‹ Analyse des exercices spirituels de S. Ignace de LoyolaChapitre 29 sur 216 · dif Relation entre la demande du préambule et la · texte numérisé non relu

dif Relation entre la demande du préambule et la

pétition du colloque quand elles diffèrent entre elles.

Quand la demande du colloque et celle du préambule diffèrent entre elles, quelle est donc la principale des deux ?

Laissons S. Ignace répondre lui-même à cette question. Dans la troisième semaine, où, comme nous l'avons vu, il complète la doctrine du colloque, après avoir énuméré les différentes demandes qu'on peut y faire, il formule sa pensée d'une manière générale et en termes brefs, en concluant : ‘ Enfin demandant la grâce que je veux plus efficacement obtenir par rapport à quelques points particuliers .”

Il faut noter la différence entre ces deux formules : ‘ demander ce que je veux "” (préambule) et “ demander ce que je veux plus efficacement ”’ (colloque).

La première implique un désir, une volonté sincère certes et efficace ; sincérité et efficacité qui ne reçoivent pas d'accroïissement dans le colloque ; tandis que la seconde introduit dans le colloque une efficacité plus grande, relativement à la demande du préambule. Telle est, à notre avis, la différence qui existe entre la de-

mande du préambule et celle du colloque, chaque fois que celle-ci diffère de celle-là ; sans doute, dans l'une comme dans l'autre, le Saint veut que nous demandions ce que nous désirons efficacement ; maïs si, dans cette efficacité, il y a des degrés, la pétition plus efficace, et par conséquent le fruit principal que nous devons viser dans l'exercice est indiqué, non pas flans le préambule, mais dans le colloque.

Les exercices où le colloque n'est pas laissé au choix du retraitant et ne comprend pas la même demande que le préambule, sont ceux de la première semaine, des Étendards, des Binaites et, d'une certaine manière aussi, celui du Roi temporel. Dans l'exercice des Binaires, signalons la note finale. Car, bien que S. Ignace lui assigne pour colloque celui ide l'exercice précédent (des Étendards), cependant, ” quand nous sentons, dit-il, une affection ou une répugnance contre la pauvreté actuelle.…., il sert beaucoup, pour éteindre cette affection contraire à l'ordre, de demander dans les colloques (non “pas dans le préambule), même en dépit de la nature, que le Seigneur nous choïisisse pour la pratique de la pauvreté actuelle.

Dans la considération des trois Manières d'humilité, nous trouvons un autre avertissement ana- Jogue : ‘” Celui qui désire obtenir cette troisième humilité, trouvera beaucoup d'avantage à

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