Cette remarque manque dans
7. Ici commence, dans 99, fu 751, une lacune qui (luit au passage ou l'on demande pardon à liulaad ; voy. § 638, note. — Pour le chAteau, cf. tj .">9.
chargé Perceval de mettre son corps sur une nef qu'il retrouvera à la cité de Sarraz, et de l'enterrer là au Palais esperitel. Elle prie les compagnons de se séparer dès le lendemain pour se retrouver plus tard chez le roi mehagnié { . Sa mort est vengée par une formidable tempête. Bohort part en poursuivant un chevalier qui, lui-même, poursuit un autre chevalier blessé. Perceval et Galaad se séparent ensuite dans la forêt à' Aube.
Ici les mss. passent à l'histoire de Tristan (cf. § 511, note) : Mes or lesse li contes a parler de Perc. et retourne a Gai. pour conter comment il li avint au retour qu'il fist u roiaume de Logres et coument il délivra le roy Artu en sa venue et (var. en) la terre de Logres des Sesnes qui venu i estaient par le conseil le roy M. de C, et devise V estoire par qui conseil il i vindrent a cest point. (Cette dernière phrase manque dans 336.) — La Queste, où manque le nom de la forêt (Aube), passe à Lancelot, qui trouve la nef portant le corps de la sœur de Perceval, voy. § 532, note. — Pour 757, 760, 104 et 1463, qui présentent un texte abrégé, voy. § 534, note. Pour 12599, cf. § 297 a. Voici la suite d'après 772, etc. :
Invasion de 516. Le conte dit que le roi Marc avoit bien oï dire que Saxonsadansleîe Tristan était arrivé en Logres avec Iseut et qu'ils étaient Logres. installés à la Joyeuse Garde. Ayant pour Iseut trop d'amour pour pouvoir l'oublier, il en estoit tant a maleise que nus plus. Il eûst mainte foiz mandé au roy Artu qu'il li rendist Yseult, mes il n'osoit, connaissant l'amitié d'Arthur pour Tristan; d'ailleurs, Arthur n'aurait osé le faire pour ne pas se brouiller avec la lignée de Ban. Ainsi, Marc a vécu sans Iseut pendant deux ans ; il hait fort Arthur et lui nuirait volontiers. La nouvelle lui arrive que les compagnons de la Table Ronde sont morts à la quête dii saint Graal. Sur le conseil d'Andret, il propose alors aux Sesnes de marcher avec lui sur Arthur, leur ennemi mortel. Les Sesnes acceptent, arrivent en Grande- Bretagne, a grant force de gens, et cheminèrent vers Synedoc2. Marc et les Gornouaillais arrivent au même port que les Sesnes. Ayant attendu jusqu'à la nuit tombante, les deux armées marchent sur Camaaloth, où on espère trouver Arthur.
1. Dans 772, elle recommande à Gai. d'aller aussi à Camaaloth, car « Artus a grant besoing que vous régniez a lui. » De même les autres, sauf 336, la Queste et la Tav. Rit., qui passe à la guérison de Pelles (voy. § 562), suivie du reste de la quête du Graal, et donne ensuit» l'invasion d# Marc (cf. la note suivante).
2. Manque dans 336. Synedec 97 , 349, 101; Sinedos 758; Tintael 24400. — Dans la Tav. Rit. (voy. la note précédente), outre Marc et le roi des Sesnes, les rois de Gualagnia et de Sobois (Sorelois) prennent part à l'invasion. Iseut est enlevée pendant une promenade au jardin, et après une forte bataille, où Golistant et Lantris perdirent la vie, puis envoyée en Gornouaille. Brangain, se voyant toute seule à la Joyeuse Garde, en meurt de douleur. Puis la Tav. Rit., p. 477, passe en abrégeant au siège de Camaaloth; voy. § 534, note.
Après six jours de route, qu'il ne firent vilennie ne leidure,
les envahisseurs arrivent, un samedi soir, à la Joyeuse Garde.
Marc y entre avec cinq cents chevaliers; les portes sont
ouvertes jour et nuit, les habitants ne s'attendant pas à une
attaque, et Marc s'en ala tout droit la ou il cuidoit que la
reyne Yseult fust, et la prist a force la meesmes ou ele gesoit ED(ngeutent
en une chambre o grant compagnie de dames et de damoi-
selles. Après il fîst meitre le feu en la vile, et peu échappèrent
au massacre. On se remet en route après s'être emparé de tout
ce qui a quelque valeur ; Marc ne demanda riens de tout cel
conquesl qu'il orentfet, car il avoit la reyne Yseult; ainz leur
dist : « Or pensez du chevauchier jusqu'au roi Artu. » 11
espère surprendre le roi, qui réside à Gamaaloth.
517. Arthur est fort triste, car il sait que plusieurs compagnons de la Table Ronde sont morts, et il maudit la quête du Graal et celui qui avait juré le premier de l'entreprendre. Un valet arrive : « J'apporte, dit-il, de fâcheuses nouvelles. — Si tu en apportais de bonnes, fait le roi , ce seroit merveilles, car il a ja grant tens que je rioï nouveles se maies non. » Le messager, qui est parvenu à s'échapper de la Joyeuse Garde, rapporte ce qui s'est passé. Désolé, Arthur déplore l'absence des preudomes de la T. R. Lors saut avant un comte d'Irlande, frère d'un compagnon de la Table Ronde, Ducades de Garlot1 . Il encourage le roi : « Vostre meson n'est pas remese seule, qu'il n'i ait encore des meilleurs du monde malgré l'absence des compagnons de la Table Ronde. » Le roi se réconforte et mande ses hommes; au bout de trois jours il en a réuni plus de deux mille a armes et a chevaus, et d'autres aplenté.
518. Au quatrième jour, à l'heure de prime, deux cheva- Bataille et siège liers annoncent au roi , qui est dans sa chapelle , où il vient de Gamaalothd'entendre la messe, que les ennemis sont tout près : « Ja en
sont ci .X. mil tous montez. » Le roi fait former dix eschieles, engage ses gens à se bien défendre aus coumençailles, se fait armer et arrive au champ de bataille avec deux cents chevaliers. De toutes parts, il voit tomber morts ses hommes; désespéré, il s'élance dans la mêlée et fait merveille, mais le nombre des ennemis est trop grand. Marc réussit à blesser et à renverser Arthur, qui est délivré et ramené à la cité par ses hommes.