‹ Analyse critique du Roman de Tristan en prose françaiseChapitre 324 sur 362 · Encore manque dans · texte numérisé non relu

Encore manque dans

8. 12599 renverse les phrases et présente, à partir de l'endroit où il est parlé pour la première fois des deux images , un texte particulier, qui se retrouve en partie dans 24400 plus loin, là où ce ms. donne une seconde description du tombeau (§ 580). Chacune des deux images, dit 12599, portait letre au front taillie de fin or; si disoienl les ons des letres : T., et les autres : Yselt, etsaichiez que l' en ne puet (1. pot ou peùst) pas trover a cet tens deus ymages tant bien faites que cele[s\ ne fustront assez mielz; elles sont si bien exécutées qu'on les croirait vivantes. Le chevalier tenoit sa main senestre, etc., comme 757, jusqu'à vers les gens ; 12599 continue ainsi : Et tenoit en celle main une espee toute nue, et avoit au brant de V espee script un lay qui Dynas li seneschal avoit fait por T., et disoient les lotres en tel manière : « Seignors barons de Cornoaille, Qui tant desisrastes ma mort, Mors sui; mèsainz que luens [grant 24400) tens aille Plorerez (vous 24400) T., qui est morz. Bois March, qui me feroit si fort, En cuida moût (c. muclz 24400) valoir sans faille; Mais ainz qui (1. ançois que) granz tens (cist ans 24400) défaille En plorerapor desconfort (An plorait il par d. 24400). » Et en l'autre ymage, qui tant estoit riche qu'i[l] n'est home qui dire le seilst, avoit un lay escript enmi le pis qui Dynas meismes avoit fait por ma dame Yselt autresint :

Logres pour aller présenter ces armes à la cour d'Arthur *. Débarqué, il prend le chemin de Gamaaloth 2.

« Amis T. , qui je amoie Soz (1. Sor) tout ce (1. tous ceus) qui sont (1. furent) au monde, Se (Et 12599) vostre corsmorut por moi, Por vos morut Yselt la blunde. \Roi] Mardi (Li roi M. 24400) cuidaprouz faire (farprouz 12599) en (a 24400) soi, Mais ainnçois que Tyntaol fonde S'en claimera il chaiti roi. La mort . T. le monde affonde. » Et estaient les deux ymages ausi grant com .1. (1. le) chevalier, et l'autre com la dame aooit esté, por quoi les ymages es toient fanes. Sagremor, etc.

Dans la Tav. Rit., l'image féminine tient une fleur à la main, car Iseut fut la fleur du monde ; il y a aussi des épitaphes indiquant l'âge des deux amants : morts nel CCCLXVIH anni, ils étaient nés, Tristan nel CCGXXXIII anni et Iseut nel CGGXXXVII anni. Une vigne, dont l'une des racines pousse du cœur de Tristan et l'autre de celui d'Iseut, projette son ombre sur les deux images (combinaison de la version de 103, voy. § 547 a, avec celle des autres mss.); cette vigne porte des raisins de trois espèces, représentant les tre nature des amants. — Le deuil à la cour de Marc est décrit à peu près de même que les mss. décrivent le deuil à la cour d'Arthur plus loin, § 570. Puis Sagremor porte les armes en Logres.

Dans les Due Tristani, Marc fait enterrer les amants dans un magnifique tombeau, avec cette inscription : Questo è il premio che l'amore da à suoi servitori. Sur la tombe est représenté un bateau au milieu de la mer, sans avirons, le mât brisé et les voiles baissées, avec une inscription expliquant l'allégorie de cette barque d'amour. — Fin du premier volume des Due Trist.; le tome second contient l'histoire de Tristan fils, Tristano il giovane ; ce sont, à ce qu'il semble, des inventions modernes.

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