‹ Analyse critique du Roman de Tristan en prose françaiseChapitre 78 sur 362 · Par paroles · texte numérisé non relu

Par paroles

trer avant lui. Chemin faisant, des bergers, qui gardent leurs bestiaux devant une fontaine, lui disent qu'ils ont vu passer. il y a déjà longtemps, le chevalier à l'écu noir.

145. Palamède se désole de son dernier insuccès; Gahcriet parvient à le consoler un peu. Ils se quittent : Gaheriet veut retourner au château des Pucelles, Palamède tâchera d'atteindre Tristan.

Palamède abat Dans la forêt, Palamède rencontre le roi Bademagu de

Gifflet et Ba- Gorre et Gifflet, le fils de Do 1. Ce dernier le prend 2 pour un demagu. . . , ,. .,„ ,» »

ue ces mauvais chevaliers qui s enfuient lâchement des tournois, puis qe ce vient au ferir ; cette supposition lui paraît confirmée par le refus de Palamède de jouter avec lui. Bademagu cependant a des doutes ; il fait remarquer l'état de l'écu où paraissent les traces de nombreux coups. « Bah ! dit Gifflet, il aura pris celui d'un autre ; » il demande à Palamède si ce n'est pas vrai. Palamède prétend n'avoir pas entendu , se fait répéter la question et blâme Gifflet, qui n'est pas fatigué, d'attaquer un chevalier rompu de lassitude. Néanmoins Gifflet insiste pour le combat et est abattu. Palamède prend le cheval du vaincu, lui ôte le frein et le chasse dans la foret, puis revient à Bademagu, qui est tout prêt à jouter, l'abat également et chasse son cheval (f° 238.)

146. Laissant les deux chevaliers à pied, Palamède conti- Palamède perd nue son chemin. Au soir, son cheval altéré saute dans une dans une rhrière. rivière aux berges hautes et escarpées. Palamède, absorbé jusque-là dans ses rêveries, se sauve à la nage. Le cheval regagne la rive opposée et disparaît. Palamède, n'ayant perdu aucune de ses armes, ôte son armure pour laisser sécher ses vêtements

La demoiselle de et se livre de nouveau à ses tristes pensées. Une demoiselle sur- Guenièvre. . , « ' .s i*. , . m • . * r\

vient, envoyée par Guenievre au château ou est Tristan s. On

a entendu dire que Mordret y est soigné depuis douze jours, après s'être battu au sujet d'une demoiselle 4 avec Persides, qui ne l'a épargné que pour l'amour d'Arthur. La messagère va aux renseignements. Si Mordret est au château , il y sera rejoint par Gauvain et ses autres frères. La félonie de

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