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couent : en un mot, ils sont du nombre des appelés et des élus pour suivre les conseils évangéliques.
En second lieu, S. Ignace suppose que le retraitant désire se sauver et louer, ou, comme il le dit ensuite, servir Dieu Notre-Srigneur de la manière et dans la mesure que réclame la réalisation de son désir. Il suppose, en outre, que la gloire qu'il rend à Dieu dans le premier état, par la seule observance des commandements, ne lui donne pas toute garantie de faire son salut éternel ; et c'est tellement vrai que pour assurer son salut, il recherche si c'est la volonté de Dieu qu'il le serve dans le second état et qu'il observe et garde; outre les commandements, les conseils évangéliques.
Enfin, il faut noter le moyen que S. Ignace propose au retraitant pour découvrir la volonté divine : Considérer d'abord pourquoi il est au monde, … choisir comme moyen (pour se sauver] une forme ou un état de vie parmi ceux que l'Église admet. ”
Et ce moyen est enseigné par Dieu lui-même à S. Ignace pour connaître la volonté divine, quand il n'est pas possible de la découvrir par les voies ordinaires. En effet, il s'agit de s'assus rer de la volonté de Dieu à l'égard de tel homme en particulier. La volonté de lêtre raisonnable est chose si intime et si personnelle que, s'il ne
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la manifeste par quelque signe extérieur, il est impossible de la connaître. Dans notre hypothè-
se : ni pan une loi ou un précepte, ni par un su-
périeur légitime qui parle au nom de Dieu, ni par le moyen du premier et du second temps pour faire une saine et bonne élection, Dieu ne fait connaître à l'homme sa volonté sur la question de savoir s'il doit rester dans le premier état, ou s'il lui faut passer au second.
Le critère que S. Ignace établit pour arriver à connaître ce que Dieu veut dans ce cas, est celui-ci : c'est la volonté de Dieu que l'homme glorifie son Créateur, et par cette glorification Sauve son âme, Par conséquent, si, désirant vous Sauver, vous comprenez que, dans le premier état, vous ne réalisez pas votre désir, c'est un signe que Dieu vous veut dans le second : pour vous donc, embrasser le second état est le moyen le mieux indiqué sinon le moyen nécessaire, pour garantir votre salut,
Il se présente des cas où les partis entre lesquels il faut choisir, n'ont pas une relation aussi intime ni aussi nécessaire avec le salut éternel de l’âme : comme par exemple, si l'on avait à choisir entre le ministère parmi les fidèles ou le ministère parmi les infdèles, l'enseignement ou la prédication, ou s'il s'agit pour un supérieur d'appliquer un inférieur à tel ministère ou à tel autre, etc. Dans ce cas, S. Ignace recourt à cet
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