‹ Analyse des exercices spirituels de S. Ignace de LoyolaChapitre 171 sur 216 · L SALE SE 2 GE · texte numérisé non relu

L SALE SE 2 GE

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faire usage, selon S. Ignace, que lorsqu'il n'est pas possible de connaître la volonté de Dieu par un autre moyen.

Cette extrême difficulté explique pourquoi il a voulu que la vertu fondamentale et caractéristique de la Compagnie fût l'obéissance, par laquelle il nous est si facile de connaître en toute certitude la volonté divine ; et il est remarquable que, dans les Exercices, S, Ignace ne traite nulle part de propos délibéré de l'obéissance, mais quil y envisage toujours la plus grande gloire de Dieu comme moyen de connaître la volonté divine ; tandis que dans la lettre de l'obéissance, pour connaître la volonté de Dieu jamais il ne renvoie à la plus grande gloire divine, mais toujours à la voix du Supérieur.

De plus lorsque dans les Étendards, il parle de l'humilité, née du mépris des richesses et des honneurs, il dit qu'elle est le principe et l’origine de toutes les autres vertus : et dans la lettre de l'obéissance, il établit, avec S. Grégoire, que : ‘* entre toutes les vertus, c'est l'obéissance seule qui produit et entretient les autres dans nos cœurs, ”

D'après les trois Modes d'humilité, l'on serait porté à croire que S. Ignace regarde comme une même vertu l'obéissance et l'humilité : puisqu'il fait consister celle-ci dans l'accomplissement des commandements de tout Supérieur légitime, soit divin, soit humain ; il n'en est rien cependant :

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dans cet exercice il entend par humilité cet abaissement de soi et de cette dépendance du Supérieur qui amène le subordonné à obéir au Supérieur : ‘ elle consiste à m'abaisser autant que je le puis, et à m'humilier, de manière que je reste soumis en tout à la loi de Dieu Notre- Seigneur, ’ Ce sont ses paroles et elles montrent qu'il regarde l'abaissement et l'humilité comme une disposition requise pour obéir.

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