Pens. aus granz joies que
2. Ici finit lems. 756, en annonçant des aventures de Tristan et de Dinadan (f° 265 d) : Or laisse H contez... et retorne a m. T. et a Dynad. de lors aventures qe puis lor avindrent. (Le reste de la colonne est blanc, de même les trois derniers feuillets). 757, dont je suis dorénavant le texte, débute ainsi : Or dit li contes qe quant m. T. et Dynad. se furent partiz de Xostel dont (sic) il estaient herbergië ovecquez Pal., si chevauchierent, etc. Mais tous les autres mss. qui contiennent la première partie de notre roman (334, 750, 335, 776, 97, 102, 349, 100; 99, 94; 103 avec les imprimés et Tressan; — lacune dans 104 et 12599; 758 abrège) présentent ici une rédaction différente pour laquelle je suis le texte de 334, en donnant les variantes importantes : Les trois compagnons partent de chez Daras liez et joianz de ce qu'ils sont hors de prison..; il estoit encore auques matin ; si chevauchierent ensemble jusques vers heure de tierce, et lors leur avint que il vindrent a Ventrée d'une forest ; si troverent ilecques une croiz qui departoit .1111. voies. Tristan, qui veut courir les aventures tout seul, profite de ce qu'on est venu à cet endroit
184(757, f°l). Tristan et Dinadan arrivent àlaforêtde Duise. Aventures de Ils trouvent des pavillons où se tient un chevalier blessé, qui JSfàn!1 et D' abat Dinadan et ensuite Gauvain et Guerret, qui sont survenus. Le chevalier tombe épuisé. Gauvain veut le tuer, mais il en est empêché par Tristan, qui, l'ayant vaincu, ne l'épargne que pour l'amour d'Arthur : Gauvain, au dire de Dinadan, est un des pires chevaliers du monde. — Les deux compagnons se logent chez un chevalier, dont le fils, Anxilles, veut absolument jouter avec Tristan, à qui le père fait promettre d'éviter
pour proposer qu'on se sépare, et ils s' entrecommandent a Dieu, ne nule autre chose ne s'entredient.
184 a. Dinadan trouve à une fontaine une demoiselle qui lui Dinadan délivre raconte que son frère a été tué par Brehus, qui la retient elle-même une demoiselle avec lui. Gomme ils étaient descendus à la fontaine, un cri s'était fait poursuivie par entendre, et Brehus était allé voir ce qu'il en était; puis le palefroi de
la demoiselle s'était sauvé, et l'écuyer l'avait quittée pour le rattraper. — Brehus, qui reparaît, est défié par Dinadan ; gravement blessé, il parvient à s'enfuir. La demoiselle conduit Dinadan au château de l'un de ses cousins, qui fait fête au libérateur de sa nièce.
185 a. Tristan et Gouvernai n'ont pas d'aventures ce jour-là (334, f° 286). Tristan commencera à chevaucher désormais à travers le Logres très celeement. Il trouvera beaucoup d'aventures que je ne vos devise pas a cestui point en nostre livre; ançois les lesse a conter, pour ce que en .1. autre lieu en devise (a), et je n'ai cure de conter .II. foiz une matire en mon livre, ançois m'en vueill passer plus briefment. A celui temps sanz nule doute délivra Trystran Lamorat de Gales d'une prison moult estrange ou il estoit emprisonnez en une isle. A celui temps fist il moult de merveilles.., les quclcs je ne vos deviserai pas (b) quanta ore, pour l'amour de ce que trop seroit grant anuide deviser tôt mot a mot les chevaleries que il fist adoncques ; car il en fist tant que ce seroit trop greveuse chose a deviser. Toutes les aventures que conter i convient et qui a moi apartiennent a deviser par force vos deviserai je, se Diex me conseult et il me veult consentir, si ordeneemcnt et si bêlement sanz nule aventure oublier ne trespasser et sanz ce que je ne vos i ferai nule alongne , que chascun de touz ceuls qui les contes lira et orra prisera et loera nostre livre par desus touz autres livres et par desus toutes estoires qui soient orendroil couranz parmi le monde, et commencerai tout premièrement desus Tryslrammeïsmes et desus les autres chevaleries que il fist parmi le roiaume de Logres en celui termine et [l]es autres que ilifu,et commencerai en tele manière mon conte. Au soir de la journée où Tristan avait quitté ses compagnons, il marche vers l'entrée de Norgales, quand ses deux écuyers, qui ja l'avoient perdu meint jour, le retrouvent. Puis, arrivée au château de Morgain, = 757 ; voy. plus loin, § 190.
« 750, t° 300 a : ce que en autres leus sunt d'évitée*. Et qui roldra olr ce que ge laisse ci orendroit, si prengne la qrant hystoire de, T., celi meîmes que messire l.uecs doit Gant translata, et la porta veoir tôt cest fait apertetnent. A celui temps délivra il sam faille l.am.
b. 750 : deviserai pas ; mes ce que deviser m'encovient et qui apartient a nostre matere ge vos conterai en tel manière com vos orroiz.
la bataille. Cependant Anxilles, ayant poursuivi Tristan, est abattu, et son frère, qui l'accompagnait, est tué (f° 4).
Tristan et Dina- 185. On rencontre une demoiselle 1 qui obtient de Tristan tine.° GZ * U" un don, qu'elle ne veut pas demander pour le moment.
Tristan s'endort sur son cheval, et est abattu, ainsi que • Dinadan, par Ossenam Cuer Hardi, qui garde un pont. Il leur raconte qu'il était venu à ce pont en cherchant le saint Graal 2, et. qu'il y avait tué Lamfale, un chevalier d'Ecosse, dont la dame le fit emprisonner, puis le délivra en apprenant qu'il était de la maison d'Arthur. Il s'éprit d'elle et s'engagea à défendre le pont deux ans pour la gagner. — Tristan et Dinadan vont se loger dans le château de cette dame, dont Ossenam loue la beauté et dont la vue rappelle vivement à Tris-
L'histoire de la tanle souvenir d'Iseut. — La demoiselle à qui Tristan avait prohaïe d'Autine. mis Ie don vient le réclamer. Elle était aimée de Pinabel, qui avait tué l'un de ses six frères, Uriees, pour venger l'oncle de la demoiselle, tué par ce frère; ensuite les autres frères et Pinabel s'entr'égorgèrent ; et un de leurs parents força la demoiselle d'aller se livrer à son ennemie la plus mortelle, c'est-àdire Autine, la dame du château où l'on se trouve et la sœur de tous ces frères. La demoiselle, ayant raconté cela, exige que Tristan lui coupe la tête, car elle aime mieux recevoir la mort de sa main. A la place, il engage une lutte avec Ossenam et quatre chevaliers ; ils sont tous vaincus et chassés, et Tristan s'en va avec la demoiselle. — Dinadan, qui est tombé amoureux de la châtelaine, promet de lui présenter la tête de la demoiselle et part avec Ossenam, qui a fait le même vœu.
186. Tristan, accompagné de la demoiselle, qui le connaît pour l'avoir vu lors de son combat avec le Morhout, trouve Mador de la Porte à un ermitage et l'abat. Dinadan et Ossenam arrivent et sont vaincus. Tristan reprend sa marche avec la demoiselle (757 f° 9); ils rencontrent un valet annonçant Annonce du un tournoi que la reine Guenièvre a entrepris contre les rois Roche dire. la d'Irlande et d'Ecosse et qui aura lieu au château de la Roche dure.
Tristan et Lamo- 187. Les deux voyageurs arrivent au Chastel cri[mi]nel 3, rat dans l'île.
1. Ce qui suit se retrouve dans la Tav. Rit. (p. 280 ss); cf. § 106.