‹ Analyse de la langue albanaiseChapitre 102 sur 109 · DU VLAM · texte numérisé non relu

DU VLAM

Les anciens Grecs avaient déjà des garçons d'honneur ; ils les appelaient iraoavu/jtyot, Ttàçoyot ou vu/iyaywyoï. Voici la définition qu'en donne Pholius (1) : Outoç $i c^tc <pcXoç y?

7uyyevY2; h ixakiTtcx. tc/jico^voç xoù ôyaTrcopevoç. Chez leS Albanais,

son nom est pXa^ (avec l'article pXap). Le mot est dérivé de PcXa frère et de la désinence ^ qui sert à former des adjectifs, donc fraternel. C'est en effet le plus proche ami du iiancé. Tous les deux se sont juré fidélité à l'église où le prêtre a consacré ce lien par une prière particulière. Souvent, à cette occasion, ils se font une déchirure dans la peau, et l'un boit quelques gouttes du sang de l'autre. La cérémonie se termine par un repas. Ce genre d'aUiance fut jadis considéré comme sacré, et il subsiste toujours, quoique, d'après Hahn, il soit condamné aujourd'hui par l'Église.

Le vlâm joue un rôle considérable dans lerituel du mariage. Il fait les honneurs pour le nouveau marié; il remercie pour ce dernier, lorsqu'on porte des toasts en son honneur. Car le futur, aussi bien que la fille, doit, pendant toute la durée de la fête, se montrer discret, modeste et humble. Le vlâm a la mission de mettre k la fiancée ses brodequins et sa ceinture, de veiller sur elle pour qu'elle ne tombe pas du cheval, lorsqu'elle se met en route pour la maison du futur, de lui retirer le voile au moment de

(1) Lexic., p. 52. .;

— ailla bénédiction nuptiale. Enfin le mardi, jour du repas que le beau-pére donne à son gendre et qui précède la nuit de noce, le vlâm reconduit le jeune époux avec d'autres amis à sa maison ; il y reste le dernier, et même, pour taquiner son ami, il y reste bien longtemps. Il ne se décide à se retirer que lorsqu'on lui a laissé entrevoir toutes sortes de douceurs, telles que cadeaux, invitations, dîners, etc., etc.

§ 10. — DE l'amour contre NATURE CHEZ LES ALBANAIS ET CHEZ

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