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offert à lui, pour ne pas m'écarter de l’'accomplissement de sa divine volonté.
Ici je ne peux pas me contenter seulement d'offrir, mais puisque le Seigneur accepte l'offrande, je dois donner ; et ma donation, je dois la faire en justice, c'est plus encore qu'une donation, c'est une restitution : tout ce que j'ai, le Bon Dieu me l’a donné comme en dépôt, sans renoncer à son droit de propriété, sans me le transmettre ; maïs plutôt avec l'obligation pour moi de lui restituer tout, et de lui livrer même ma personne, dès que lui, l'unique maître, manifestera la volonté de les récupérer.
Eh bien, maintenant, il me réclame tout cela : et moi, avec toute l'ardeur de mon cœur, je lui donne et lui rends ce qui lui appartient : “ comme un ami, dit S. Ignace, qui offre à son ami, je dirai d'un cœur vraiment touché : Prenez, Seigneur, (puisque c'est à vous) et recevez (car alors même que cela ne serait pas à vous, mais à moi, je vous le donnerais) foute ma liberté, ma mémoire, mon entendement et ma volonté entière avec fout ce que j'ai et possède, Vous m'avez donné toutes ces choses, Seigneur, je vous les rends, elles sont entièrement à vous, disposez-en selon foute l'étendue de votre volonté. Donnez-moi votre amour et votre grâce, car c'est assez pour moi.
De la part de Dieu, il ne manquera désormais au retraitant ni la grâce, ni l'amour, pourvu que
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l'homme, de son côté, soit fidèle à son oblation et à sa donation. Aussi pour l'aider à maintenir sa détermination, S. Ignace lui propose-t-il trois autres points très propres à nourrir son amour et capables de le rendre de plus en plus digne de recevoir chaque jour des grâces et des dons spirituels plus grands.
Ceux qui ont fait aussi parfaitement que S. Ignace le demande la totale donation d'eux-mémes à Dieu, ne doivent plus désormais vivre pour eux-mêmes, mais seulement pour Dieu, à la manière que le Saint inculque dans les Constitutions, (III, 1, S 26) : ‘ Que tous aient soin d'avoir une intention droïîte, non seulement quant au genre de vie qu'ils ont embrassé, maïs aussi dans toutes leurs actions particulières, s'y proposant foujours avec sincérité de rendre service et de plaire à la Bonté divine, pour l'amour d’elle-même et en considération de la charité et des bienfaits singuliers dont elle nous a prévenus, plutôt que par la crainte des peines ou par l'espérance des récompenses, quoiqu'ils doivent s’aider aussi de ces derniers motifs ; et qu'ils cherchent Dieu en tout, se dépouillant, autant que possible, de l'amour de foutes les choses créées pour diriger toutes leurs affections vers le Créateur, l'aimant dans foutes les créatures, et foutes les créatures en lui, selon sa très sainte et divine Volonté.
Or ceux que S. Ignace appelle à un aussi excellent genre de vie, ce ne sont pas ceux qui tra-
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