‹ Analyse des exercices spirituels de S. Ignace de LoyolaChapitre 64 sur 216 · É, SES · texte numérisé non relu

É, SES

> oz

mr LOS

éprouvé par expérience la vertu des Exercices, prétendirent trouver, dans leur merveilleuse effcacité même, des armes pour Îles attaquer ; au contraire, ceux qui l'avaient eux-mêmes expérimentée, en prirent occasion pour les exalter, ne trouvant pas assez d'éloges pour une œuvre aussi prodigieuse.

Quant aux adversaires, voici ce que le Père Astrain, (1) écrit de l’un d'entre eux, Melchior Cano : “ Notre censeur (Cano) n'ose pas nier ce que l'on apporte en faveur de la Compagnie, à savoir que ses individus sont bons et font du bien aux âmes ; maïs à toute cette bonté, il trouve le défaut d'être prématurée, “

” Qu'ils soient bons pour le moment, dit Cano, et qu'au bout de quarante jours d'Exercices, ou de quatre mois de Compagnie, ils soient saints et rendent rapidement saints ceux avec qui ils traitent, cela n'est pas en leur faveur : il faut au contraire voir en cela les mauvais fruits dont a parlé le Christ ; car ces fruits viennent avant la saison, ils sont trop hâtifs : ce ne sont guère que des bourgeons. Unde suspicandum est qu'il n'y ait là quelque artifice du démon. ‘

” Il insiste beaucoup, continue le P. Astrain, sur ce point qu'un long temps est nécessaire pour se sanctifier, et il insinue que le fondateur de

———————___—___———— (1) Astrain, S. J. Historia de la Compania de Jesus en la

Asistencia de España, I. p. 325. Madrid 1902 et 1912.

Page 1