Gomme le lui avait demandé Tristan avant de mourir
2. Pour la suite, dans 757, etc., voy. § 568. — 336, 97, 349, 101 (lacune dans 772), 758, 24400, 99, reprennent ici les aventures de la quête du Graal :
Galaad, ayant quitté Tristan (§ 533) , arrive — il n'est plus question de ses deux compagnons, Hector et Meraugis — à une chapelle où il s'installe pour dormir. Une voix l'éveille et lui dit d'aller à la mer, où il pourra trouver une- aventure agréable. Il obéit et trouve le vaisseau où sont le corps de la sœur de Perceval et Lancelot \ qui attend ^ . , , , la venue du bon chevalier, selon la promesse du prud'homme. Galaad queste. se signe et entre; sans le reconnaître, Lancelot pense bien que c'est le
bon chevalier et lui souhaite la bienvenue. Ils se nomment, causent2 et se racontent leurs aventures ; ils en trouvent d'ailleurs beaucoup pendant leur voyage; souvent aussi, ils passent devant des îles qui ne sont habitées que par dès animaux. Enfin ils arrivent au pied d'une montagne 3 où ils sont abordés par un chevalier portant des armes blanches
1. Dans 99, où "commence ici une lacune, nous nous retrouvons avec Lancelot chez le roi Pescheor, voy. plus loin, § 558.
2. A partir d'ici, tout à fait comme dans la Queste (cf. p. 37'2), jusqu'au départ de Gai.
3. ici, dans 97, une voix dit à Galaad de sortir de la nef, qui s'éloigne immédiatement avec Lancelot. Galaad aperçoit un cheval blanc, attaché à un arbre. Il vint celle part et monta sus ; put» chevaucha tant qu'il vint a Vabbaie ou li roys Mordrains gisoil. Il le guérit, retourne à la nef de Lancelot et va encore longtemps avec lui, jusqu'à ce qu'il voie, un jour, sortir de la forêt un chevalier aux armes blanches, menant un cheval blanc en clestre, etc., comme 336 etc.
3t menant un cheval en destre. Il dit à Galaad , de par le haut maître, de monter sur le cheval pour aller au hasard des aventures. Galaad, lyant pris congé de Lancelot, dont le vaisseau est entraîné par le vent, descend à une abbaye où il trouve Mordrain, qui meurt dans ses bras.
Galaad chez
Bedoin de la
Marche.
552. Deux jours plus tard il arrive, un soir, à l'hôtel d'une dame veuve, qui le reçoit bien. Il la voit fort triste et, plein de compassion, il lui offre son secours de chevalier errant. Elle lui dit, les nappes levées, que son frère l'a déshéritée par sa force et sans raison, et qu'il a tué deux de ses fils, bons chevaliers ; elle craint que, pour avoir sa terre tout entière, il ne la tue elle-même avec les deux jeunes fils qui lui restent. Elle n'a pas osé aller demander du secours à Arthur. Son frère, qui a beaucoup d'hommes, s'appelle Bedoin de la Marche; il réside au château de 1 i Marche, situé sur la rivière du Toivre*. Le lendemain, Galaad s'y rend, sans avoir pu entendre la messe, faute de chapelain. Une demoiselle lui dit qu'au château le comte est en train de jouer aux échecs contre la damoiselle bloye2. Galaad entre. On lui tient l'étrier, car on fait bon accueil aux chevaliers errants pour l'amour de Dodinel le sauvage, qui est le parent du seigneur. Galaad se fait indiquer le comte, s'avance et le somme de rendre ce qu'il a enlevé à sa sœur, sous peine d'une guerre à outrance. Le comte le tint a fol et a musart; il lui ordonne de sortir, en affirmant qu'il ne céderait point, quand même tous les chevaliers errants l'en prieraient. Galaad le défie; le comte, qui le voit tout seul, le laisse partir. Il s'arrête à une loge galesche qu'il trouve dans un boschel, et se promet de ne pas quitter ces lieux avant d'avoir rendu à la dame sa terre. En ce moment, deux chevaliers viennent vers le château y chercher l'hospitalité : ce sont Bohort et Perceval, qui s'étaient rencontrés par hasard. Galaad leur raconte ce qui s'est passé, et ils décident de l'aider à assiéger le château , qui est défendu par plus de trois cents chevaliers. Gomme les deux compagnons descendent et commencent à faire une autre loge, a tant es vous venir vers eulx un escuier, monté seur .F. grant cheval. Il reconnaît Galaad à son écu, s'agenouille et demande un don. Galaad voit que
c'est le lils de Frolle, prince d'Allemagne, celui même qui l'avait Samaliel , le fils injurié récemment3. Il lui accorde le don en ajoutant qu'il ne devrait de Frolle. pas le faire, ayant été ainsi traité. L'écuyer implore son pardon. « Oh! je te pardonne, dit Galaad, quar se tu me feïs villenie, elle ne fu pas moye, mes leue. » L'autre demande à être armé chevalier par Galaad. Celui-ci consent : « Mais, dit-il, il faudra attendre jusqu'à ce que je puisse trouver un cheval et des armes. » Samaliel reste donc avecGalaad et ses compagnons.
553. Trois chevaliers sortent du château pour soi esbatre; ils sont armés, car à cette époque tenoit on a villenie quant ./. chevalier chevau-
I loi suivent 97, mais en présentant une lacune depuis l'arrivée de Lanc. et de frai, à la montagne jusqu'à l'arrivée de ce dernier à l'abbaye de Mordrain. — 7T)8 et 24100 disent brièvement qu'on trouve Le chevalier blanc, que Galaad part avec lui et qu'il arrive chez Mordrain ; de là il retourne à Lancelot, qui l'attend dans le vaisseau; puis ils trouvent pour la deuxième Cola
le chevalier blanc, qui les sépare maintenant pour toujours; puis lialaad cbez la soeur de Bedoin. — La Oiii'slr ayant raconté le départ de liai., continue à s'occuper de Lancelot, qui arrive a
Qorbenic, voy. plus loin, 5' 668. L'épisode de Mordrain s'y trouve à un autre endroit., cf. ib,