LS TE
x TAC
À DE NEND
Le Ai
RP CONRAD RENTO
: 74 or
SA
re
$ me
son, ajoute-t-il, si l'on intercalait d'autres méditations. ” (1) Le P. Miron parlait ainsi avant 1590, (année de sa mort). Ce qui fait supposer que, dans les débuts, quand les fruits des Exercices étaient si étonnants, l’on n'ajoutait pas en première semaine, d'autres méditations à celles que donne le livre.
L'on dira peut-être : Quel inconvénient y a-t-il à ajouter les méditations de la mort et du jugement et d'autres encore sur les peines des péchés ? Mais nous dirons à notre tour : Quelle nécessité y a-t-il de les ajouter si, et c'est le cas, S. Ignace fournit une matière suffisante pour la fin qu'il se propose ?
D'ailleurs, ces. autres méditations, habituellement de grande utilité dans les deux premiers degrés d'Exercices, peuvent pour cette raison, et parfois doivent être ajoutées, maïs dans ce troisième degré elles offriraient quelque inconvénient. En voici la raison. Le retraitant médite le triple péché dans le premier exercice, les péchés propres dans le deuxième exercice et leurs châtiments dans le cinquième, avec la conscience certaine que les châtiments mérités ne lui ont pas été appliqués, et que les fautes, si elles ne lui sont déjà pardonnées, vont l'être
(1) Diertins S. J. Historia Exercitiorum spirifualium S. P. Ignatii de Loyola, IV, n. 52. Romae, 1700 ; Insulis, 1887.
au à Ou
dans la confession; alors que d'autres, moins coupables que lui, n’ont obtenu la rémission ni des péchés ni des peines. Or, il reconnaît dans cette conduite du Christ à son égard un très insigne bienfait de son Rédempteur. Elle embrase son cœur reconnaissant, excite en lui des sentiments de gratitude et des désirs de correspondre à tant de bienfaits.
D'un autre côté, la mort est une peine du péché, à laquelle il n'échappera pas, pour sainte que soit la vie qu'il va entreprendre, il n'échappera pas davantage à la sévérité du jugement, quoi qu'il fasse, maïs cette idée de juge rigoureux et juste est bien éloignée de celle de bienfaiteur et d'ami délicat, aspect sous lequel S. Ignace présente Jésus-Christ dans toutes les méditations de la première semaine, comme le plus approprié à la fin qu'il poursuit.
Et telle est, semble-t-il, la raison pour laquelle le Saint a omis la méditation de la mort et du jugement dans la première semaïne. La considération de ces “ fins dernières ” a été réservée pour le second mode de faire une saïne élection à la fin de la deuxième semaine, car là elle peut être de grand profit et ne présente aucun inconvénient.
En effet, la saine élection exige l'absence totale de toute affection désordonnée qui ou bien in-