Fin de la lacune de 99 ; voy. § 515, note
529. Comme il veut les quitter, Hector des Mares et Meraugis Hector défie de Portlesguez surviennent. Hector salue avec joie Galaad, qui venseiMa Pmort se fait dire le nom de Meraugis, qu'il estime beaucoup. d'Erec. Meraugis, plus empariez qu'Hector, ayant appris par Galaad
qui sont les autres chevaliers, remercie Dieu d'avoir trouvé le déloyal Gauvain , sur qui il veut aussitôt venger la mort d'Erec, et ausi dist Hector. Ce dernier va à Gauvain et le défie pour avoir tué en trahison Erec, le fils de Lac. Gauvain, qui est rudement blessé, fait valoir le compagnonnage de la Table Ronde, qui les empêche de se battre : Hector pourra l'accuser à la cour d'Arthur, s'il veut. L'autre insiste, mais Gauvain déclare qu'étant blessé, il a droit à quarante jours de répit, et qu'il ne seroit terme cTapeler qu'après ce laps de temps; s'il se soustrait alors, son ennemi sera autorisé à l'as* saillir armé ou désarmé au premier lieu où il le trouvera, sans être blâmé, selon la coutume du royaume de Logres. « Mais si vous m'attaquez ici, ajoute Gauvain, je vous accuserai à la cour d'Arthur, où je vous sommerai de comparaître dans la quinzaine, de déloyauté et de parjure. » Hector, se voyant obligé de différer la vengeance, s'en va, en priant Galaad de le suivre : « Il ne faut pas rester avec ce chevalier déloyal ; nus ne pourvoit demourer en tour lui qui amender en peiist. — S'il a menait, dit Galaad, il se regardera miex une autre fois. » Meraugis déclare que, seule, la présence de Galaad l'empêche de venger Erec sur-le-champ.
530. Galaad, Hector et Meraugis s'en vont ensemble. Les Galaad Hector deux derniers étaient partis pour aider Arthur; ils apprennent et Meraugis au par Galaad que le siège est fini , et tous les trois prennent le
chemin de la Terre foraine. Après quinze jours de marche, ils arrivent devant le Chastel félon. Ils rencontrent une demoiselle qui va à pied dans la plaine en portant un épervier sus son point) ' ; elle tâche en vain de détourner nos voyageurs de s'approcher du château, qui avait été construit par Gabanasar, de la lignée du roi Pria m 2 de Troie, après la destruction de celte ville. Le château était habité par des Sarrazins, que n'avaient pu convertir au christianisme ni Joseph, ni Josephe,
1. Noue avons déjà vu, au § 449 c, le début de l'épisode du Ch. félon dans 758, 24400, 99; cf. pour 772, p. 312. Cet épisode a probablement été interpolé ici, vu la substitution d'Hector et de Meraugis, qu'on aura gardés du paragraphe précédent, àBohortet à Perceval.