‹ Analyse des exercices spirituels de S. Ignace de LoyolaChapitre 108 sur 216 · LOT ON D · texte numérisé non relu

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tôt que l'ignominie, à vouloir une longue vie plutôt qu'une vie courte, lorsqu'il y aurait égal service de Dieu Notre-Seigneur, et salut de mon âme.

Le degré le plus parfait, qui est la troisième manière d'humilité, serait sans doute meilleur ; le Directoire observe cependant que, pour procéder à l'élection, la deuxième manière suffit.

S. Ignace enseigne enfin sur quelle matière doit se porter cette indifférence : ‘ toutes les choses créées, autant que cela est laissé at choix de notre libre arbitre et ne lui est pas dé: fendu. ”

On comprend facilement pourquoi S,. Ignace exclut ce qui est prohibé. En effet, c'est pour chercher et trouver la volonté divine qu'il exige l'indifférence, à titre de condition et de disposition nécessaire ; or, dans ce qui est prohibé, de même que dans ce qui est commandé, le précepte lui-même dûment promulgué manifeste suffisamment la volonté du législateur : il est donc superilu de la chercher.

Parmi les objets laissés au choix de notre libre arbitre, ceux auquels il convient que le retraiirant se fasse particulièrement indifférent sont spécifiés dans la deuxième manière d'humilité, et ils sont aussi énumérés dans le Fondement, par manière d'exemples “ en sorte que de notre part, nous ne voulions pas la santé plutôt que

cale à c - bons

la maladie, les richesses plutôt que la pauvreté, l'honneur plutôt que le mépris, une longue vie plutôt qu'une courte. ”

Mais S. Ignace inculque cependant l'universalité de l'indifférence par ces paroles : “ et aïnsi ide tout le reste. ” De manière qu'aucune affection particulière ne me pousse à désirer quelque

chose, ni à prendre quelque détermination que ce soit, mais que seule la raison de plus grande aptitude à la fin pour laquelle je suis créé, me détermine : ‘ désirant et choisissant uniquement les choses qui nous conduisent mieux à la fin pour laquelle nous sommes créés. “ Ce sont les derniers mots du Fondement. C'est bien par # mieux ‘ et non par ‘ le mieux ” qu'il faut traduire la pensée de S. Ignace ; il s'agit, en effet, d'une comparaison entre deux partis sur lesquels porte l'élection. “ Quae magis, ” dit la version

littérale, et non “ quae maxime. ?

& 2. — Sentiment de S. Ignace sur le Principe et Fondement.

Le P. Roothaan fait remarquer soigneusement, au début de son commentaire sur le Principe et Fondement, que sous ce titre S. Ignace donne non pas un exercice des trois puissances, ou méditation destinée à émouvoir la volonté, mais

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