BESOIN D'ATTACHEMENT
tion, vivez dans Tordre de rhumanité, attachezvous à vos semblables.
Croyez-vous qu'il vous suffise de savoir par . leur nom les facultés que vous avez en partage? Intelligences bornées qu'il faut incessamment diriger pour le bonheur et la dignité de votre existence , et qui ne savez en rien tirer parti de vos richesses.
Nous ne trouvons , dites-vous , tous les jours y que des mécomptes dans Tamitié. Eh bien, descendez en vous-mêmes et vous verrez que l'abandon de vos amis , lorsque l'adversité vous frappe, n'est que la conséquence toute simple que la punition légitime de l'égoïsme honteux qui préside à vos attachements. Vous ne le nierez pas , vous avez constamment profané l'amitié et vous ne vous êtes point inspirés dans les rapports de ce sentiment de la noblesse de votre âme ; vous n'ayiez que vous seuls en vue dans les liaisons que vous aviez formées ; vous ne vous y proposiez point le bonheur de vos semblables, et votre unique but , en vous recherchant mutuellement de part et d'autre, était d'arriver plus facilement ensemble à la satisfaction des plus grossiers in-* stincts. Que n'imprimiez-vous à vos associations un cachet supérieur I De quoi vous étonnez-vous