‹ Analyse des exercices spirituels de S. Ignace de LoyolaChapitre 185 sur 216 · CNRC ED UN CD E · texte numérisé non relu

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indirect celui-ci, qui consiste à se purifier des fautes commises et à se tenir en garde pour ne pas tomber dans de nouvelles.

Dans le deuxième point, il fait ‘ demander son secours pour connaître nos péchés et pour les expulser de notre âme. ”

S'il est vrai qu'une personne spirituelle remarque facilement que sa conscience est souillée par le péché mortel, elle ne peut pas en dire autant des imperfections, ni même parfois du péché véniel. Pour ce qui regarde les imperfections, l'expérience personnelle nous dit combien elles sont difficiles à reconnaître, Et sur ce point, certes, le reproche du Sauveur s'adresse à nous aussi : nous avons des yeux de lynx pour voir la paille dans l'œil des autres et nous ne voyons pas les poutres dans les nôtres. I1 faut une grâce spéciale de Dieu pour connaître ces fautes, cet beaucoup plus pour les avouer et nous en amender.

Nos fautes une fois reconnues dans le troisième point, avec la lumière d'en haut, dans le quatrième S, Ignace nous en fait demander pardon ; et dans le cinquième il nous fait faire ie propos d'amendement.

Il semble qu'on ne peut imaginer de moyen plus facile et plus efficace pour conserver et consolider le fruit des Exercices. Aussi comprendon l'estime que S, Ignace avait pour cet exercice. Nous voyons dans sa vie qu'il le faisait à chaque

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heure, si les occupations ne l'absorbaïent pas; et si elles l'en empêchaient, en les terminant il se recueillait et s'examinait pour voir s'il ny surprendrait pas quelque chose de moins ordonné, afin de s'en purifier.

Mais S. Ignace a porté plus loin encore Îla guerre contre les fautes. Si l'on fait avec cœur ) l'examen général, l'on remarque vite que les fautes quotidiennes sont de même espèce, sinon toujours les mêmes. Cette constatation nous aidera à découvrir leur racine, ou ce que nous avons coutume d'appeler le ‘“ défaut dominant, ”

Pour extirper cette mauvaise racine, S. Ignace emploie l'examen particulier. Les règles minutieuses qu'il prescrit pour le faire avec fruit indiquent bien la souveraine importance quil lui attribuait. Il est prouvé par les procès que déjà à Manrèse le nouveau pénitent pratiquait l'examen particulier, et il persévéra si bien dans cet exercice si utile qu’en sa dernière maladie il marquait encore ses fautes dans son petit carnet, avec beaucoup d'exactitude.

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