‹ ANALYSE DE L'ENTENDEMENT HUMAINChapitre 8 sur 29 · SENTIMENT D'AFFECTION, AMITIÉ, INSTINCT SOCIAL · texte numérisé non relu

SENTIMENT D'AFFECTION, AMITIÉ, INSTINCT SOCIAL

lider par Ténergie de ce penchant, l'homme et la société sur leur base éternelle.

Mais cette activité fondamentale de notre être , cette fonction cérébrale, ressemble*t-elle aux autres fonctions du corps humain? Est-elle accessible aux impressions du monde extérieur? Est-ce que la science médicale, et particulièrement celle qui feit l'objet de nos études, est assez avancée pour nous fournir les moyens de développer ou de mutiler à notre gré, les forces vives, les facultés dont le cer* veau est la condition matérielle? Il serait donc vrai qu'en émotionnant cet organe, qu'en frappant sur sa 8dl>slance, en d'autres termes, qu'en mettant en jeu les pouvoirs dont il est l'instrument, on pourrait augmenter et sa force et son activité, en même temps que l'on ferait acquérir plus d'énergie à ces mêmes pouvoirs dont il est dépositaire 1 ... Il serait donc également vrai, qu^en le laissant au repos, qu'en le soustrayant à ses objets légitimes d'application, il perdrait de sa vigueur physique et entraînerait dans sa faiblesse et son inertie, toutes les virtualités de Tentendement humain.

Si ces faits sont exacts, s'ils tombent sous les sens de l'homme le plus ordinaire, si Ton peut, par des expériences mille et mille fois répétées, se con« vaincre mille et mille fois de leur évidence, s'ils sont impérissables comme la science même dont je dévoile ici la puissance, on ne demandera plus, je

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l'espère, qui peut avoir autorilé pour ordonner nos fonctions cérébrales , régler en conséquence notre vie instinctive et nous donner, en même temps , la vie morale et intellectuelle. Cette œuvre n'apparlient qu'au médecin, elle n'appartient qu'à l'homme qui, ayant déplissé le cerveau et étudié dans leur nature, leur essence .et leurs caractères différentiels, les forces radicales de l'esprit humain et les sphères d'activité qui leur sont propres, connaît le mieux aussi leurs influences respectives et les agents extérieurs qui peuvent le plus fecilement les mettre en mouvement ou les empêcher de se manifester.

. Comme on le voit, je reviens à plusieurs reprises et de différentes manières^ sur les premiers principes de la science. Mon intérêt personnel l'exi* geait : dans des études spéciales comme celles-ci, tous ces détails peuvent, en quelque sorte, servir d'initiation à un grand nombre de lecteurs, et d'autre part, je ne veux pas, lorsque je traite de la physiologie du cerveau, lorsque je cultive avec amour, conscience et dignité et peut-être avec quelque talent, une des branches les plus délicates et les plus négligées de notre art, que l'envie et la mauvaise foi de quelques confrères exploitent à mon détriment, sur tous ces points, Tignorance et les préjugés du public. Jq suis médecin, mon sujet appartient à la médecine, et en raison du noble emploi que je cherche à faire, sous ces deux rapports, de moa temps et

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