Fin de 359, auquel fait suite
'■'>. Après Meliadus , Tristan fut le seul qui pût soulever le perron, auquel Arthur avait fait ajouter le poids en plomb du géant.
4. ÂUthontU 856, Anlhonne, Janot , Anchonc 350. Après que Claudas lui a parlé de la prophétie de Merlin au sujet de la future gloire de Tristan (cf. ci-dessus), Meliadus voit, dans un rêve, son fils tuer par Marc.
5. Le roi de Norhomberlande, arrivé au camp, s'installe sous un beau pavillon dont lui avait jadis fait cadeau Esclabor, le père de Palamède, qui n'avoit ejicore mie treize (trois, 338, 356, :\il~t) ans. (La remarque sur Palamède manque dans 350, 360)
6. Arthur prononce une allocution dans laquelle il rappelle le fait des Troyens : Meliadus, comme jadis Hector dans Troie, est menacé par son Achilie , le bon chevalier saus peur, qui est de for t.
7. Dans 338 , 356, 3477, 360, vers la fin du récit de l'unique bataille que donnent ces mss., le texte prosaïque est continué par un morceau en vers octosyllabiques à rimes plates de dixhuit lignes. Ce morceau, présenté avec distinction des lignes par 338, 360, et dans une laisse spéciale, mais sans distinction des lignes, par 356, 3477, se trouve au milieu de la description de l'écrasante attaque des gens de la Table Ronde et commence ainsi, après les mots (les instruments de guerre font un bruit tel que) on n'i olst mie Dieu tonnant (que c'estoit grant merveilles de les oyr 360) :
(FA 3477) li rois Melyadus oy (1. ol) la noise.
Dont au ruer pou (point 338, aucun poi 360) ne grant n'en poise.
Car il a te citer délivrant
D'avoir hounour (D'onneur avoir 360), ce va querant,
Et le cors fort {Et lors fort 356) et rolentieu
De bien faire, s'il en voit lieu ;
Car (en 856, 3477) contre lui voit l'aatie (l'aaatieMO),
Et il sel queil a (bonne 356) amie
llelr et. boue (lionne et belle 3477) et de grant lignage (Et belle et de gr. t, 356),
Et quant tarit est et belle (est belle 356) et sage,
s'il ne fait tant qu'il soit plus preus
Que HUS des autres cl plus preus (plus seurs, 360; ce vers manque dans 3477),
// Bit (yerl 3:t8) dont honnis et perdus,
Se ri li (rit lui 860) fui/lent ses vertus.
Oui le eeist tors a/fichier
Et sa grant lance paumoier,
llien diroit : « Cil qui latemlra
onques jour tel fais n'encharga (ne charga 360). »
Puis reprend la prose : Meliadus se lance dans la mêlée et fait merveilles. — Je n'ai pas trouvé ailleurs dans h: Palamède d'entrefilets poétiques de ce genre. Le prosateur ou quelque scribe-arrangeur se seraient-ils amusés ii faire des vers '! Ou bien aurait-on inséré dans notre roman un débris d'un poème sur Meliadus ? On bien encore, aurions-nous all'.iin: ;i une
mise en prose incomplète d'une version qui aurait été rimée dès le principe (cf. le Guiron en vers cité à la p. 435| ?
inattendu ; pour raconter cela, le romancier quittera un moment le roi de Léonois et s'occupera d'un héros dont li contes doit bien parler, comme cis qui fut de son temps le plus beau, le mieux élevé et le plus preux depuis Galehout le brun.
Version de 355, 35:>i Janot — 340 s'y joindra bientôt — et 350 (pour le ms. de Londres, v. Ward, Catagtn logue, 368) présentent ici une version différente de celle de 338, etc., donnée en texte ; c'est
la première divergence considérable entre les deux familles du Palamède. 355 , etc., ayant mentionné que les dames de Léonois montent aux creniaus (murs 360, fenestres 338, etc.), ajoutent que la reine d'Ecosse regarde de la maistre forteresce et décrivent les deux batailles suivantes avec plus de détails (avant la seconde Meliadus rêve qu'en passant une yaue, il périt avec sa suite dans les flots, et que Tristan seul échappe à la mort). D'après ces mss., Meliadus , dont Arthur fait enterrer le neveu Melian dans le même tombeau que Tarsan (Tarain 350), frère de Bademagu et neveu d'Urien, avec une épitaphe rimée, est à la fin capturé par Gauvain et autres (ici reprend 340; cf. p. 433). Arthur rend la reine d'Ecosse à son époux, recommande à Gouvernai de bien garder le petit Tristan et ordonne aux Léonois de rendre hommage au jeune prince, que Meliadus obtient la permission de voir dans sa prison. Le roi captif est envoyé en Logres et enfermé dans la tour de Camaaloth ; il se console en chantant et eompQfl i un second lai, appelé Duel sour duel. Arthur,de retour en Logres, reste malade au château <V(/l)aqueon. Pelinor se saisit du royaume de Galles, et Urien fait une invasion (changement d'écriture dans 350) en Irlande. Le roi de ce pays se réfugie auprès des Semés, qui pillent le Norgalles sous les ordres d'Ariohan (ce prince avait quatre fils, dont le mainsné, Frolle, après avoir conquis une grande partie d'Allemagne et de la France, fut tué par Arthur dans une île devant Paris ; cf. § 18). Arthur, guéri, demande du secours au bon chevalier sans peur ; celuici exige, en revanche, l'affranchissement de Meliadus, qui est enfin délivré , sur le conseil de Gauvain et d'Urien, et prête le serment de ne jamais porter les armes contre Arthur. Correspondance en vers entre le bon chevalier sans peur et Meliadus, qui engage son rival à combattre ies Sesnes. La guerre se termine par un combat singulier proposé par Ariohan, malgré son cousin Danor (Danoys 350) : le bon chevalier s. p. sollicite l'honneur de défendre la cause de la Table Ronde, mais Urien et les autres princes préfèrent Meliadus (sur ce choix, cf. 3325 ; p. 442), qui est vainqueur et épargne son adversaire. A l'endroit du combat, qui eut lieu le jour de Saint- Jean, Arthur fait construire une chapelle sur les portes de laquelle sont gravées les images des deux champions, avec des inscriptions rimées. Ariohan, honteux de sa défaite, s'en alla en Danemark, où il devint le gendre du roi et monta au trône à la mort de son beau-père ; un de ses descendants fut Ogier le Danois, qui tant demoura avec Charlemagne. Jugement sur Meliadus (voy. P. Paris, Mss. fr. III, 60) de ce prince, qui fait suspendre dans la chapelle son éeu et son heaume. Mes a tant lesse ore le conte a parler de ceste chose et retournera^) au roy Art us. Ici, au f° 213, finit la première partie de 355 (cf. P. Paris, ib.) ; le f° 214 débute par les mots En ceste partie dist li comptes quele roy Artus el li chevalier de la Table lleonde si pristrciit un tournoiement au chastel de Uenedon, etc., absolument comme dans 338 (cf. p. 448), avec lequel 355 concorde pour ce qui suit. 340, au lieu de parler du roi Artus passe sans transition au message envoyé par IS'abon le noir à la cour, épisode figurant bien plus loin dans 355 (§ 640). 350, qui retorne également au roi Artus, et Janot, qui retournera a parler d'Ariohan, ayant répété que le prince saxon, guéri de ses blessures et ne voulant pas rentrer dans son pays aprèsavoirété vaincu, quitte la cour pour aller en Danemark (Janot : il remercie Arthur, en prenant congé, de la bonté qu'on lui a témoignée et refuse poliment de prolonger son séjour), s'écartent, pour ce qui suit, l'un de l'autre. 350 revient à Arthur, qui ordonne à Urien de rendre l'Irlande, mais laisse Pelinor en possession du Galles, dont le roi était allé chez Claudas et avait épousé la nièce de ce souverain, l'ennemi mortel d'Arthur depuis le deserytement de Ban et de Bohort. Arthur se dispose à faire la guerre à Claudas ; au milieu d'une conversation entre Meliadus, qui se déclare incapable de servir contre son ancien allie, et le bon chevalier s. p., qui cherche à l'y décider (fin du ms. de Londres), 350 ff° 140 c) présente une lacune d'un feuillet et demi, puis reprend par les aventures d'Ariohan, qui arrive à l'endroit où il devait tuer la demoiselle (v. p. 448) ; à partir d'ici 350 poursuit comme 338 et 355. Janot continue à s'occuper d'Ariohan. Celui-ci arrive en Carmelide, est emprisonné par la trahison d'une demoiselle dont il a tué les deux cousins et sauvé de mort par le roi du pays, Léodagan, qui doit soutenir un combat contre deux chevaliers, comme il l'apprend à Ariohan, sans vouloir dire où; si vous compteray l'ochoison. Les deux cousins de la dame de Norhout (cf. le récit analogue de 338 ; p. 447), afin de pouvoir s'emparer de sa terre, assassinèrent son amoureux, un chevalier du l'as, laissèrent le cadavre près de la porte de la chambre où leur cousine se trouvait avec son amaut et accusèrent ce dernier d'avoir tué son rival, qui l'aurait surpris avec la dame. L'affaire vint devant le seigneur de VEstrctte Marche, lieutenant du roi de Norgalles, qui séjournait alors en Grande-Bretagne avec Arthur. L'accusé envoya un de ses écuyers porter une lettre à son cousin Léodagan pour se faire piéger par lui ; les frères rirent emprisonner ce messager et empoisonner son maître. Léodagan, mis au fait par un chevalier de VEstroite Marche, envoya un écuyer annoncer qu'il se chargeait de prouver par un combat à outrance l'innocence de la dune, qui était détenue au château A'Hesan, et qui s'était engagée à trouver un champion ; pour empêcher le roi de venir à temps, les deux cousins lui avaient dressé une embûche. Ariohan, ayant ordonné à un écuyer de tuer la demoiselle qui l'avait trahi, et qui s'était réfugiée chez une tante, raconte a Léodagan comment il avait été mis en prison; le lendemain, le roi va à Hesan pour faire sa bataille, et Ariohan se rend vers l'endroit où la demoiselle s'était enfuie. Ayant raconté comment Léodagan fut emprisonné par la ruse d'une demoiselle, Janot donne la laine commençant par les mots : Or dit le compte que puis que Ariohan se fu party de Léodagan
et
632, Ce héros, — c'est Guiron (var. Giron, Gyron, Guron) le courtois, Guiron le cour le chevalier à l'écu d'or, — après avoir été, à l'âge de quinze ans, le t0is-
compagnon de Galehout le brun, qui esperoit granl bien en lui , tomba, par mauvais barat (par fraude et barat 360), entre les mains du géant Luce , qui le retint jusqu'après la mort d'Uterpendragon ; il recouvra enfin sa liberté, ayant combattu pour la femme du monstre (cf. § 634), ei se mit en aventures sans connaître ni Arthur ni les chevaliers de ce roi. Il triomphe de sept géants, parents de Luce, de chez qui il ramène une demoiselle captive à ses parents; là arrivent Léodagan de Carmelide et Ariohan (var. Haroan, Haraon) de Saissonie, qui sont de la famille de la demoiselle. Les trois chevaliers, sans se connaître, vont le lendemain en Léonois assister à la guerre. Meliadus est délivré, surtout par la bravoure de Guiron, qui désarçonne le chevalier sans peur, Arthur, le Morhout , Blioberis , Gauvain et bien d'autres. On fait la paix : la reine d'Ecosse est rendue à son époux. Guiron et ses compagnons, étant partis furtivement, rencontrent une messagère envoyée par la nièce du roi de Norgalles, une dame de Norhout, désirant le secours de Léodagan contre deux cousins qui l'avaient faussement accusée d'avoir empoisonné leur neveu dont ils convoitent la terre : ils espèrent ainsi s'emparer aussi de celle de leur cousine. Léodagan, mis en garde ^e0,lagan par la messagère contre les trahisons auxquelles il s'expose , quitte ses compagnons afin d'aller combattre pour la dame à Hetin (Hecin) , à l'extrémité du Norgalles : « Là, dit-il à Ariohan, vous pourrez me retrouver. » Mais, emprisonné par trahison, près de l'endroit du combat, il manqua le jour, et ce fut Ariohan qui le remplaça, ainsi comme vous orrés ci avant (l'emprisonnement n'est pourtant pas décrit; cf. p. 448). Ariohan, s'étant séparé de Guiron, trouve mort son cousin, qui vient d'être attiré dans un guet-apens par une des sept demoiselles traîtresses, qu'Escanor de la Montagne a envoyées en tous sens pour venger son oncle, tué par un chevalier errant; d'un ermitage voisin, l'oncle d'Ariohan, Sagremor du Tertre, anachorète et ancien chevalier, vient prendre, pour l'enterrer, le corps du mort , qui eut nom Sagremor du Tertre deveé. Ariohan, ayant desconfis d'abord deux et, quatre jours plus tard, cinq chevaliers d'Escanor, et emmenant prisonnière la demoiselle traîtresse, dont il confie la garde à ses écuyers, va se faire soigner dans une maison de religion, et se remet le lendemain el chemin ou il baoit aler. Le conte passe à Blioberis, parti de chez Awntures de Arthur pour courir les aventures du Logres. Il triomphe de Paridès ««obetisavec V amoureux , déguisé en demoiselle année, et amant de la dame Dcspi- Gauvain. taise d'amour; quelque temps après, ayant rencontré Meliadus, qui, guéri de ses blessures, était parti pour chercher son libérateur, il se
(il arrive à l'endroit où est la demoiselle), etc., v. p. 418, et suit le texte de 338, 355 jusqu'au départ d'Arioh in avec Léodagan pour la Carmelide ; ici Janot continue ainsi : a la ootrr d'Arthur on eil longtemps suis rien l'aire, après le départ d'Ariolian, jusqu'à ce que se répand partout
le lirait de la iirav 'e d'un chevalier à l'écu d'or, Oulron le courtois, venu nouvellement en
Logres ; les chevaliers partent pour le trouver, ainsi Meliadus avec Gauvain. Arthur fait proclamer le tournoi d'Henedon, dans lequel fut vainqueur Guiron, qui en partit furtivement et t'acompaiçna de Danain le roux, bon chevalier, qui fut le premier à savoir le nom de son compagnon. » In proclame un nouveau tournoi. Guiron va à Malehault. Suivent les aventures de Meliadus avec Gauvain racontées comme dans 850 (vuy. ci-dessous) j Janot aussi fait allusion a leur emprisonnement «'liez Bscanor, épisode qui n'est pu donné dans l'imprimé; il ne parvient, donc a masquer qu'a demi la suppression en faisant figurer Meliadus et Gauvain parmi les chercheurs de Guiron. Pour la suite Janot concorde avec 338 et les autres nota, Sur le, rapport des deux versions, voy. ci-dessous.
met, comme lui, en quête de cet inconnu. Ils trouvent ensuite Gauvain, qui, lui aussi, cherche le chevalier à l'écu d'or. Ayant secouru une des demoiselles d'Escanor, qu'allait tuer Lambegues de la Forest cslrange, les trois compagnons se laissent mener par elle au château du géant, où, après une vive résistance, Gauvain et Blioberis sont faits prisonniers, de même que Meliadus , qu'on fait tomber, en feignant de fuir devant lui , dans une fosse couverte. — Guiron délivre la demoiselle de Larquiman (var. Laquinant) , que vient de tuer le géant Trudet le noir, et met à mort le monstre lui-même après avoir vaincu trois de ses hommes. Au bruit de C3s exploits, Arthur se propose d'arranger un tournoi pour faire la connaissance de ce fameux héros, qui attaque ensuite les gens du château d'Escanor, est vainqueur, coupe le bras au géant, qui s'enfuit, et délivre Meliadus avec les autres prisonniers; le lendemain, il part, accompagné d'une demoiselle qu'il a fait sortir de la prison de Trudet, Amelide, amante d'Erna?it de la lande et cousine de Danain le roux, l'époux de la dame de Ma- Guiron et Da- loaut (var. Maloant, Malehault). Ils arrivent au château de Danain, qui se nain. fait le compagnon d'armes de Guiron. En ces te partie dist li contes que li
rois Ar tus et li chevalier de la Table Roonde pristrent un tournoiement au chastel de Henedon , pource que li 'chevalier aventureus aloient plus celé part, pour trouver le chevalier a l'escu d'or (Guiron). Et (la 356) fu li tournoiemens (fait 360). Danayns estoit malades et navrés, si n'i pot aler ; il est le seul à qui le brillant inconnu ait révélé son nom. Guiron est vainqueur dans le tournoi. Arthur et ses gens étant désolés de ce qu'il s'en est allé si quoiement 4, un nouveau tournoi — au château des Deux Sœurs — est proclamé, pour l'attirer, entre les rois de Norhomberlande et de Norgalles. Guiron va à Maloaut, où on lui fait bon accueil. Le récit passe à Ariohan : on va nous conter comment il fit mourir la demoiselle pour venger son cousin 2. Or dist li contes que puis que Aryhoan se fu partis du roy Leodagant en tel manière comme nous avons ça en arrière devisé, il arrive à l'endroit où il devait mettre à mort la demoiselle 3 ; il la fait tuer par un de ses écuyers, tout ainsi commeil li
1. On voit que le tournoi d Henedon est abrégé dans 338, etc. ; il en est de même de 355 et Janot (v. ci-dessus ; l'imprimé place la mention du tournoi après le retour de Léodagan avec Ariohan en Carmelide). Plus loin, là où Meliadus converse avec Gauvain, etc. (ci-dessous), on nous dit que dans ce tournoi (var. Hovedum, Henedum), le roi de Norgalles a été inférieur au roi de Norhomberlande.