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exempte de tout péché, comme les Lefèvre, les Louis, les Berchmans, les Stanislas, etc.
$ 3. — Troisième fruit :
Reconnaissance pour les bienfaits.
S. Ignace termine ce second exercice par ces paroles : ” Finir par un colloque à la Miséricorde ; 1) réfléchissant ; 2) remerciant Dieu Notre- Seigneur, de ce qu'il m'a donné la vie jusqu'à ce jour ; 3) et formant pour l'avenir le propos de m'amender avec sa grâce. ‘
Conformément à la pratique du Saint, ces trois choses doivent être ce, que l'on recherche plus efficacement dans cet exercice : l'une d'elles, comme on le voit, est de remercier Dieu d'avoir bien voulu conserver la vie au retraitant jusqu'à l'heure présente ; dans cette conservation il a dû reconnaitre un bienfait singulier de la bonté divine, car le Saint désire qu'on en rende grâces dans le colloque. On découvre donc au cours de la méditation quelque grand bienfait accordé par Dieu Voyons-le.
En effet, dans le premier exercice, S. Ignace excitait le retraitant à la honte et à la confusion ” en, voyant combien sont damnés pour un seul péché mortel, et moi, que de fois j'ai mérité la damnation éternelle pour {ant de péchés que
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jai commis. ” Le fait que j'ai mérité la damnation, plus qu'eux, que Dieu les a précipités en
enfer, tandis qu'il m'a conservé à moi la vie jus-
qu'à l'heure présente, et m'a appelé à la pénitence, est une grâce insigne et une preuve de son amour de prédilection pour moi. Il est évident que cette prédilection aura été d'autant plus grande : 1°) que le nombre de mes péchés a été plus considérable, et 2°) que plus grande a été la laideur et la malice de chacun d'eux.
Voilà pourquoi S. Ignace commence cette méditation par ce qu'il appelle une ” revue des péchés ”, dans laquelle il me fait ‘ remettre en mémoire fous les péchés de ma vie ”, me suggérant différents moyens de me les rappeler fous, comme s'il s'agissait de faire une minutieuse confession générale de toute la vie. De plus, dans la denxième addition, il recommande au retraitant qui se dispose à faire cet exercice, de se considérer comme un grand pécheur, comme si, pour le but poursuivi, il était plus opportun d'avoir été $rand pécheur : à notre avis, par cette expression ‘ me considérant comme un grand pécheur ”, le Saint veut signifier que l'on doit enfermer dans la “ revue , non seulement les péchés mortels mais aussi les véniels, et même les simples fautes ou désordres comme on peut conclure du deuxième point. C'est seulement de cet-
te manière que sans fiction, ni exagération pué-