Pelinier 750, Polyner
2. Ainsi 335 et 750; rien dans 103. — Le Logres des autres est une faute, tous les mss. donnant Londres ailleurs (ainsi § 117, où le chevalier renseigne la demoiselle d'Iseut, et § 118, où Tristan cause avec cette demoiselle).
par Morgain, pour attirer Lancelot dans une nouvelle embus- Nouvelle embus cade. Trente-quatre chevaliers sont postés dans une tour ; ^e de Morcroyant Tristan en Gornouaille, Morgain suppose toujours que le vainqueur des trente est Lancelot.
116. Tristan et la demoiselle rencontrent Gauvain ; il n'invite pas Tristan à jouter, parce qu'il est encore fatigué d'une bataille livrée à un chevalier de Norgales. Gauvain arrive de chez Morgain, qui lui a raconté la défaîte des trente chevaliers ; il lui a dit que jamais Lancelot n'a porté un écu pareil à celui du vainqueur. Morgain lui a également parlé de l'embuscade qu'elle prépare à son ennemi inconnu. — Tristan ne veut pas dire son nom à Gauvain ; mais, en dépit des objections de la demoiselle, il lui permet de marcher de compagnie avec eux. Gauvain force la demoiselle, en la menaçant de la mort, d'avouer son secret ; néanmoins, Tristan veut aller à la tour. Mais la demoiselle, qui a appris des écuyers que le nouveau venu est Gauvain, les précède et avertit les trente-quatre Les trente-quachevaliers. Ceux-ci, se rappelant la dernière bataille, perdent ont peur.a 'erS courage et laissent passer Tristan et Gauvain, qui se logent ensemble. Gauvain admire la beauté de son compagnon ; il
trouve seulement que ses cheveux sont coupés de trop près : on se rappelle que les. bergers avaient tondu Tristan. Gauvain est tout petit à côté de Tristan ; auprès de lui, il sambloit aussi comme néant. — Cependant, Keu et Sagremor arrivent au même hôtel.
117. Deux mois après le départ de Tristan, Iseut envoie une La demoiselle demoiselle 1 en Logres , pour demander secrètement des nouvelles d'Iseut.
de son amant, le saluer de sa part et lui dire qu'Iseut a peur qu'il ne l'ait oubliée, depuis qu'il est en Logres. Cette demoiselle est accompagnée de son frère, q'elle avoit norri dès s' enfance. Elle rencontre un chevalier qui lui fournit quelques renseignements : il a entendu parler du chevalier qui porte l'écu vermeil aux deux couronnes d'or ; il suppose qu'il viendra au prochain tournoi et recommande à la demoiselle d'y aller (f° 21 G). Une dame veuve, chez qui elle est hébergée plus tard, lui dit que le chevalier à l'écu vermeil a tué son fils ; elle raconte la défaite des trente, qu'elle a apprise d'un chevalier venu il y a quatre jours. — La demoiselle continue son