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a donné pour deux états de vie, le premier qui consiste dans l'observation des commandements. le second qui est celui de la perfection évangéligue.., nous commencerons à chercher et à demander en quelle forme et quel état sa Divine Majesté veut faire usage de nous, ”
C'est, ni plus ni moins, ce qui dans l'annotation 1e s'appelle “ chercher et trouver la volonté divine touchant la disposition de sa vie pour le salut de l'âme ", et ce qui, dans le titre même des Exercices, est exprimé par ces mots : “ pour ré: gler sa vie, ” Toutes ces expressions signifient cette seule chose : le retraitant cherche à savoit s'il doit rester dans le premier état où il se trou: ve, ou bien s'il doit passer au second, qu'il ne peut embrasser sans un appel spécial de Dieu C'est la seule alternative que propose le Saint dans le Préambule pour considérer les états de vie.
Ici se présente une difficulté. Si le retraitant na pas d'autre prétention que de sauver son âme, en servant Dieu tout juste assez pour faire son salut, quelle nécessité a-t-il de s'enquérir Si Dieu l'appelle ou ne l'appelle pas au second état, puisque dans le premier, il peut faire son salut en observant simplement les préceptes ?
La réponse est que, de même que personne n€ doit passer à l'état de perfection évangélique sans un appel divin; car comme le dit Notre-Seigneurt
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Ce n'est pas vous qui m'avez choïsi, c'est moi qui vous ai choisis. (Jean, XV, 16), de même, c'est pour le moïns exposer à un grave danger son salut que de se rendre sourd à la vocation de Dieu, lorsqu'on est appelé par Dieu à l'état de perfection ; et certes, il n'est pas de force plus puissante pour obliger l'homme à embrasser le second état et à y persévérer après l'avoir embrassé, que de voir son salut conditionné par la fidélité à l'appel de Dieu.
C'est précisément le cas des trois Binaires : ! tous veulent se sauver et trouver Dieu Notre- Seigneur dans la paix ‘, et tous recontrent : 1) ‘ un poids, une grande difficulté "”, et de plus: 2) un obstacle qui les empêche de trouver Dieu en paix et de se sauver, En quoi rencontrent-ils ce ‘ poids ”, cet “ obstacle ” ? Le Saïnt répond: * Dans leur affection pour la chose acquise ”, Cette affection serait-elle peut-être mauvaise en soi ? La chose a-t-elle été acquise illicitement, injustement ? Nullement. Comment donc sa possession et son bon emploi peuvent-ils non seulement leur peser, mais même être un obstacle au salut ? C'est que Dieu leur a fait voir dans l'exercice des Étendards que l'affection aux richesses et aux honneurs, qu'ils possèdent licitement, constitue pour eux non seulement des filets dans lesquels le démon les tient captifs, mais aussi des chaînes qui les eniravent s'ils ne les se-
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