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Et bien que pour ma part, selon mes désirs et mes inclinations je me trouvasse plus porté et plus enclin à entrer dans l'Ordre de S. François, {tant pour l'antique dévotion de ma race et de mes ancêtres pour ce glorieux Saint, que parc que moi-même depuis ma jeunesse, j'avais été élevé dans cette dévotion ; en outre, cet Ordre religieux m'avait toujours plu par la sainteté de vie, la pauvreté, l'humilité et la pénitence dont ses membres donnent l'exemple) ; pourtant, chose remarquable, mon esprit ne trouvait jamais de paix ni de repos en ce choix. Au contraire, che que fois que venait la pensée d'embrasser à règle de S. François, mon âme éprouvait grande sécheresse et aridité, en même temps que la pri vation et la perte de cette abondance de consolæ tions spirituelles dont elle avait coutume de joüit quand elle faisait contemplation et lorsqu'elles préparait aux bonnes œuvres. Aussi je ne co prenais pas et je ne cessais d'admirer comme ma volonté cherchaït, aimaït et désirait, commet mon intelligence approuvait une chose pouf l'exécution de laquelle mon âme, qui la souhaë tait, se sentait tant de dégoût et d'obstacles quelle était entraînée et pour aïnsi dire com trainte violemment à ne pas chercher ce qu'elle recherchaït, et à ne pas exécuter ce qu'elle dési rait. Ces mêmes sentiments avec plus d'évidenc encore, je les éprouvais, quand l'idée me venait
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d'entrer en quelqu'un des autres Ordres monas- —iiques tels que ceux de S. Dominique, de S. Jérôme, et de la Chartreuse.
* D'autre part si je songeais à entrer dans la … Compagnie de Jésus, Dieu Notre-Seigneur me donnait une si grande tendresse et suavité d'esprit, que l'abondance de cette consolation surpassait la sécheresse et l'aridité précédente. Et cela, Seigneur, ne m'arriva pas, une fois, un jour seulement, mais souvent et longtemps : ce que je regardai comme un indice notable de la volonté du Seigneur concernant le choix d'un état de
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vie, De la nécessité dans ce deuxième temps, de
faire usage des règles du discernement des esprits, l'on conclut que les consolations dont parle ici S. Ignace sont, non pas celles qu'il nomme ! sans cause ‘’, car celles-là ne laissent place à aucun doute, maïs bien celles dont il traite dans les règles du discernement, quand il dit : ” Si une cause a précédé la consolation, celle-ci peut venir également du bon et du mauvais ange, mais pour des fins contraires. ‘ Toutes les règles de discernement qu'il a consignées dans son livre trouvent leur application dans ce deuxième mode ou temps de connaître la volonté divine.
Le troisième temps n'est pas fait d'agitation comme le deuxième : mais au contraire, c'est Îe temps “ tranquille ‘, comme dit S. Ignace, à sa-
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