Primier 1463 ; le propre livre de latin
3. (Livre deLanc), et M. R. de Boron, et je meïsmes, que sui apelês Helyes de Boron, toi que nos n'avon menés affin, je acomplirai, se Dex mes done tant de vie que je peûsse celui livre mener a fin. Et je endroit moi merci moût, etc., (cf. ci-dessous), 1463; et maistre Rob. de Boron [et 336] toi ce qe nous n'avons mené a fin. Je acomplirai, etc. (comme 1463), 757, 336 (je fineray la, se Dieux, etc., 336).
durrai; li quex est appelés li livres dou Bref. — Fin du ms. 10 4. — 1463, 757 et 336 abrègent la fin de cet épilogue : Et je endroit moi (cf. ci-dessus) merci moût le roi Henrinc (Henrri, 757; Henry d'Englelerre, mon seigneur 336) de ce que [qu'il 757, 336) loe le mon (1. mien) livre et de ce que (qHl 757, 336) li done si grant pris (donne pris 336). — Fin desmss. 1463, 760 et 757, — 336 ajoute encore ceci : En la fin de cestui mien livre merci je nostre seigneur, le créateur du ciel et de la terre, de ce qu'il m'a donné pouoir et force de finer le livre du Bret.
571.Lesmss. 772, 336, 97, 349, 101, 758, 24400, après avoir Bohort retourne parlé des robes noires (voy. p. 402), s'occupent de Bohort (cf. § 567), en Logres. jui quitte Sarraz et retourne en Logres. Dans la Queste (et la Tav. Bit., p. 476), il arrive immédiatement à la cour d'Arthur, mais dans les manuscrits 1 il descend à la maison d'un forestier 2 où était descendu également un chevalier, qui raconte qu'il a vu le roi Arthur à Gamaaloth il y a à peu près six (sept, 772) jours, qu'il a laissé deux cents chevaliers (grant quantité 336) de la lignée de Ban à la cour, où on croit Bohort, Perceval et Galaad morts pendant la quête, que le différend de Gauvain (Mordret, 772, cf. § 558) et d'Hector est terminé officiellement, Lancelot et le roi les ayant réconciliés, et que les parents d'Arthur comptent lui dénoncer les amours de Lancelot avec la reine Guenièvre.
Le lendemain, Bohort arrive à la cour; on le reçoit avec joie, et il
1. Dans 758, il y a une lacune jusqu'à l'arrivée de Bohort à la cour.
2. A partir d'ici le ms. 24400 cesse de concorder avec les autres mss., dans lesquels notre roman fin i t par la réprimande qu'Arthur fait à Gauvain (voy. ci-dessous), tandis que 24400, tout en s'occupant beaucoup de Bohort et de la cour, raconte longuement la guerre de Marc contre Dinas et Dinadan et la mort de ce dernier; à la Un est intercalée, comme dans 758 (voy. plus loin), la Mort Irtu. Voici l'analyse de la dernière partie de 24400 :
vavasseur.
571 a. Bohort, de retour en Logres, se loge (f° 187 d) chez un vavas- Bohort renseiseur. Au soir, après le souper, son hôte lui demande qui il est : « Un gné par un chevalier errant, répond-il , qui a longtemps été en quête du saint Graal, etonque ne me mis an nul fait don je fusse si liet com je suide ce que je me sui mis an cest keste; beneoit soit li houve que je y antrait. — Ah ! mais, dit le vavasseur, il y en a d'autres qui s'en plaignent de cette quête, » et il maudit Gauvain, qui la fit entreprendre, car tant de preux chevalins sont morts, et la maison d'Arthur est devenue pauvre et triste à cause de la quête. Bohort, effrayé, demande des nouvelles de la cour à son hôte, qui dit y avoir été il y a à peu près un mois, et qui raconte sue Lancelot, Blioberis et Hector sont rentrés sains et saufs. Mais Bohort manque, et on craint qu'il ne lui soit arrivé un malheur; des autres parents la quête a enlevé jusqu'à huit. Le roi Bademagu de (loire, Erec et Palamède ont été tués par Gauvain. Gependant tout cela n'est encore rien : le meilleur chevalier du monde, a cui Galaad ne se prist, n'existe plus. Bohort ne comprend pas à qui pense son hôte, qui lui demande : « Quels sont donc les trois meilleurs chevaliers de
Rannort de raconte ce 1ui M est arrivé. Le roi fait coucher par écrit les aventures Rohort a la cour. de la fIu^te du saint Graal. (Ici finit la Queste). Et quand le roi ot ce fet, si dist : « Seigneur, gardez entre vous quanz de noz compaignons nous avons perdus en ceste queste. » On trouve qu'il en manque cinquantetrois K par conte [fait 336), et de touz cens n'i avoit . I. seul 2 qui ne fust mort par armes. Le roi avait entendu consoner 3 que Gauvain en avoit ocis pluseurs*. Il le fait venir : « Je vous prie, lui dit-il, par le serment que vous me fîtes quand je vous armai chevalier, de répondre aux questions que je vais vous poser. — Sire, fet misires Gauvain (le reste manque dans 772, qui finit ainsi; — 336 et les autres continuent:) a vous m'avés tant conjuré que je ne lairoie en nulle manière du monde que 5 je ne le vous dëisse , et fust ore ma grant honte 6. » Le roi lui demande combien il pense avoir tué de chevaliers pendant la quête. Gauvain baisse la tête vers terre et pense moût durement "' . Le roi insiste : « Je veux le savoir; on dit que vous en avez tant mis à mort Gauvain con- que c'est merveille 8. » Gauvain avoue alors en avoir tué trente-trois 9; fesse ses assas- c'est arrivé par mescheance et par son pechié*0, dit-il, et non pas parce qu'il était meilleur chevalier que les autres. Le roi reprend : « Avezvous tué le roi Bademagu de Gorre? — Oui, et jamais je ne me suis tant repenti d'une chose que de cette mort. » Arthur lui déclare qu'il a bien raison de s'en désoler, « car, dit-il , plus est mon hostel empiriés de sa