‹ Analyse des exercices spirituels de S. Ignace de LoyolaChapitre 155 sur 216 · NONS · texte numérisé non relu

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Mais maïntenant que le retraïtant a la volonté et le désir et la détermination délibérée d'imiter le Christ, S. Ignace commence à lui faire considérer, un par un, les différents exemples donnés par le Fils de Dieu, en vue d'accomplir foute la volonté du Père céleste, aussi bien dans la privation ou l'abstention des biens matériels de ce monde, que dans leur usage. Dans les deux cas, Jésus-Christ obéissait vraiment à Dieu, mais dans le premier cas, il trouvait une occasion plus opportune de montrer son immense gratitude, en faisant des choses extrêmement difficiles pour son Père, de qui, sans aucun mérite précédent de sa part, il avait reçu des bienfaits aussi magnifiques que l'union hypostatique, et toutes les autres grâces qui y sont incluses.

S. Ignace introduit donc le retraitant dans la Sainte Famille en qualité de “ petit pauvre et de petit serviteur indigne "”, pour qu'il ne cesse de croître dans la connaissance et dans l'amour de ce Dieu fait homme, dont il a reçu des bienfaits si magnifiques, et pour qu'il apprenne par ses exemples la pratique de la pauvreté et de l'humilité.

Dans chaque épisode de la vie du Christ, il a soin de lui rappeler que ce que le Seigneur fait, il le fait pour lui, et que chaque trait est comme un chaînon d'une très longue série de souffrances et de peines qui ira aboutir à la mort

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en croix, et que tout cela il le souffrira pour lui.

Cependant ces travaux et ces souffrances seront accompagnés de consolations spirituelles et même de gloire et de consolation extérieure. Car si le Christ naît dans la pauvreté, les incommodités, dans l'abandon et l'oubli des hommes de ce monde : cependant par un bienfait de son Père céleste, il ne manque point d'adorateurs : et ce ne sont pas seulement de simples pasteurs, mais encore de puissants rois et, plus encore, des troupes angéliques, qui viennent l'adorer. {

Les sentiments à concevoir en ces trois premiers jours, sont tendres, suaves, délicats : les personnes que le retraitant contemple, forment un vif contraste avec celles de la première semaine, Quelle paix ne ressentira pas le petit serviteur dans la compagnie de Jésus, de sa très sainte Mère, du saint. époux ce Marie |

S. Ignace entretient ces doux sentiments chez le retraitant en supprimant pendant ces jours l'exercice de minuit, en permettant l'usage de la lumière et les commodités temporelles. En outre, de soi, les exercices sont tels qu'ils ne demandent pas de pénitence comme en réclamaient ceux de la première semaïne, (add. 7° de la deuxième semaine). En un mot : ces trois jours ont beaucoup de ressemblance avec ceux de la quatrième semaine.

S. Ignace fait goûter au retraitant la joie et la

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