‹ Analyse de la langue albanaise: étude de grammaire comparéeChapitre 90 sur 114 · DE L*IMPÉRATIF · texte numérisé non relu

DE L*IMPÉRATIF

La seconde personne singulier de l'impératif actif présente assurément toujours une forme très-courte; mais on ne saurait affirmer^ cornooe le fait de Rada, que celte forme est identique au thème. Lui-même fait une exception pour le$ thèmes en a et i accentués qui ajoutent un j à l'impératif. En ôâétf friinj je souffle fait à l'impératif friij; ruanj je regarde» nia;; i»»aanj j'engraisse, maoj. Je considère ce j comme le reste de la eonsonnance nj affaiblie en i à cause de la rapidité avec laquelle se donnent les ordres. Ce^' se retranche après a et o accentués : dreiionj je redresse, impératif dreitô; shcheljkmj je resplendis, impératif shcheljké. Lorsque, comme dana taxinj je promets» veshmj j'habille» la syllabe formative du présent et de l'imparfait n'est pas accentuée^ elle disparsut à l'impératif; par conséquent on dit tax promets» vesh habille. Le i lui-même e^ »ttpprûfné k l'impératif des verbes qui ont l'habitude de le prendre^ Icnrsque ce mode est suivi d'un pronom enclitique, comme par exemple dans Ijoa-mi lave-moi, rua-na regarde-nous.

Dans les verbes forts l'impératif se réserve le plus sou-

vent la voyelle la plus courte et la plus légère de Féchelle apophonique, c'est-à-dire Yi. Mais celte voyelle n'est pas nécessairement la voyelle primitive du thème. Ainsi dans les séries marr je prends, aoriste moray impératif mirr; dalj je sors, aoriste dolay impératif dilj ; shes je vends^ aoriste shitta, impératif shit ; vras je tue, aoriste vràva^ impératif vra ou vrity ce n'est pas l'i, c'est l'a (et une fois Vé) qui paraissent être les voyelles radicales. Dans des formes comme shtiir jette (présent shtie, aoriste shtoura)y bjere tombe (présent bie, aoriste rashe), Vr paraît ou se rattacher à la troisième personne du singulier subjonctif ou être identique avec lé sufiixe ra que les Albanais de la Sicile placent quelquefois après les pronoms personnels : aura moi, nara nous, etc. (Voir p. 423.)

L'impératif passif se forme à l'aide de la particule me qui vient se joindre au thème nu du verbe ; ainsi m^xo cherche, xcpxo-pu soit cherché. Cette particule n'est que le pronom réfléchi qui sert à former le passif de l'aoriste. Elle se place avant l'impératif lorsqu'il est précédé de la négation mos, par exemple mos ou Ijod ne te fatigue pas. Au pluriel passif, Yé mi-muet de l'actif devient un e ouvert, par exemple /;odën« fatiguez, Ijodéni fatiguez- vous. Cette seconde personne du pluriel est abrégée quelquefois par la syncope : mos trembi ne craignez pas, pour mos trembéni (1).

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