‹ Analyse critique du Roman de Tristan en prose françaiseChapitre 77 sur 362 · Voy · texte numérisé non relu

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2. Tristan devine-t-il qui l'a frappé, ou bien a-t-il réussi à la fin à voir l'écu de Lancelot ? Aucun des manuscrits (99 a une lacune ici) ne nous renseigne sur ce point.

141. Tristan remercie Dinadan et lui assure qu'il n'est pas mcore assez fatigué pour craindre Palaraède; puis il fait senir les éperons à son cheval pour l'éprouver. Malgré les

fatigues des trois i journées, la noble bête fait preuve d'une vitesse et d'une force satisfaisantes; car il n'y pas au monde de cheval comparable à Passebreuil. — Palamède arrivé* Tristan convient avec lui que, s'il réussit à l'abattre, son adversaire le laissera, aller. Palamède et Gaheriet sont successivement renversés. Gaheriet, en voyant la défaite de son compagnon, voulait renoncer à la joute ; car il li souvint adonc del bon T. de Cornouaille; si fu [tout meintenant 334) si esbahiz qu'il ne joustast a lui en nulle manière del monde.

142. Tristan et Dinadan regagnent leur pavillon, qui est Tristan et Dinagardé par deux écuyers. Gouvernai, qui est coutumier du fait, dan s°nt lo#és panse la blessure de Tristan. Celui-ci a perdu trop de sang

pour pouvoir retourner au tournoi ; il ne veut pas non plus rester à son pavillon, où il risque d'être reconnu par les gens d'Arthur, que Persides, dans son opinion, ne manquera pas d'amener. Dinadan lui propose de se loger dans une maison de religion ; mais Tristan craint d'y retrouver des chevaliers du tournoi.

Ils partent et rencontrent un vieux chevalier, dont les trois iils sont au tournoi : il voudrait bien savoir de leurs nouvelles. Tristan et Dinadan acceptent son invitation à loger dans son château.

143. Au tournoi, Lancelot a beau jeu après le départ de Le tournoi se ter- Tristan. Les quatre 2 rois alliés sont battus. (Lancelot sauve le ^"mrtfSrroi des Cent Chevaliers, qui sans lui aurait succombé). On thur. cherche en vain Tristan : Arthur aurait mieux aimé perdre

du territoire que d'avoir laissé échapper le chevalier noir.

114. Le tournoi s'étant terminé par la défaite du roi de Persides va Norgales, Persides, qui n'a pas remarqué le départ de Tristan, TriS?!" s'en va tout brisé de fatigue. Ne retrouvant pas son compagnon au pavillon et ne sachant toujours pas son nom, il part h sa recherche, après avoir dit aux écuyers de retenir par des causeries 3 la demoiselle de Cornouailles, si elle venait à ren-

1. C'est-à-dire doux journées avec les vespres en plus ; cf. § 167.

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