‹ Analyse des exercices spirituels de S. Ignace de LoyolaChapitre 123 sur 216 · ST CR · texte numérisé non relu

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ce qu'il doit faire dans la deuxième ; mais il doit travailler dans la première à obtenir ce quil cherche comme s'il n'espérait plus rien trouver de bon dans la deuxième. ” Eh bien, qu'on se demande s'il est vraisemblable que des hommes de la taille de Xavier et de Lefèvre, de Lainez et de Salmeron aient employé tout le temps de Ia première semaine à chercher la contrition de leurs péchés, et l'aient regardée comme chose si sublime dans la voie de la perfection quils n'aient espéré trouver dans la suite, je ne dis pas quelque chose de meilleur, mais même quelque chose de bon ? S, Ignace ignorait-il, peut-être, que ses disciples étaient des théologiens de ta= lent peu ordinaïre et que Lefèvre était un homme d’une extraordinaire innocence ? Or, ils ont passé la première semaine si absorbés dans la méditation et la contemplation (1) du très petit nombre de vérités qui y sont proposées qu'ils en perdaient même le souci de la nourriture cor: porelle ; et est-il croyable qu'il n'y aient dé: couvert rien de plus que les moyens ordinaires de concevoir la douleur et la contrition et les larmes pour leurs péchés ? Que dire encore d'u Louis, d'un Berchmans, d'un Stanislas ? Pouf quels péchés, et pour quels péchés mortels

(1) “ La première semaine est la considération et la co templation des péchés. ”’ (annot. 4).

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avaient-ils à chercher la douleur, les larmes, et la contrition ? Non, dans la pensée de leur saint auteur, les exercices de la première semaïne peuvent produire dans l'esprit du retraitant quelque chose de plus que cela, un fruit beaucoup plus précieux.

Continuons, et venons-en aux premières règles du discernement, celles qui conviennent davantafe à la première semaine. Considérées dans leur £nsemble et du premier coup d'œil, l'on voit qu'elles n'ont pas été écrites pour des personnes qui ne cherchent que la seule douleur et contrition de leurs péchés. Notons-en quelques-unes en particulier.

D'après la deuxième règle, les retraitants de la première semaine : ‘* se sont mis d'une manière intense (l'expression est à noter) à se purifier de leurs péchés et à servir Dieu Notre-Seifneur, en s'élevant du bien au mieux. ”

Cette purification intense, cette ascension du bien au mieux, est bien supérieure à une préparation à une bonne confession, et au passage du mal au bien,

L'ennemi harcèle ces fervents retraitants ; sa caractéristique, dit le Saint dans la même règle, Cest ‘ de mordre, d'inspirer la tristesse, d'opposer des obstacles, inquiétant l'âme par de fausses

| dl + , ‘1 raisons pour l'empêcher d'aller en avant , et

pour qu'ils ne passent pas du bien au mieux dans

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