 c) ; li seneschax li avoit dite une vilenie celé Keu-
semaine meesmes et voiant T., et Kex portoit a celui point .1. autretel escu corne fesoit mons. Gai... Pal., quipor doutance de mons. T. n'osa main mètre en Kex en celui point, force Galaad de jouter ; sans être désarçonnés l'un par l'autre, ils brisent leurs glaives. Palamède est désolé : il avait promis à une demoiselle qui se plaint non loin d'eux de lui livrer Keu prisonnier. Il veut se battre à l'épée : « La coutume m'en dispense, répond Galaad; car je n'ai pas été désarçonné. » Palamède s'en va à contre-cœur et en lui lançant des invectives. Il rencontre Gauvain, Agravain, Mordret et Ivain. Gauvainlui fait apporter une lance pour jouter. « Maint chevalier errant sont, dit Palamède, qui coillent le baston dont il sont batu, » et il renverse les quatre chevaliers, l'un après l'autre1.
495. Ayant avisé Galaad, qui s'était arrêté pour regarder, il le défie, croyant toujours avoir affaire à Keu, lui donne sa lance et en prend une autre à l'un des chevaliers qu'il vient de renverser. Galaad lui demande son nom : il ne voudrait jouter ni avec Tristan, qui est compagnon de la Table Ronde, ni avec Palamède, qui est si brave aux armes. Celui-ci se nomme et insiste pour avoir sa joute : il est désarçonné, et le proverbe qu'il vient d'adresser aux quatre désarçonnés lui est renvoyé par Mordret, qui s'en va avec ses compagnons. Palamède, furieux, court, l'épée à la main, après Galaad, qui lui représente tout ce que sa conduite a de peu convenable, et, pour l'apaiser, lui dit enfin qui il est. L'autre réplique 2 :
1 . 772 a soin de ne pas faire abattre Gauvain ; cf. § 296, note.
2. 104 et 336 donnent cette même apostrophe de Palamède; cf. § 448. Cependant, au milieu, 104 présente une lacune qui se termine au passage où il est dit que Marc, ayant enlevé Iseut, continue à l'aimer malgré le mauvais semblant qu'elle lui fait (voy. § 534). — 772 (f° 311 a) et les autres mss. : Palamède, apprenant que c'est Galaad, jette son écu et son heaume, présente son épée à Galaad et se déclare outré. Galaad n'accepte pas et demande un don. a Tout ce que vous voudrez, répond Palamède, fors seulement crestien devenir. — Dont vous commant ge a Deu, fet Galaad. — Et ge vous suivrai, » fet Pal. A tant se départent ; si s'en vet Pal., mes a tant lesse ore li contes a parler de lui et retorne a monseign. Gai. En ceste partie dist li contes que quant misires Gai., li bons chevaliers, se fu partis de Pal., il chevaucha tant par ses jor' nées qu'il vint en la Forest gaste [la Gaste Forest 336) . Il rencontre Lancelot et Perceval; puis 772, etc., intercalent de longs morceaux de la Queste
« Certes, je tieng a fol et a nices toz celz qi vous douent tel pris com il vous douent. Je n'ai vu de vous rien de très étonnant, et vous ne valez certainement pas Tristan. Je ne vous laisserais pas partir sans bataille si je ne me sentais faible après un combat que j'ai eu dernièrement avec Blioberis, mais gare à vous, si je vous trouve une autre fois! » Et Pal. s'en va d'une part, et Gai. s'en vet de Vautre por veoir dont li criz estoit venuz qHl avoit oï, mes ne trova riens sanz faille a celé foiz; assez qist, mes riens ne trova l.
Épisodes de la 496. Galaad 2 rencontre Lancelot et Perceval devant la maisonnette Queste. d'une rencluse, les désarçonne tous les deux, et s'en va, poursuivi par
eux.
497. Lancelot arrive à la chapelle où, sommeillant et comme paralysé, il se laisse prendre son cheval et ses armes par l'écuyer du chevalier malade. Les trois mots. Un ermite prêche longuement à Lancelot (la parabole des trois serviteurs).
498. Perceval retourne auprès de la rencluse, qui est sa tante; ancienne reine de la Terre foraine 3, elle s'était enfuie, craignant un roi ennemi, Harlan7'; son fils Diabel^ est chez le roi Pelles. Elle apprend à Perceval la mort de sa mère et lui raconte l'histoire du Graal. Perceval part pour se mettre à la disposition de Galaad; sa tante lui recommande d'aller au château de Got 6, et de là, s'il le faut, à Gorbenic.
499. Ayant trouvé Mordrain (autrefois Evalac) alité et blessé dans un moutier, Perceval , attaqué par vingt chevaliers et secondé par Galaad, reste dans une profonde tristesse, près d'une roche, au milieu d'un paysage désert. Tentation par le diable, sous forme d'une jeune fille; le cheval noir; le lac. Perceval tue un serpent et délivre un lionceau. Vision allégorique, expliquée par un personnage arrivant sur une nef. Nouvelle tentation par le diable-demoiselle. Le ciel envoie enfin une nef à Perceval.
du saint Graal (voy. § 496), à la suite de ceux que nous avons déjà vus (cf. § 398 a).
1. Ici 336 passe au texte de 772, etc. : Et por ce en laisse le conte a parler de ceste matier[e] . Et dit le conte que quant mess. Gai., le bon chevalier, se fu partis de Pal., il rencontre Lancelot et Perceval.
757, f° 252 c : Et por ce en lesse li contes a parler et dit q'il ne demora pas granment de tens après ce qe il oï dire qe li rois M. avoit assegiè le roi Artus dedens Camaloth. A partir d'ici 757 donne un texte abrégé, qu'on retrouve dans 760 et 1463; voy. § 534, note.
2. Les épisodes suivants sont intercalés dans 772, 97, 349, 101, 758, 24400, 99, 336 (cf. § 495, notes), d'après la Queste (Furnivall, p. 48 ss), dont le texte est en général rendu mot à mot.
3. Queste : Terre gaste. De même la Tav. Rit., où le récit de la Queste est fort abrégé, et où la recluse est devenue la sœur de Perceval (p. 459).
4. De m. 758, 24400 ; Herlan 99. Herlam (-lain) 97, 349, 101 ; Labran 336, Laban, Queste. 6. Bencin {Biancino), Tav. Rit. Le nom n'est pas dans la Queste.