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Cette volonté de Dieu, l'homme peut la connaître : 1) par son propre raisonnement (avec le secours de la grâce), en cherchant la relation du moyen par rapport à la fin qui est son salut où de sa perfection ; ou bien 2) par un moyen positif, comme la voix du Supérieur légitime à l'égard de son subordonné, et la prescription de la règle à l'égard du religeux. La résistance à la volonté de Dieu, connue de la sorte, est appelée par S: Ignace, dans le premier cas, désordre de l'opération, ou simplement désordre ; dans le second cas, impertection ou défaut, comme nous le voyons ailleurs (1).
Îl suit de ce que nous venons de dire que Île second fruit cherché dans cet exercice est la détestation de tout désordre et imperfection volontaire, et le propos de l'éviter à l'avenir : fruit bien supérieur au premier, comme l'on voit, et d'une perfection beaucoup plus élevée.
On comprendra par là pourquoi, dans le quatrième point de ce second exercice, S. Ignace, en énumérant les attributs divins, ne fait pas mention de celui de suprême Législateur ; tandis qu'il en cite d'autres qui, d'eux-mêmes, ne commandent pas l'obéissance. Car l'ignorant n’a pas à obéir au sage, le faible au puissant, l'injuste au
(1) Voir Appendice au mot Defecto.
, juste, le méchant au bon. Celui-là seul peut com- “mander et commander sous peine de péché, qui est le Législateur, le Supérieur légitime, à l'égard mude son subordonné ; si cette relation manque, toute idée de péché disparaît ; il pourra y avoir nécessité, imprudence, ingratitude, tout ce que l'on veut ; mais non désobéissance et péché.
Tout ce raisonnement, appuyé sur les termes mêmes de S. Ignace, dévoile aussi son sentiment (cela nous semble très certain) ; il peut apporter beaucoup de lumière pour comprendre ce que S. Ignace entend lorsqu'il parle de donner sous forme plus facile les Exercices de première semaine, exercices qu'il juge plus expédient de donner à ceux qui semblent “ sujets étroits ou de peu de capacité naturelle, qui ne font pas es-
… pérer beaucoup de fruit. ”
| Donner les exercices “ sous forme plus facile ” c'est n'y prétendre rien autre que de tirer le retraitant de l'état de péché (s'il s'y trouve), et de le maintenir désormais dans l'état de grâce reconquis. On donne ces Exercices, non plus sous ne forme facile (mais dans leur plénitude), quand on prétend en retirer tout le fruit qu'ils peuvent donner.
On comprend aussi comment il est possible de consacrer très fructueusement un certain nombre de jours à la première semaine, même pour des personnes de mœurs très innocentes, de vie