La rencontre avec Helain n'est pas dans la Queste
5, Nous voyons, par la présence de notre héros dans ce tournoi, que le roman de Tristan reprend ici après les épisodes intercalés; cf. §496. — Brandelis ne ti^ure pas dans la Queste, qui, naturellement, ne donne paa Tristan non plus, et qui, après le tournoi, raconte l'arrivée de Galaad «liez l'ermite; cf. § 510.
6. Aussi dans 772, où, à partir du f° 339 c, une autre main commence; cf. § 296, note, et 529, note.
contre le bon chevelier, dont ils ont reconnu l'écu. Hector se retire : il ne veut pas se battre avec son neveu. Galaad trouve Tristan, et le hurte du cors et de Vescu si durement qu'il lé fet flatir a terre, puis s'en passe outre. Il remporte une victoire complète sur le parti opposé et part ensuite furtivement. Gauvain, gravement blessé, reconnaît la vérité de la prédiction que Lancelot lui fit au moment où Galaad retira l'épée du bloc * ; il est soigné au château, d'où il ne sort qu'au bout de quatre mois.
Tristan et Ga- 504. Tristan court après Galaad, avec qui il voudrait faire ensembfe. ent connaissance. Il l'atteint à l'entrée de la forêt d'Ancore 2, et s'étant nommé, le prie d'accepter sa compagnie. « C'est moi qui devrais vous adresser cette requête, » répond Galaad. Tristan lui demande ensuite s'il a vu , avec son chevalier, la beste glatissant, dont Gauvain et Gaheriet lui avaient parlé un jour qu'aventure les amena ensemble. Galaad répond que oui, en lui racontant ce qu'il avait entendu dire de ce chevalier, qui est si preux : « Quel dommage qu'il ne soit pas chrétien ! » dit-il-, Tristan est de son avis.
Ils écoutent les 505. Surpris par la nuit, ils trouvent une ancienne maison mourdePala" de forestier, inhabitée depuis longtemps; les murs en sont mède. auques dérochiez. Ils se décident à y passer la nuit : ils seront
toujours mieux là que dans la forêt. Pendant qu'ils causent, désarmés, de ces choses dont plus leur estoit, c'est du saint Graal et des granz merveilles du roiaume de Logres, un chevalier arrive; il se désarme, ayant lui aussi l'intention de coucher dans la vieille maison. « Sire, tenez vous coi, dit Tristan à Galaad; si orron l'estre au chevalier; car il ne cuide pas que nous soion ci (var. : soions si près de lui). » Le chevalier, assis sur son écu, coumença a penser durement, et quant il ot pensé, il geta .1. pleint de parfont cuer ; après coumença trop durement a pleurer et a feire si grant duel que cil qui V escoutoient en estoient tuit esbahi. Au bout d'un assez long temps; ce chevalier se met à parler : il exprime ses peines de cœur et déplore qu'il n'occupe pas la place de Tristan auprès de la belle Iseut, qui, dit-il, a assujetti tout son être ; à la fin , il s'endort. Galaad dit : « Oïstes vous onques si fol chevalier