Chapitre II. — De ia Méditation et de la Contemplation
$ 1. — De la Méditation.
La médiation est décrite dans le premier point de l'exercice des trois péchés, non pas d'une manière abstraite et générale, mais par une application concrète au cas particulier dont il s'agit C'est la manière de procéder de S.
Ignace dans toutes ses explications et ses ensei-
La méditation proprement dite, qu'il appelle ” Exercice des trois puissances ‘, consiste selon lui à “ appliquer la mémoire sur la matière de l'exercice, qui dans le cas présent, est le premier péché qui fut celui des anges : puis l'entendement sur le même péché, en réfléchissant : puis la volonté, voulant ce travail de la mémoire et de l'entendement.. " |
Comme on le voit par ces derniers mots, le premier acte qu'exerce la volonté est un acte d'autorité sur la mémoire et sur l'entendement. Car elle veut ‘ ce travail de la mémoire et de l'entendement "”. Cependant cet acte n'est pas le seul que la volonté exerce dans la méditation, ni le principal. S. Ignace en signale un autre par les derniers mots du même passage, lorsqu'il dit : ‘ et la volonté en conséquence s'exercera plus encore à produire des affections ” ; tel est le rôle propre et particulier de cette faculté qui est faculté affective.
$ 2. — De la Contemplation.
Il est bien évident que S. Ignace ne traite pas de la contemplation infuse, dans laquelle l'âme: ” se habet magis passive quam active ” ; mais de celle qui peut s'obtenir par l'industrie humaine, et qui par là même peut être assujettie à des règles.
En quoi diffère cet exercice du précédent ?