‹ Analyse des exercices spirituels de S. Ignace de LoyolaChapitre 148 sur 216 · ET PE · texte numérisé non relu

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lement dans toutes les autres semaines qui viennent après. ”

Nous avons vu déjà que les deux chapelains que dirigeait le B. Lefèvre avaient consacré plus de huit jours à la première semaïne. Une si longue durée ne s'explique évidemment pas par la lenteur à trouver la contrition, la douleur et les larmes pour leurs péchés, ni par un manque de soin, ou par des agitations, des tentations de divers esprits. Les termes mêmes de Lefèvre ne laissent pas de doute à ce sujet : “ Bien qu'ils n'aient pas encore fait la confession générale, ils ont reçus des dons tout à fait remarquables, de ceux que l'on désire et recherche d'habitude avec ardeur au sein des élections. ” Ce qui est tout autre chose que la contrition, la douleur et les larmes des péchés.

Si nous ne savions parfaitement que S. Ignace regardait Lefèvre comme le plus habile dans l'usage de cette arme spirituelle, nous pourrions nous demander s'il n'a pas dépassé la mesure dans ces exercices de la première semaïne, en en faisant retirer des sentiments et des résolu: tions qui ne leur seraient nullement propres, ni conformes à l’idée de l'auteur.

Le P. Roothaan (1) rapporte dans ses notes

(1) Exercitia spiritualia S. P. Ignatiüi Loyolae cum versione litterali Romae, 1835...

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{note 30° au bas de l'annotation 19°) un autre exemple d'une longue durée de la première semaine, Il s'exprime ainsi : “ C'est de cette manière, d'après son propre témoignage, que le P. Antoine Possevin fit les Exercices, lorsqu'il était secrétaire de la Compagnie sous le P. Éverard (Mercurian). Sa charge ne lui laissant qu'une heure et demie de répit par jour, il consacra 47 jours aux seuls exercices de la première semaine, sous la direction du P. Jacques Miron, formé lui-même par notre Bienheureux Père. Grâce à ces armes spirituelles, Possevin opéra dans la suite des fruits incroyables dans les âmes. ” Telles sont les paroles du P. Roothaan. Est-ce que Possevin aurait ajouté d'autres méditations aux cinq exercices de la première semaine ? Ce n'est pas croyable, car c'était le P. Miron qui était son directeur et ce Père blâmait ces additions, comme nous l'allons voir, car il leur attribuait, tout autant qu'à la négligence dans l'observation des additions, le fait que les Exercices ne produisaient plus, de son temps, autant de fruits que dans les débuts. Ou bien Possevin était-il lent à trouver la contrition ? Était-il agité de divers esprits ? Non, le seul motif qu'il apportait d'une si longue durée, était le commentaire non seulement de chaque point, mais de chaque mot. afin de tout peser et noter avec le plus grand soin.

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