DOSAGE DE L'OXYDE DE CARBONE
a) Dosage par le chlorure cuivreux. — LEBLAnc® observa le premier que l’oxyde de carbone était rapidement absorbé par le chlorure cuivreux, et avec une énergie comparable à celle dégagée par l'absorption de l'acide carbonique par la potasse.
1 Hahn, Journal für Gasbeleuchtung, 1900, p. 347.
2 Hanküs, S{ahl und Eisen, 1903, p. 261.
# Haber-Oëchelhauser, Journal für Gasbeleuchtung, 1900, 347.
# Lebeau et Damiens, Bullelin Sociélé Chimique de France, 1913, p. 560. 5 Leblanc, Comptes rendus Académie des Sciences, t. 30, p. 483.
À partir de cette époque, les solutions de chlorure cuivreux furent employées pour le dosage de l’oxyde de carbone, tant en analyse de précision qu’en analyse industrielle.
WixxLer!, en étudiant cette absorption, trouva que ce réactif absorbait complètement l’oxyde de carbone, et il publia que le dosage de ce gaz n'était pas difficile et que l’on avait dans un temps très court des résultats certains.
Exemples :
CO employé CO trouvé 17,8 17,8 26,1 26,0 11,4 119
MarkeL?, en 1885, remarqua qu'en traitant les gaz par les solutions de chlorure cuivreux, il se produisait souvent une augmentation de volume.
HewpeL* prétendit que les augmentations n'étaient dues qu’à la mise en liberté de carbures comme l’éthylène, l’acétylène dissous dans le réactif lors d’une absorption antérieure.
Drexscawipr# montra que l’oxyde de carbone n'était pas combiné au chlorure cuivreux et qu'il était mis en liberté par l’agitation des gaz à analyser avec la solution du réactif ayant déjà dissous de l’oxyde de carbone au cours d'une analyse précédente.
Il montra que les solutions de chlorure cuivreux dans l’ammoniaque ou l'acide chlorhydrique fraîchement préparées, dans lesquelles on a fait dissoudre l’oxyde de carbone pur, abandonnaient un peu de gaz absorbé lorsqu'on les mettait en contact avec un autre gaz, de l'hydrogène, par exemple, comme le montrent les chiffres suivants :
1 Winkler, Zeitschrift für analytische Chemie, t. 12, p. 197. 2 Markel, Berichte, t. 20, p. 2344.
3 Hempel, Berichte, t. 20, p. 2344.
# Drehschmidt, Berichte, t. 20, p. 2752,
Solution Solution ammoniacale. chlorhydrique.
RE TS Le M RS CO absorbé au préalable. . 93,1 92,7 91,55 91,60 Og7,15 12,1 85,9 92.7 92,6 91,75 a L ' ..
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Drexscaminr! constata : 1° que l'hydrogène agité deux minutes avec une solution fraichement préparée de chlorure cuivreux dans l'acide chlorhydrique, perdait 0,6 pour 100 de son volume ; 2° que la solution ayant dissous l'hydrogène, agitée avec de l'azote, cédait un peu de gaz.
Il prouvait donc que les solutions de chlorure cuivreux dissolvaient des gaz autres que l'oxyde de carbone et qu’elles perdaient une partie du gaz dissous en les agitant avec un autre gaz.
Il ajoutait ensuite que l'absorption de l’oxyde de carbone par le chlorure cuivreux en solution acide ou ammoniacale ne permettait pas d'obtenir des résultats certains.
Leysozor? trouva qu'une solution de chlorure cuivreux ayant été un peu oxydée à l'air abandonnait de l'oxygène quand on l’agitait avec l'oxyde de carbone, mais WiNkLer? prétendait que la remarque de LeysoLnr devait être erronée, parce qu'il n'avait jamais pu déceler d'oxygène à l’aide de la coloration que prend le pyrogallate de potassium au contact de ce gaz.
WixxLer décrivit alors une méthode de dosage de l’oxyde de carbone, basée sur l'absorption par le chlorure cuivreux en présence de chlorure de palladium. La solution se colorant en noir par suite de la formation de palladium, d’après la réaction : CO + Pd CP + H20 = CO? + 2 HCI + Pd, il dosait, l'acide carbonique formé avec l’eau de baryte titrée, et le palladium colorimétriquement.
1 Drehschmidl, Berichle, t. 21, p. 2158.
? Leyboldt, Chemiker Zeitung, 1888, p. 1277.
3 Winkler, Zeilschrift für analytische Chemie, t. 28, p. 260.
Cette réaction était, d'après Winkcer, sensible à o cc. o1 d'oxyde de carbone, mais il reconnut qu’elle était d'une exécution très délicate, par suite peu pratique, et il conseillait finalement de doser l’oxyde de carbone en l’absorbant par plusieurs agitations avec une solution ammoniacale de chlorure cuivreux.
D'autre part, TrAnwELL! signale que, dans la réaction de WinKkLer, l'apparition du palladium a lieu même en l’absence de CO, mais qu'il y a des concentrations avec lesquelles la réaction ne se fait qu'en présence de ce gaz.
Les difficultés qu'on rencontre pour parvenir à ces limites sont telles que le procédé devient inapplicable.
A. GaurTier et CLausmann? ont constaté aussi qu'une solution acide de chlorure cuivreux n’absorbe pas complètement l’oxyde de carbone, même après plusieurs agitations avec une quantité de réactif suffisante pour absorber le gaz, qu'un deuxième traitement diminue l'erreur, mais ne la fait pas disparaître et que l’oxyde de carbone est d'autant plus difficile à absorber que le gaz traité en contient moins.
Czako prétend que le dosage de l’oxyde de carbone par le chlorure cuivreux ammoniacal, préparé d’après WinkLer, donne des résultats suffisamment exacts si on sait bien l’exécuter. Il indique de faire trois absorptions, chacune avec 5 centimètres cubes de réactif et en agitant pendant trois minutes.
b) Dosage à l'aide de l’acide iodique. — Dirre* constata le premier que l’anhydride iodique était réduit par l’oxyde de carbone, d’après l'équation