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ment après, il prescrit que le dernier exercice du jour soit comme un composé de répétition et d'application des sens.
En effet, après avoir dit que ‘ c'est communément dans la quatrième semaine qu'il convient plus que dans les trois précédentes, de faire quatre exercices par jour au lieu de cinq ‘”, il ajoute : ‘ Le quatrième, avant le souper, consiste à faire l'application des sens sur les trois exercices du jour, notant, pour s'y arrêter, les endroits plus importants, et où l'on aura senti davantage des mouvements pieux et des goûts spirituels ”, ce qui est propre à la répétition.
Chapitre III. — Manière pratique de faire les cinq exercices de la journée.
Nous avons vu dans le chapitre précédent quelle était la nature propre de chacun des cinq exercices de la journée, et en quoi ils se différencient les uns des autres.
Reste à voir maintenant la manière et la méthode suivant laquelle ils doivent être pratiqués: il n'y en a qu'une : elle est commune à tous.
Cette méthode, S, Ignace l'enseigne en partie au début de chacune des quatre semaines, en partie aussi dans ce qu'il appelle “ Additions. ‘
De celles-ci, en effet, les cinq premières ont une relation immédiate avec l'exercice : trois
d'entre elles, la troisième, la quatrième et la cinquième en sont même une partie intégrante.
$ 1. — Parties dont sont composés les exercices
u de la journée.
Les éléments ou parties dont se compose chaque exercice se réduisent à huit : ce sont :
1) La troisième addition.
2) La quatrième addition.
3) L'oraison préparatoire,
4) Les préambules.
5) Les points.
6) Le colloque.
7) Une prière vocale déterminée.
8) La cinquième addition.
& 2. — De la troisième et de la quatrième Addition.
La troisième addition se rapporte au début même de l'exercice.
Elle détermine l'attitude du corps, la disposition de l'esprit, les actes de l'un et de l'autre, le lieu et le temps requis pour cet exercice. ” À un pas ou deux du lieu où je dois faire la contemplation ou la méditation, je me tiendrai debout, pendant l'espace d'un Pater noster, l'esprit élevé en haut, pour considérer comment Dieu Notre-Seigneur me regarde (ce n'est pas moi qui le regarde, mais lui qui me regarde) ;
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puis je ferai un acte de révérence ou d'humiliation ” (aussi bien du corps que de l'esprit),
La quatrième addition concerne aussi le commencement de l'exercice et sa durée. Il faut remarquer la variété des attitudes corporelles qui, d'après S. Ignace, peuvent contribuer au succès de l'exercice que l'on commence, ‘“ J'entrerai, dit-il, dans la contemplation, la faisant tantôt à genoux, tantôt prosterné (la figure contre terre), ou étendu le visage vers le ciel, tantôt assis ou debout, ”
Combien de temps persévérera-t-on dans l'attitude prise au début de la méditation ? ‘ Si je trouve ce que je désire étant à genoux, je ne passerai pas outre ”, c'est-à-dire, je ne dois point recourir à une autre position, Et de même pour les autres attitudes,
Et ce qu'il prescrit pour l'attitude du corps, il l'applique à l'acquisition du fruit spirituel : ” Si un point me donne ce que je veux, je dois my arrêter, sans m'inquiéter de passer outre, jusqu'à ce que j'aie satisfait le désir de mon âme ‘’, et cela se rapporte à la matière de l'exercice,
& 3. De FOraïson préparatoire.
Le titre du premier exercice de la première semaine est exprimé en ces termes : ‘ Le pre-
mier exercice est la méditation par les trois puissances de l'âme. Il renferme, après une
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oraison préparatoire et deux préambules… ” et S. Ignace continue : “ L'oraison préparatoire est pour demander à Dieu Notre-Seigneur la grâce de diriger toutes mes intentions, actions et opérations purement au service et à la gloire de sa Divine Majesté, ”
Plus bas, après avoir expliqué en quoi consistent les deux préambules, et avant d'exposer le premier point de l'exercice, il donne cet avis : ‘ Avant toutes les contemplations ou méditations, on doit faire foujours l'oraison préparatoire qui ne change jamais et les deux préambules qui diffèrent parfois selon la matière. :
De tout ce passage, il résulte : 1) que d'après la façon de parler du Saint, l'oraison préparatoire n'est pas un préambule ; 2) qu'à l'égal des préambules, elle doit se faire foujours et dans toutes les contemplations ou méditations, dans les répétitions et applications des sens ; en effet, dans le troisième exercice de la première semaine (c'est-à-dire la répétition), il. est dit : ” Après l'oraison préparatoire et les deux préambules, on répétera le premier et le second exercice. ” Même prescription dans la deuxième semaine : ‘ Après l’oraison préparatoire et les trois préambules, on fera une répétition, etc.” De même dans le cinquième exercice de cette semaine : ‘ Après l’orcison préparatoire et les trois préambules, il est avantageux d'exercer les cinq sens, ” Maïs, 3) au contraire des préambu-
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