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Notre-Seigneur. ” Cette recherche de Dieu en toutes choses, il la fait consister en ceci : 1) négativement en ‘ se dépouillant, autant que possible, de l'amour de toutes les choses créées, pour diriger toutes leurs affections vers le Créateur ” ; 2) positivement “ en l’aimant dans toutes les créatures, et toutes les créatures en lui, ”
Ces mots ramènent naturellement à la mémoire les trois derniers points de la Contemplation pour cbtenir l'amour. Si Dieu est présent dans toutes les choses créées, et si en elles “ il agit comme s'il travaillait ”, comment mon cœur, ravi de la beauté et de la bonté si défaillante de la créature, ne le serait-il pas par l'infinie beauté et bonté du Créateur ? Qui aimerait l'écrin plus que le joyau très riche qui s'y trouve enfermé ?
Si toute bonté et toute perfection créée est une participation infiniment petite de la perfection infinie du Créateur qui ne cesse de la li communiquer, comment ne pas élever mon cœur à l'amour de cette source infinie d'où découle le tout petit ruisselet ? Tout artiste intelligent pré: fère l'original d'une œuvre de maître à sa copie, quelque parfaite qu'elle soit, Or que sont les choses créées sinon une très pâle image de la bonté et de la beauté infinie de Dieu ? Nous devons donc les aimer toutes, non pas en ellesmêmes, maïs en Dieu,
S'il est permis de dire notre sentiment, dans les trois derniers points de la dernière contem-
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plation S. Ignace s'est dépeint lui-même tel qu'il s'est trouvé, transformé en un autre homme, après l'extraordinaire illumination interne, reçue non loin de la grotte de Manrèse, quand il faisait les Exercices ou achevait de les faire.
Il en sortit en effet changé en un autre homme :; il lui parut qu'on lui avait donné un autre entendement : les choses lui apparaïissaient autrement qu’elles ne lui avaient apparu auparavant : dès lors il commença à voir ce qui, derrière l'écorce des créatures, se cachait à la perception, non seulement des sens, mais aussi de l'entendement,
Ce changement dans les facultés appréhensives fut suivi naturellement d'un changement dans les facultés affectives. Comme ïl voyait toutes les choses en Dieu et Dieu en chacune d'elles, il se mit à aimer Dieu en toutes et toutes en lui, conformément à sa très sainte et divine volonté: et il sadonna de toutes ses forces à pratiquer le plus grand des commandements, celui de l'amour de Dieu, et le second semblable au premier, celui de l'amour
du prochain pour Dieu. Et le reste de sa vie fut
un témoignage évident de la perfection avec Îaquelle il accomplit ces deux commandements.
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