‹ Analyse des exercices spirituels de S. Ignace de LoyolaChapitre 150 sur 216 · TON LT · texte numérisé non relu

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& 2. — De la matière de la première semaine.

Cette matière dans le livre du Saint se réduit au triple péché, aux péchés propres, et à l'enfer. Serait-ce aller à l'encontre de l'esprit de S. Ignace, de diviser chacun de ces trois exercices en différentes parties qui formeraient autant d'exercices complets ?

Bien au contraire, cette pratique loin d'être opposée à l'esprit de S. Ignace lui est très conforme, Car il prescrit lui-même cette division de la matière d'un exercice en différentes parties, à ceux qui veulent augmenter le nombre de jours d'une semaïne : “ Il faut remarquer que celui qui veut donner plus de temps à la Passion doit prendre, pour chaque contemplation, un plus petit nombre de Mystères, ” et il montre lui-même, à titre d'exemple, comment l'on pourraït répartit entre quatre contemplations, la matière proposée pour la seule contemplation de la Cène.

Par ce moyen très simple, l'on peut étendre la matière de la première semaïne dans la mesure où la nécessité du retraitant l'exige, Le premier exercice pourrait très facilement se diviser en trois : le deuxième et le cinquième peuvent

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également se diviser en trois parties et même davantage.

Nous pouvons aller plus loin encore, non seulement ce n'est pas contraire, maïs c'est

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fout à fait conforme à l'esprit et à la pratique de S. Ignace de consacrer un seul mystère aux cinq exercices de la journée. C'est ce qu'il fait dans les huit derniers jours de la deuxième semaine : On contemplera comment Jésus-Christ Notre-Seigneur partit de Nazareth pour le fleuve du Jourdain, et comment il fut baptisé. Cette contemplation se fera une fois à minuit, et une seconde fois au matin ; puis on fera deux répélitions à l'heure de la messe et des vêpres, et avant le souper une application des sens, etc. ” et pour chacun des sept jours suivants, il ne propose également qu'un seul mystère. Si l'on veut faire de même dans la première semaine, on aura une matière suffisante pour huit ou neuf jours au moins.

On voit donc qu'il n'y a aucune nécessité d'ajouter une nouvelle matière à celle qu'à proposée S. Ignace pour la première semaïne, même lorsque l'on veut prolonger cette semaine. C'est précisément, entre autres causes, à l'habitude d'ajouter de nouvelles matières que le P. Jacques Miron attribuait, comme nous l'avons déjà insinué, le fait que les Exercices, déjà de son temps, ne produisaient plus les admirables fruits des débuts : * Les additions des Exercices sont tellement appropriées à telles et telles méditations de chaque semaine, que ce serait leur faire perdre leur fruit, que d'en user autrement ; à plus forte rai-

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