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le traducteur de la Vulgate en ces termes : “ Il faut bien remarquer que l'autographe ne porte pas le péché d'orgueil (comme on a traduit) : et non plus l'orgueil, mais simplement quelque orgueil. ” Le même Père fait des remarques sem-
blables à celles-ci en trois endroits qui précèdent,
CAMINAR. — CORRER {marcher, courir). — Nous avons déjà vu aïlleurs que par ces deux verbes et par un troisième fpasear, se promener), S. Ignace désigne d'une manière descriptive les trois degrés contenus dans ses Exercices. Dans les Constitutions il répète les idées exprimées par les deux premiers verbes,
En parlant de ceux qui n'ont pas encore fait les derniers vœux, il dit (P. III, c. 1, $ 1) ” Qu'ils connaissent les moyens qu'il faut prendre pour les vaincre (les tentations) et pour acquérir les vertus solides et véritables. prenant soin de s'avancer toujours dans la voie du service de Dieu. ‘
Mais de ceux qui ont déjà prononcé les deraiershyæœux ilécentMP. VI, c. 3,8. 1).:: 1102 attendu la longueur de temps qu'on a donné à la formation des religieux avant de les admettre dans la Compagnie au rang de Profès ou de Coadjuteurs formés, on peut supposer qu'ils seront des hommes spirituels, et ayant fait assez de progrès pour courir dans la voie de Jésus-
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Christ Notre-Seigneur, etc. “ Le Saint avait écrit : ‘ et il n’est pas nécessaire de leur donner de l'éperon pour qu'ils courent. ”
CRECIDO.— $, Ignace emploie ce participe parfois seul, parfois en le joignant à l'adjectif intenso. Quand il emploie seulement l'adjectif intenso, il veut signifier un effort extraordinaire, dépendant de la volonté de l’homme. Ainsi dans la 6° règle du discernement des esprits (1° sem.): Encore que dans la désolation on ne doive rien changer aux résolutions prises antécédemment, néammoins il est {rès avantageux de se changer soi-même avec courage (intenso). ”
Dans la deuxième il avait déjà dit ‘“* Dans ceux qui se sont mis avec ardeur {intensamente) à se purifier de leurs péchés et à servir Dieu Notre- Seigneur, en s'élevant du bien au mieux, etc. Dans le troisième préambule de la quatrième semaine il fait ” demander la grâce de ressentir une allégresse et une joie intense de la gloire et de la joie si grandes du Christ Notre-Seigneur.”
Dans ce sens il emploie cet adjectif ou son correspondant adverbial ailleurs que dans les Exercices. Dans l'Examen (c. 1. 8 2) il dit que la fin de la Compagnie est “ non seulement de s'appliquer au salut et à la perfection de ses membres avec le secours de la grâce divine, maïs de semployer aussi de toutes ses forces (infensamente), avec la même grâce au salut et à ‘la