‹ Analyse du cartulaire de l'abbaye de FoignyChapitre 3 sur 12 · X. — Anselme, évêque de Laon, déclare ledit acte. Même date · texte numérisé non relu

X. — Anselme, évêque de Laon, déclare ledit acte. Même date

XI. — Nicolas, abbé de Saint-Michel-en-Thiérache, déclare ledit acte. Même date.

XII. — Thomas de Coucy, seigneur de Vervins, déclare que l'abbaye possédait une haie entre les chemins menant de Foigny à Landozies-Grange et à Landozies-Ville et qu'il renonce aux prétentions qu'il élevait sur elle. 17 des kalendes de septembre 1226.

XIII. — Le mayeur et les échevins, jurés et membres de la communauté de la ville de Vervins font la même renonciation pour ce qui les regardait : en récompense l'abbaye donne gracieusement l'aisance d'un chemin à travers sa masure sise à Vervins, derrière la maison de l'abbaye : plus l'usage d'un chemin sur la terre de l'abbaye, au lieu où son passage causerait le moins de préjudice, de la fontaine dite de Jovenechos jusqu'au territoire de Fontaine, assez large pour pouvoir y conduire deux chevaux de front (unum juxta alterum) . Juin 1229.

XIV. — Thomas de Coucy, seigneur de Vervins, confirme à l'abbaye la possession franche de toutes les terres laissées par Ulric, prêtre de la dite église, terres, prés, maisons, etc. ; et toutes les tenures que l'abbaye a pu acquérir jusqu'à ce jour à Vervins ; plus la permission de placer dans la maison de l'abbaye à Vervins un sergent franc de toutes taxes, non bourgeois de la ville, pour vendre et acheter les denrées pour l'abbaye, et pour sa consommation personnelle sans pouvoir revendre. Ce qu'approuvent Ingelrand, son frère, seigneur de Coucy, Robert, son frère, MathUde, sa femme. Juin 1229.

Cart. de Foi. 2

XV. — Charte par laquelle Mathieu, abbé de Foigny, reconnaît que le monastère doit annuellement à Colard, anciennement prévôt de La Flamengrie, trois muids de blé vieille mesure de Guise à prendre audit monastère, et à l'intérieur, libre de la redevance du vin âge. An 1293, troisième férié après la Pentecôte. (Cet article est biffé d'un trait d'encre moderne, et ce, sans doute parce qu'il est en caractères du xrv* siècle.)

ÀUBENTON

XVI. — Barthélemi, évêque de Laon, rend à l'abbaye i'aleu de Saint- Etienne, de Fesmy, contigu à l'abbaye et à laquelle il était nécessaire, après que l'abbé Robert de Fesmy l'eût remis entre les mains dudit évêque. An 1121.

XVII. — L'abbaye de Saint- Jean cède à l'abbaye de Foigny la terre de Drogon, dite Fliegnies (La Censé-Carrée), sous un cens de 3 sols payable à la Saint-Remy et à condition de payer la dîme au cas où les moines y bâtiraient et y habiteraient, et moitié de la dîme en cas de défrichement; le droit de prendre du bois pour tous les usages en cas de besoin, et la permission aux hommes de Fontaine d'y avoir pâturages et usages du bois pour bâtir, vendre et brûler «c quia ipsa terra eorum baticium est. »

XVHI. — Guillaume, abbé de Saint-Michel, déclare que Baudoin, convers de Estrées, du consentement de Jobert, son frère, a donné à l'abbaye de Foigny tout ce qu'il avait et attendait de l'héritage de sa mère ; approuvant cet acte comme propriétaire (quia est de fundo nostro), moyennant un cens de 21 deniers, bonne monnaie, plus 5 sols dus par ledit pour la dîme d'Aubenton. An 1185.

XIX. — Gautier, évêque de Laon, déclare que Roger, abbé de Saint-Jean, cède à l'abbaye de Foigny moitié de la terre de Fliegnies aux mêmes conditions que celle-ci avait acquis l'autre moitié de l'abbé Baudoin, c'est-à-dire sous un cens de 3 sols ; que Drogon de Fontaine, du consentement de Roger, qui tenait à cens cette autre moitié, a vendu ses droits, avec l'approbation de ses enfants et de tous ses proches, Egide, son fils, Roger, chevalier, Romond, ses frères. Il faut ajouter que dans la moitié que Foigny a reçue de l'abbè Baudoin, plusieurs hommes possédaient des parcelles par héri-

tage : l'un d'eux, Vautier, se croisant, donne la sienne ; les autres, Hagono et Etienne, dit Loup, Gérard, dit Homo, vendent les leurs.

XX. — Renier, seigneur de Sainz, et Elisabeth, sa femme, Godefroy, Renier et Guy, leurs fils, approuvent l'acte n° XVIII. An 1186.

XXI. — Milon, doyen de Saint-Jean-au-Bourg, Jean Parisien et Raoul d'Origny, chanoines de Laon, déclarent l'accord entre l'abbaye de Saint- Michel-en-Thiérache et celle de Foigny, intervenu aux conditions suivantes : Les moines de Foigny pourront acquérir à Estrées six modiées de pré (mesure de Guise), franches, moyennant le paiement du double cens suivant l'usage dudit lieu et engagement de vendre ce qui serait acquis en plus dans Fan et jour de l'avertissement. Sur les onze modiées de terres arables acquises en ce lieu par les moines de Foigny, ils cèdent à Saint-Michel une modiée de terre, ni meilleure, ni pire, retenant jusqu'à une modiée de terre et même au besoin trois jalois en plus contigus à la modiée ensemejicée pour le passage de leurs bestiaux. Lesdits religieux pourront cultiver cette modiée s'ils le veulent, et en ce cas, ils paieraient la dime et le terrage de l'abbaye de Saint-Michel : ils ne paieraient pas s'ils ne cultivaient pas. Quant ap reste de la terre qu'ils possédaient en face de l'église d'Estrées, ils peuvent la vendre, mais ils en devront la dîme tant qu'ils la détiendront. An 1215.

XXII. — Egide, seigneur d'Estrées, déclare laisser l'abbaye posséder en paix et franchise à Estrées les modiées de pré susdites et 18 jalois de terre arable, en ajoutant qu'elle a le droit de vendre le surplus des terres qu'elle y possède et ce qu'elle y acquerrait à l'avenir, s'en remettant d'avance en cas de discord à l'arbitrage de l'abbé de Thenailles et du doyen de La Capelle. An 1221.

XXIII. — Enguerrand, seigneur de Coucy, confirme comme suzerain l'acte ci-dessus mettant fin à d'anciens démêlés. Juin 1221.

XXIV. — Anselme, évéque de Laon, confirme même acte. An 1221.

XXV. — Gilon, seigneur d'Estrées, du consentement de Vautier, seigneur d'Avesnes, comte de Blois, donne son pré d'Aubenton, près de la grange de l'abbaye, dite d'Aubenton, de sa haie à la rivière de ce nom ; plus l'usage de tout son domaine d'Estrées, et la franchise de la terre sise entre la haie dudit seigneur et celle de l'abbaye depuis les prés jusqu'à la route qui mène de Estrées à Origny. Décembre 1224.

XXVI. — Charte en ce sens dudit Vautier, d'Avesnes. Novembre 1224.

XXVII. — Anselme, évêque de Laon, même acte. Décembre 1224. XXVIH. — Nicolas, abbé de Saint-Michel, même acte. Décembre 1224.

XXIX. — Garnier, évêque de Laon, déclare que du consentement de Vautier d'Avesnes, comte de Blois, Gilon, seigneur d'Estrées, a vendu à l'abbaye 12 modiées de bois contiguës au territoire de Ohies pour 40 livres 100 sols de Laon et a donné le pré d'Aubenton sus mentionné ; ce que loue Elisabeth, femme de Gilon, consentant que si quelque discord s'élevait, il serait réglé amiablement par l'abbé et le prieur de Fusny : donnant encore l'aisance au terroir d'Estrées pour tous les animaux de l'abbaye, entre les limites susdites. Juin 1229.

XXX. — N. deTroyes, officiai de Laon, déclare que Jean, curé de Merlin, a donné tout ce qu'il avait et un pré au terroir d'Estrées au lieudit Querceutt, duquel pré l'abbaye possédait déjà la moitié, avec la réserve de conserver viagèrement le produit du quart dudit pré, déduction faite des frais que l'exploitation causerait au monastère. An 1229.

XXXI. — Garnier , évêque de Laon, déclare vidimus de sa charte n° XXIX. Mars 1243.

LANDOUZIES CURTIS

XXXII. — A. 0. évêque de Paris, H. abbé de Saint-Denis, et Maître P. de Corbolio, à N. abbé [de Saint-Jean-de-Laon et à son chapitre, font savoir que de temps immémorial le territoire de Landozies a été donné à l'abbaye de Foigny par le roi de France, et confirmé par le roi Louis, ayeul du roi Philippe régnant,? nonobstant la prétention des moines de Compiègne qui depuis quarante ans et plus payaient à ladite abbaye de Saint-Jean 5 deniers de pension annuelle. An 1136.

XXXIII. — Oton, évêque de Paris, et Pierre de Corbolio, et H. abbé de Saint-Denis, juges apostoliques sur le différent entre les abbaye? de Compiègne et de Foigny au sujet de la restitution de la propriété de certains biens au lieu dit Fagelum-Sancti-Cornelii (1), d'où les moines de Compiègne

(1) Le Fay.

se plaignaient d'avoir été violemment dépossédés et sur deux sentences d'excommunication et d'interdit prononcées par feu Henri, évêque de Sentis, décident que les moines de Foigny n'ont rien à restituer ni à subir des sentences susdites. An 4137.

XXXIV. — Anselme, dit abbé de Foigny, et Grégoire, dit abbé de Thenailles, font savoir que de nombreuses discussions s'élant élevées entre eux pour des terres à Landozies, ils se sont mis d'accord, en ce sens que cette dernière abbaye gardera toute la terre contiguë à Thenailles jusqu'au jardin de la Fontaine des Larrons et jusqu'à l'endroit où elle tombe dans le ruisseau de Landozies, laquelle terre était auparavant à Foigny, laquelle conservera franchement tout ce qui, en dehors de ces limites, était à l'autre monastère, sauf l'église du lieu et les dîmes des laïcs, « si forte layci non converti nec ad opus conversorum infrâ terminos parrochie de Landoeis làboraverint, »' et les aisances audit territoire, lesquelles Foigny conservera également au territoire de Thenailles et sur les terres au sujet desquelles vient d'intervenir l'arrangement. Il fut convenu que si ultérieurement un village était construit audit territoire, « Fusnaciensis ecclesia terram lïberam ad atrium et ecclesiam faciendam tradet ; » enfin que ladite abbaye devra payer 4 sols de cens pour un pré au prieur de Saint-Gobert. An ^170.

SPARSIACUS

XXXV. — Barthélemi, évêque de Laon, fait savoir que Clarembaud de Rosoy lui a remis, pour en investir l'abbaye de Saint-Martin-de-Tournay, le village d'Eparcy, qu'il tenait en bénéfice <ludit prélat, pour le posséder librement et franchement avec toutes les dépendances relevant du manoir (mansum dominicum) ; que ledit Clarembaud permet à ceux de ses chevaliers qui auraient de lui des bénéfices en cette terre d'en disposer de même pour l'église de Tournay. Enfin, Macaire de Guise « qui tempore guerre illius ville terragia violenter accipere solebat » renonce, du consentement de ses fils, à cette mauvaise (malam) coutume. Cette donation fut approuvée par Elisabeth, femme de Clarembaud, et leurs enfants. — L f évêque déclare encore que Ermengarde de Montaigu et son fils Nobert ont donné à saint Martin une femme nommée Amulberga, avec son fils Guillaume, « qui ad conversionem venerunt », avec toutes leurs terres, maison, verger, aleu,bois,

dix agneaux et deu*pièces de vignes, le tout en aleu, et une autre pièce de vignes rapportant 6 septiers de vinage. Il enregistre encore les donations suivantes : par Bérenger et Emma, sa sœur, de tout ce qu'ils pourraient prétendre à titre d'héritage sur les dites aumônes, et de terre en aleu avec vigne rapportant 4 septiers de vinage, d'une maison et pré, rendant 8 deniers de cens; par Alwidis de Vallis (Vaux?) ses fils et filles, de pièces de vignes sises au village dit Vallis, valant 2 muids de vinage : Herman étant abbé de Saint- Martin. An 1130.

XXXVI. — Barthélemi, évêque de Laon, fait savoir que Clarembaud de Rosoy, ayant été excommunié pour les violences commises par lui contre l'abbaye de Saint-Martin-de-Tournay, se décide à faire pénitence et pour ce donne au monastère tout ce qu'il avait à Eparcy, y compris bois pour vendre et « captura venationum », justice et avouerie, du consentement de sa femme et de ses enfants, de son fils Robert; ajoutant que les chevaliers ayant fiefs en ce territoire seront hommes de l'abbaye : et, « ad cumulurn sue misericordie, » il consent que les moines d'Eparcy allant au marché soient libres de toutes choses, eux, leurs convers et les serviteurs de la maison, pour leurs bêtes et celles qu'ils achèteront pour leur nourriture ; que chaque an ils aient deux chars de vin, circulant en franchise avec droit de vente ; les moines m pro hac tara congrua satisfactione » consentent que les. vicini Bucilienses puissent user des pâturages pour leurs bêtes à condition de ne causer aucun dommage et fassent du bois mort, se conformant en cas de contravention à la loi de la terre (ad legem terre) : l'évêque décide que la rente de 20 livres de cire due « de feodo » à l'abbaye sera réduite à 14 livres. An 1142.

XXXVIL — Ivo, abbé de Saint-Martin-de-Tournay, déclare remettre à l'abbaye de Foigny ladite donation telle que son monastère Ta reçue par la main de Barthélémy, évéque de Laon. Même date.

XXXVIII. — Barthélémy, évêque de Laon, déclare cette transmission. An 1147.

XXXIX. — Le même donne à Foigny pour le repos de son âme l'église d'Eparcy, par la main de Gossuin, abbé. An 1147.

XL. — Gautier, évêque de Laon, déclare que Odon le Croc a renonoé aux réclamations qu'il faisait au sujet de divers biens sis sur le territoire de

Eparci, en conservant le trécens Je 2 muids du meilleur blé et 2 muids de seigle, dus à Pierrepont, à la Toussaint. An 1171.

XLI. — Jacques, seigneur de Guise et Leschière, se rendant aux conseils des hommes sages, et du consentement de sa femme Adélaïde, donne à Foigny sa forêt d'Eparcy, libre de toute servitude quelconque. An 1174.

XLII. — Roger, évêque de Laon, cède, par la main de l'abbé Anceau, à Foigny, tous droits sur l'autel de la nouvelle ville dite Landozies, bâtie en la paroisse d'Eparcy. An 1178.

XLIII. — Le même déclare que Ernoult, seigneur de Marfontaine, a donné à Foigny et aux maisons en dépendant tout usage aux territoires de Marfontaine, Chanteraine et Loligny (Franque ville), en se réservant ses baies ; consentant sa femme Ada, son fils Henri, Osilis, femme de celui-ci, et Mathieu, son autre fils. De plus que Anceau, chevalier de Vallibus, prenant la robe dans l'abbaye, lui remet moitié d'une rente due par elle de 1 muid de blé et 1 de seigle, du consentement de ses fils Hugues et Ebale, de ses filles et de Ponsard, seigneur de Chaourse, suzerain. Mars 1177.

XLIV. — Le même déclare que Odon le Croc remet pour après lui un des 4 muids de grains, de rente, ancienne mesure de Plomion, à lui dus par l'abbaye. An 1184.

XLV, — Le même déclare que Anselme de Vallibus, ayant pris l'habit à Foigny, lui remet un des deux muids de blé de rente qu'elle lui devait ; qu'ensuite ses fils Hugues, Ebale et Herbert remirent l'autre muid contre 7 livres et donnèrent 3 deniers de cens annuel dus à leur père. An 1188.

XLVI. — Gillebert, abbé de Foigny, et Jean, abbé de Bucilly, font un échange de parcelles de terres à Eparcy et à Bucilly. An 1195.

XLV1I. — Roger, évêque de Laon, déclare que Arnoul de Atrio et Haymard, mayeur de Bucilly, et certains autres hommes avaient accepté de x l'abbaye certaines terres pour cultiver, à titre perpétuel, et que, soit vente, soit aumône, ils ont tout remis à l'abbaye par la main du prélat ; de plus que Robert d'Hirson et Gobert, son frère, ont donné un pré de 4 chars, sis entre Estrées et Foigny. Mars 1196.

XLVIÏÏ. — Le même déclare que Robert, fils de Ponsard, chevalier de Chaourse, a donné deux muids, seigle et froment, vieille mesure de Plomion, pour le seigle et mesure de Rosoy pour le reste, et 3 deniers de cens à

Eparcy, tenu en fief de l'abbaye, moyennant 40 livres laonnoises pour ledit bénéfice. An 1202.

XLIX. — Gautier de Buziis déclare qu'ayant causé beaucoup de tort à l'abbaye de Foigny, il lui paiera 80 livres de Cambrai à raison de 100 sous par an à la Saint-Denis ; promettant en outre s'il causait encore quelques dommages d'en faire réparation dans les quarante jours suivant le méfait commis ; concédant en outre l'usage des pâturages dans toute son avouerie de Thiérache pour les maisons de l'abbaye ; ajoutant que s'il ne satisfait pas à la somme à payer, il sera débiteur en plus de 40 livres envers l'abbaye. An 1183.

. L. — Thomas de Coucy, seigneur de Vervins, déclare se mettre d'accord avec l'abbaye de Foigny et lui cède la moitié qu'elle réclamait dans les amendes et revenus des bois du Haudoin (Hautdevin) et du Tilleul, et des terres défrichées et de prés adjacents aux territoires de Landouzies, Origny et La Hérie ; consentant Marguerite, sa femme. Octobre 1257.

LI. — Clément de Saint-Germain, chanoine de Laon, arbitre choisi par l'abbaye de Foigny et par l'abbaye de Bucilly, décide que la première doit être déchargée de la dîme de 100 sols réclamée par le second, de la laine des agneaux que Foigny a aux territoires d'Effry, Luzoir, Wimy, Martigny et de Neuve-Maison et condamne les moines de Bucilly à restituer à ceux de Foigny 54 sols parisis perçus par eux. An 1252, le samedi avant les Rameaux.

LU. — Bliard, abbé de Bucilly, au sujet des discords existant entre les serviteurs et hommes de Bucilly et l'abbaye de Foigny et leurs serviteurs au sujet d'empiétement de ceux-là sur les prés appartenant à Foigny, au territoire d'Eparcy, donnés par feue Félicité, femme d'Egide de Rupe forti, chevalier, consent à un arrangement amiable entre les terres des deux monastères. Février 1247.

LUI. — Le pape Alexandre fait connaître son approbation à l'arrangement intervenu entre les abbayes de Foigny et de Bucilly, après longs discords par l'entremise de l'évêque de Laon, en vertu duquel les moines de Foigny ont cédé aux chanoines de Bucilly les terres de Lenti et autres choses portées en la lettre épiscopale. 12 des calendes de juin.

LIV. — Jean de Sechenay, écuyer, consentant Agnès, demoiselle de Rochefort, sa femme, donne, comme avoué, son approbation à l'arrange-

ment intervenu entre les deux abbayes, au Sujet de diverses propriétés et de cens en discussion à Eparcy par voie d'échange. Juillet 1275.

LV. — Hugues de Chàtillon, comte de Blois, seigneur d'Avesnes et de Guise, reconnaît avoir à tort prétendu à des droits de justice et autres sur les.

maisons des moines de Foigny à Eparcy et audit territoire. Juin 1298.

DE LANDOUS VILLA

•LVI. — Robert, par la grâce de Dieu abbé de Foigny, déclare que Raoul, seigneur de Marie, a dès longtemps reconnu en chapitre d'icelle avoir à tort . inquiété l'abbaye pour l'avouerie de Landouzy et de Flehignies, donnée par son père Enguerrand avec les guionages et le passage sur toute sa terre pour toutes les choses nécessaires à ladite maison, donnés par Thomas, père d' Enguerrand, ce qu'il reconnaît par acte écrit avec le consentement de sa femme Agnès. — Preterea notum facimus quod idem Radulfus ut ampliori gratta et cultu benevolentie propension foveret et defensaret ecclesiam nostram expostulavit a nobis et conventu et obtinuit quandara silvam in territorio de Sparsi pro villa construenda prout distincta est certis métis et haia. Itaque ipsahaiaet quidquïd infra continetur, scilicet : dominium, advocatia, justicia, districtum, bannum, foris factum, assisia, lensus, redditus, communia erunt ecclesie nostre et domino de Maria, et equa portione inter eos distribuentur, excepta décima tam magna quam minuta et libertate atrii que propria rémanent Fusniacensi ecclesie. In quo tamen atrio nemo poteat habere masuram censualem. Residuum vero territorii de Esparsi quod est extra haiam et districtiones metarum predicte ville Fusniacensis ecclesie proprium est. In quo territorio si justicia secularis necessaria fuerit, et justicia ecclesiastica ad plénum prodesse non potuerit, nullius exigetur justicia nisi a domino de Maria, si tamen iîla sufficiens fuerit. Quod si ecclesie placuerit constituere advocatum in eodem territorio, non alium constituet nisi dominum de Marie et heredem ejus. Quod si molendina et vivaria edificanda fuerint infra haiam predicte ville communi sumptu edificabuntur, et que inde provenient equaliter inter eos dividentur. Quod si alter eorum noluerit vel non potuerit ad istas impensas ponere, alter qui impensas posuerit, molendinutn et slagnum tam diu tenebit quo adversus capitaliter expensas suas

Gart. de Foi. 3

rehabuerit et tune in communitate redibunt. Quod si infra predictam haiam aptitudo molendinorum inventa non faerit, abbas Fusniacensis sedem molendino congruam super Aubenton providebit quod communi sumptu eorum edificabitur et proventus communes erunt : piscaria ecclesie Fusniacensi propria repianebit : maior utrius que assensu in ea villa constituetur, in quo si domini dissenserent, juratorum et probatorum consilio ad maiorem constituendum consentient qui u trique fidelitatem faciet in commune. Et si domino Marie placuerit babere haiam ad tuitionem ville ex parte territorii de Landozies, dabitur ab ecclesia Fusniacensi de ipso territorio de Landozies haia communis et lata quantum arcus bis sagittam unam jacere poterit. Grangia etiam communis ûet in communi expensa in qua communes habebunt servientes. Et si aliquis de dominio domini Marie de territorio de Lan* dozies etFlehegnies aliquid occupaverit aut aliquo modo super hoc ecclesiam inquietaverit, dominus Marie pro posse suo illud aquitabit. Statutum est et concessum quod dominus de Maria predicte ville partem suam vel aliquid de parte sua vendere aut invadiare aut in elemosinam dare alicui non poterit nisi ecclesie Fusniacensi aut aliquo modo se alienare si Fusniacensis ecclesia ei facere voluerit quantum alia ecclesia vel persona. Nec ecclesia Fusniacensis partem suam vel aliquid de parte sua nisi domino Marie. Domum suam propriam dominus Marie in ea villa faciet et abbas similiter suam pcopriam si ei placuerit. Concessit quoque ecclesie Fusniacensi se super his rectam garandiam laturam domino de Maria adversus eos qui ad justiciam venire voluerunt. Si vero episcopus factum hoc in aliquo calumniari voluerit, abbas garandiam feret in omnibus, excepto feodi debito. Si autem ecclesia Fusniacensis ibidem quippiam quoeunque modo acquisierit, commune erit. Item et Radulfus faciet ecclesie. Excipitur tamen elemosina, si tamen ipsa de mobilibus fiât ecclesie. Notificamus insuper quod territorium de Landozies extra haiam in ipso ab ecclesia datum liberum et quitum remanebit. Quod si eventu aliquo Aille deslructu fuerit, terra in manu Fusnaciensis ecclesie remanebit, cujus ante fuer^. Et si ecclesie Fusniacensis ibi agiiculturam exercere voluerit, dominus de Maria in laboiibus ejus nihil accipiet ; et si dominus de Maria propriis carrucis et ibidem laborare voluerit, licebit. Ita tamen quod décima tota et medietas terragii ecclesie Fuscianensi erit, et altéra medietas terragii domini de Maria. Quod si alii communi assensu terram illam excoluerint, décima erit propria ecclesie et terragium inter eos equaliter dividetur. Si autem ecclesia et dominus de Maria ibidem villam

reedificare voluerint, alter alteri reedificationem contradicere non potërit, et villa reedificata in priori assisia, et in primis conventionibus communis erit. Ne autem tempore factum hoc veterascat aut hominura versatia immutetur cartam hanc sub cyrographo conscribi et sigillo do mi ni Marie et nostro fecimus insignire ad evidentiam veritatis et pacti custodiam. An 1168.

LVII. — Thomas de Coucy, seigneur de Vervins, déclare vidimus de l'acte ci-dessus. Il notifie en outre que ledit Robert, son père, étant mort, et Enguerrand, seigneur de Marie, son frère, consentant, il devint propriétaire de: partie de la ville de Landouzies ; qu'alors l'abbé de Foigny l'attaqua devant l'évêque de Tourna y comme détenant cette ville sans être seigneur de Marie, nul n'ayant le droit de disposer d'icelle ; Thomas alors consentit à reconnaître les conditions accordées par son dit père. Mais il stipule que s'il vendait partie ou le tout de ce lieu à Foigny, Enguerrand, son frère, alors seigneur de Marie, pourrait à prix égal la reprendre, sous cette clause qu'une fois revenue entre les mains dudit seigneur de Marie, ce lieu no pourrait plus en sortir. Il ajoute que le garde de la haie commune sera nommé et payé eu commun, qu'il ne logera ni dans la maison de l'abbaye, ni dans celle du seigneur : en cas de dissentiment entre eux, le mayeur et les échevins choisiront un homme sûr dans le village, et qui prêtera serment aux deux parties : Item per maiorem ville predicto modo, eleclum tota justicia deducetur et fiet, et prisones custodientur. Toutes chosea approuvées par Enguerrand, fils de Thomas, et Mathilde, femme dudit seigneur. An 1222, juin.

LVIII. — Anselme, évoque de Laon, confirme ledit acte. Juillet 1222.

LIX. — Thomas de Coucy, seigneur de Vervips, déclare avoir .fait un vivier (salvarium),d\i consentement de l'abbaye, à Landouzies entre sa maison et celle d'Asson de Aula, qu'il s'engage à ne jamais agrandir, lequel lui appartiendra à lui seul, à celte condition qae les deux parties ne feront d'un consentement mutuel ni vivier, ni étang, ni nouveau moulin audit lieu, la justice dudit vivier restant commune aux deux exercée par le mayeur. An 1225.

LX. — Le môme déclare du consentement de l'évoque établir une chapellerie dans sa maison de Landozies, dotée de 30 livres laonnaises à prendre sur le vinage de Vervins, payable au chapelain à la fête de la Décollation' de Saint- Jean. Après sa mort, la dotation de ladite chapellenie reviendra à l'abbaye sous le patronage de laquelle elle demeurera. An 1225;

LXI. — Le même déclare que l'abbaye lui a cédé sa part dans les viviers de Landozies pour une rente de 5 mulds de blé, mesure de Vervins, à prendre sur le moulin du lieu, la justice en demeurant cependant commune : à cette condition que si ces viviers étaient desséché*, plantés ou cultivés, ils resteraient exclusivement aux seigneurs, toujours justice commune. An 1226, 17 des kalendes, septembre.

LXIL — Anselme, évêque de Laon, approuve la nomination d'Etienne de Villa Matiri comme curé de Landozies, présenté par l'abbaye. An 1228.

LX1II. — Enguerrand de Coucy déclare vidimus de la charte suivante : Thomas de Coucy, seigneur de Vervins (son frère) et Mathilde, sa femme, reconnaissent avoir accepté Anselme, évêque de Laon et Enguerrand, seigneur de Coucy, comme arbitres communs au sujet de la revendication faite par l'abbaye de moitié du bois du Haudoin et du Tilleul, de la pêche dans les eaux d'icelle, de la défense de couper du bois dans la haie commune, d'y mener ses animaux sans la permission de l'abbé ; de détenir prisonniers dans la maison du seigneur audit Landozies, ni d'avoir plus de terre 4 en son pourpris que l'abbaye dans le sien : lui de son côté réclama)) t la haie accordée pour la défense dudit village par la charte de son père Raoul, se plaignant en outre de divers dommages à lui faits, de défense de la part de l'église à ses hommes de répondre aux ordres de venir servir dans les troupes dudit seigneur : enfin les arbitres décidèrent que l'abbaye aurait les parts de bois sus-indiquées ; que Thomas renoncerait à la haie ; que de tout ce qu'il acquerrait en meubles et immeubles à Landozies serait commun entre les deux parties, avec réciprocité ; qu'il ne pourrait faire de coupes dans la baie commune ni envoyer ses animaux sans permission ; qu'il ne pourrait pêcher dans les eaux de l'abbaye ni celle-ci dans les siennes ; que le mayeur pourrait seul détenir des prisonniers de Landozies ; que celui-ci seul pourrait connaître des délits commis audit lieu ; il jure en outre de concert avec l'abbaye d'observer la vieille loi, veterem legem qua utebantur homines de Landozies ad eorum instantiam ; il jure encore de ne pas chercher de fausses occasions, falsas occasion es, de convoquer les dits hommes pour le service militaire, Rengageant pour lui et ses successeurs à prononcer ce serment antequam ab hominibus ville de Landozies fidelitatem redpiant; stipulant encore d'accord avec l'abbaye que rien n'est changé dans la convention contenue dans les anciennes chartes que l'article relatif à la haie de défense. Février 1237. Le vidimus est de la même date.

LXTV. — Anselme, évêque de Laon, notifie l'acte précédent. An 1237.

LXV. — Thomas, de Coucy, seigneur de Vervins, déclare l'acte ci-dessus vidimé. Février 1237.

LXVI. — W. dit abbé de Thenailles et B. prieur du même lieu dénoncent l'accord intervenu entre l'abbaye de Foigny d'une part et Thomas de Coucy et son chapelain de Landozies d'autre part; ceux-ci soutenaient que depuis la mort de Jean de Nivelles, prieur de Landozies, l'abbaye devait audit chapelain les oblations faites en ladite chapelle par le seigneur et la dame : l'abbaye de Foigny consentit à donner 40 livres laonnaises en augmentation à ladite chapellenie à cause des oblations susdites, à condition qu'à l'avenir les moines ne réclameront plus rien à ce titre, tout en gardant pour elle et le curé les oblations à venir. An 1239.

LXVII. — Thomas de Coucy, seigneur de Vervins, partage avec l'abbaye leur haie commune de Landozies, lui conservant la partie sise entre le bois du Tilleul, le chemin qui va du village au moulin, en tirant vers le bois Haudoin, le vivier ; ayant un garde particulier qui prêtera néanmoins serment de fidélité à l'abbaye et réciproquement ; la chasse demeurant commune de part et d'autre, mais chacun pouvant disposer absolument de la superficie de leur partie. Il est stipulé que si par un accident quelconque les poissons du vivier de la maison du seigneur venaient à s'échapper, le seigneur aura le droit de les faire repêcher pendant quatre jours consécutifs jusqu'au moulin de Landozies : de même pour les viviers sis dans les bois demeurés au seigneur. An 1239.

LXVIII. — Garnier, chanoine et officiai de Laon, décide que la communauté des habitants de Landozies doit la dime de tous les prés du territoire à l'abbaye et au curé du heu. Mai 1224.

LXIX. — Thomas de Coucy, seigneur de Vervins et Mathilde, sa femme, pour le repos de leurs âmes, donnent à l'abbaye de Foigny 160 livres parisis pour la dot de deux moines, prêtres de la dite maison, chargés de célébrer pour les donateurs vivant et mort, la messe aux chapelles Saint-Philippe, Saint-Jacques, Saint-Thomas et Saint-Barthélémy ; à charge après leur mort de dire à leur intention une collecte spéciale. Donnant en outre tout le forage du. vin vendu dans la maison dudit seigneur à Vervins. Décembre 1228.

.LXX. — Pierre de Sun, Bernard de Grandlieu, Jacques de Trqyes et

Bernard, chanoines de Laon ; Jean de Bumiceio, trésorier de Saijit-Jeanau-Bourg de Laon, déclarent que Garnier, évêque 4e Laon, a approuvé la nomination de Jean à la cure de Landozies, présenté par l'abbé de Foigny. Octobre 1242.

LXXI. — Le mayeur et les échevins, jurés et habitants de la communauté de Landozies, déclarent que feu Robert, abbé de Foigny, et feu Raoul, seigneur de Marie, communs seigneurs de Landozies, ont donné auxdits habitants la totalité de la terre dudit lieu sous condition de redevances et d'institutions municipales déduites dans l'acte. Avril 1249.

LXXII. — Thomas de Coucy, chevalier, seigneur de Vervins et Marguerite, sa femme, confirment la communauté de leurs biens sis à Landozies entre eux et l'abbaye, à cette condition que les aumônes mobilières faites à celle-ci lui resteront en propre, et que chacun pourra y acquérir 3 modiées de terre arable, mesure de Vervins, et une de pré en propre ; de plus que si les seigneurs acquéraient terres et prés entre le chemin de la maison de l'abbaye à Plomion et le chemin qui ramène à la léproserie de ce village ils devraient les rendre aux moines au prix fixé par bons arbitres. Février 1261 .

LXXI IL — Les mêmes renoncent à deux prés sis à Landozies, près du moulin, qu'ils réclamaient aux moines, mais en revanche ceux-ci abandonnent leurs plaintes sur ce que le seigneur avait relevé l'écluse du vivier et établi une cressonnière sur des aisances communes, à condition que leur moulin n'aurait pas à en souffrir. Même date..

WATEGNIES

LXXIV. — Robert, abbé de Foigny, déclare qu'il sera payé chaque année à la Toussaint, 1 muid du meilleur blé de la grange de Watignies, mesure de Guise, aux autels de Fliegnies, Any et Villers, outre la dot de l'église Saint-Michel, pour toute part de dime revenant à ces églises. An 1155.

LXXV. — Gautier, évêque de Laon, déclare que Jean de Symaca a donné pâturages et aisances de Leuze et de Bobigny, Robert étant abbé. An 1169*

LXXVI. — Guillaume, abbé de Saint-Michel de Thiérache, abandonne aax religieux de Foigny résidant à Wattigny la dot de l'autel d'Any et Villers avec deux galets de blé de rente à la Saint-Remy sur la grange du lieu, mesure de Guise, le meilleur après celui de la semence. An 1166.

LXXVII. — Guillaume, abbé dé Saint-Michel et Robert, àbbé de Foigny, constatent qu'il y a eu désaccord entre ces deux maisons au sujet de diverses terres que Foigny disait dépendre de la paroisse de Faucosy et que Saint- Michel prétendait être de celle de Landierfait (Landifay), sur les dîmes de quelques novales de Foigriy à Landierfait et sur les aisances de Blissy : il fut convenu qu'un muid de blé de rente serait payé pour les novales; que les moines de Foigny conserveraient les terres et que sauf la pêche, les aisances de Blissy et Wategnies seraient communes. An 1169.

LXXVÏÎI. — Baudoin, archidiacre de Laon, déclare que Gervais, curé de Leuze, a reconnu que Rohard, chevalier, son paroissien, a donné à l'abbaye 7 deniers de cens sur un pré tenu de lui par Pagan Boistians. An 1175.

LXXIX. — Roger, évoque de Laon, déclare que Simon, prévôt de Symaio a donné à l'abbàye toutes aisances dans les eaux, pâturages et bois de Landierfait et Boubignies, du consentement de ses fils Simon et Jean. An 1178, mai.

LXXX. — Nicolas de Rumigny, à Guillaume, archevêque de Reims, déclare que les territoires de Wassignies, de Villers, et d'Any sur lesquels est située la forêt litigieuse entre les abbayes de Saint-Michel et de Foigny, est de Y avouerie dudit Nicolas : ajoutant que Nicolas, son ayeul, en a donné la moitié du fonds de la partie de la forêt sis à Any sous le cens de 5 muids de blé.

LXXXI. — N. évêque de Soissons, R. évêque de Laon et E. évoque de Tournay, déclarent comme délégués pontificaux, la délimitation des parts des deux abbayes dans la forêt de Watignies, suivant les bornes posées. An 1181.

LXXXII. — Roger, évêque de Laon, déclare qu'après une longue discussion entre les deux abbayes, le susdit arrangement a été accepté. Nones de mai 1189.

LXXXIII. — Vincent, abbé de Saint-Michel-en-Thiérache, et Vaubert, prieur d'icelle, déclarent ledit accord. An 1189.

LXXXIV. — Nicolas, seigneur de Rumigny, déclare que Foigny tient la forêt et la terre de Watignies, partie en aumône, partie sous un cens, de ses ancêtres; et que la propriété lut en a été reconnu par les évêques susdits.

LXXXV. — A T. évêque d'Amiens et F. évêque d'Arras, A. de Vaucelles, H. de Longpont, W. de Signy, G. de Bohéries, G. de Aine, V. de Villars,

D. de Camberone, P. de Bonne-Fontaiae, abbés, font savoir qu'ils ont assisté à la division de la forêt de Wassigny, comme Font décidé ci-dessus les commissaires pontificaux.

LXXXVI. — Etienne, abbé de Signy, déclaré que Raoul de Buirefontaine a donné à l'abbaye une terre et un bois/ et qu'après contestation, Simon de Tremuleto, qui se disait suzerain, renonce à ses prétentions, du consentement d'Emmeline, sa femme, de Milon, son fils et de ses filles BéatrhE, Elisabeth et Pio risse. An 1187.

LXXXVII. — Guillaume, archevêque de Reims, fait savoir que Simon de Harduinisilva et Milon, son fils, ont approuvé le don de la terre dite Gernivalle, fait par B. de Buirefontaine, comme suzerain. An 1187.

, LXXXVIII. — Le même notifie l'accord de l'abbaye avec Nicolas de Rumigny, chevalier ; ce dernier rendit à l'abbaye la grange de Watignies avec toutes ses dépendances et tout ce qu'elle possédait à l'entour du temps dudit Nicolas et de son père ; comme indemnité de torts graves causés par lui, Nicolas donne le quartier (quarterium) de Blissy avec toutes ses dépendances jusqu'à la rivière d'Any, stipulant que la récolte du pré y contenu sera partagée viagèrement entre les moines et le seigneur, et après lui sera à eux seuls ; il remet la rente à lui due de 6 muids de blé sur la dite grange ; il donne la pâture dans sa forêt jusqu'au territoire des moines sur une superficie de deux lieues de longueur et une de largeur, pour tous les animaux à condition qu'ils seront gardés par deux chiens en laisse, qu'on ne lâchera que contre des loups, Nicolas conservant le droit de disposer 4 de ses bois en maintenant le droit d'usage accordé ; il donne encore toutes les aisances entre le ruisseau d'Any et Aubenton, comme ses propres hommes en jouissent ; une ardoisière (escallia) pour la couverture de l'abbaye et de la grange ; passage à travers ses haies pour la conduite des troupeaux d'une largeur de 40 pas avec indemnité des dégâts que causeraient ces animaux sans que cela puisse donner lieu à procès ; Cautions : Hug. de Florines, frère de Nicolas, Vauthier, son fils, Guy de Chéris, Réginald de Donchiaco, Baudoin, . son frère, Godefroy de Winti, Nicolas de Bazoches, Jean de Amandimonte. An 1158.

JjXXXIX. — Drogon, abbé de Saint-Nicaise de Reims, fait savoir que Nicolas tenait de l'abbaye un quarterium à Blissy qu'il a donné à Foigny et approuve l'acte. An 1199.

XC. — Etienne, doyen, £. chantre de N. D • et W. prévôt de Saint-Nicaise de Reims, commissaires apostoliques, condamnent les hommes de Sairtf- Michel et de Rochefort à renoncer à leurs prétentions de conduire leuis troupeaux dans la forêt de Watignies appartenant à l'abbaye de Foigny, qui s'en plaignait. An 1214.

XCL — Aux abbés de Thenailles et de Clairfontaine, aux prieurs de Thenailles, Etienne, doyen, F. chantre, et W. prévôt de Saint-Symphorien de Reims, commissaires apostoliques, déclarent rendre un jugement analogue. Samedi après les Cendres (sans date).

XCII. — Garnier, officiai de Laon, déclare que Gérard Maurenaules et Pierre Boulengarius et Egide Cambarius d'Aubenton ont reconnu tenir de l'abbaye toute la terre qu'ils ont à Gérinval. An 1218.

XCIII. — W. évêque de Tournay, Amand, abbé de Saint-Martin, J. archidiacre de Tournay, commissaires apostoliques, condamnent Jean de Housset à démolir un édifice construit par lui à moins d'une lieue de la grange de l'abbaye et sur un terrain appartenant à icelle. An 1223.

XCIV. — Les mêmes font connaître que ledit Jean de Housset avait occupé sur les territoires d'Aegnies et de Gériaval 20 modiées de terre et y avait construit une manse et déclarent que ledit avait reconnu ses torts en leur présence et leur avait remis ce qu'il détenait injustement. Au 1223.

XCV. — Amand, doyen de Hannappes en Thiérache, notifie que Robert, chevalier, dit de Hospitio, son frère, a donné à Foigny moyennant un cens de 4 muids de blé, le meilleur après celui de la semence, ses terres et prés sis à Watignies, et plus de 4 muids précédemment dus. Ce qu'approuvent Thierry,, frère du donateur, Oda, femme de Robert et leurs enfants Jean, Thomas, Adam, Etienne et Gobin. An 1224.

XCVI. — Nicolas, seigneur de Rumigny, déclare que lui et Jean, seigneur de Housset, ont mis fin à leurs longues discussions contre l'abbaye de Foigny au sujet des territoires d'Aegnies (Any) et de Géripval, par devant les commissaires dénommés en l'article 91, en reconnaissant leur jugement, s'engageant à payer à l'abbaye une rente de 6 jalois blé médiocre, remis à la Saint-Remy en la grange des moines d'Aegnies pour les terrains que ledit Jean avait occupés, et 6 jalois d'avoine pour terrage ; plus 6 deniers blancs pour la manse bâtie sur le territoire d'Aegnies, sauf le droit et l'honneur (honore) dudit

Gart. de Foi. 4

Nicolas, lequel notifie de plus que tout le territoire de Gerinval a été délimité en présence de l'abbé de Bonne-Fontaine et rendu par Nicolas à l'abbaye avec cette clause que les hommes y ayant terre paieront à icelle le terrage : confirmant d'ailleurs la charte de son père Nicolas sur la grange de Watignies. Avril 1224.

XCVII. — Jean, seigneur de H ou s set, déclare sa dite soumission. An 1225.

XCVIII. — J. prelata (sic) de Sainte-Marie-de-Trèves s'en remet à l'abbaye de Foigny pour le règlement de leur différent au sujet de Watignies et Jumilly.

XCIX. — Gillebert, abbé de Foigny, déclare que l'abbaye avait un territoire nommé Watignies, dont une partie dite Gemegius, lui appartenait depuis environ 70 ans sous un trécens dû aux héritiers des donateurs, confirmée par charte de Barthélémy, évêque de Laon, du pape Eugène et autres papes : or, l'abbaye de Sainte-Marie de Trêves éleva des prétentions à ce sujet, lesquelles furent repoussées par sentence des arbitres choisis.

C. — Halton et Arnoul, abbés de Thenailles et de Bucilly, déclarent que Eus tache, curé d'Aegnies, a renoncé à ses réclamations contre Foigny sur la dîme du défrichement de Jean de Housset, chevalier, au territoire d'Aegnies. An 1224.

CI. — Jacques, abbé de Mont-Saint-Martin, R. prieur de Chevregny font savoir que R. abbé et le prieur de Saint-Eloy, J. chantre de Noyon, arbitres pontificaux, ont décidé que, sous peine de 100 sols d'amende, l'église de Laon devait renoncer à ses prétentions sur la dîme de la terre qui fut à Robert de Hospitio Dei et de celle de Jean de Housset à Any : ajoutant que le soin paroissial des habitants de ces deux territoires restera au curé d'Any, sauf à l'égard des moines y résidant. Les autres habitants devront la dîme des animaux, volailles et oblations nécessaires ou volontaires à l'église d'Any et pourront être levées par l'église de Laon, sans que celle-ci ait de recours contre l'abbaye, et sans que cette charge puisse s'appliquer aux animaux d'icelle : quant à la dîme des terres cultivées sur ces territoires par des paroissiens d'Any ou autres habitants de la paroisse, elle sera due à l'abbaye, l'église de Laon s' obligeant à faire observer ces conditions par le curé du lieu. An 1227.

CIL — Gautier de Chambli, doyen de Laon, confirme cet arrangement. Novembre 1227.

CIII. — Le même reconnaît l'obligation de faire observer ledit acte par ledit curé. Décembre 1227.

CIV. — Raoul, abbé, et le prieur de Saint-Eloy, J. chantre de la grande église de Noyon, arbitres pontificaux, déclarent l'accord ci-dessus. Même date.

CV. — Richer, doyen de la chrétienneté d'Antigny, Etienne, curé de Landozies, Mathieu, curé de la Chapelle, Rasse, prévôt de Yrechon, prononcent accord entre les abbayes de Saint-Michef et de Foigny, d'après lequel ces monastères n'auront pas droit de pâture dans leurs courtils respectifs des bois de Watignies (à Foigny) et de Blici (à Saint-Michel) ; et Foigny devra la dîme et les terrages pour les terres cultivées au territoire d'Estrées.

CVL — Reconnaissance dudit par Guy, abbé de Saint-Michel. An 1232.

CVII. — Confirmation dudit par Anselme, évêque de Laon. Janvier 1232.

CVIII. — Nicolas, seigneur de Rumigny, reconnaît ses torts, autorise l'abbaye à disposer absolument, librement de la forêt de Watignies et confirme la concession de son père Nicolas dans le droit de pâturer dans ses bois de Watignies sur deux lieues de long et une de large. An 1237.

CIX. — Le même déclare que les hommes d'Any et de Saint-Martin- Rieux ont renoncé à leurs prétentions à l'égard du droit de pâture dans les bois de l'abbaye à Watignies, le seigneur leur donnant en échange la jouissance dans sa haie sise entre Watignies et Any, sauf pour les porcs, de la Saint-Remy à Pâques, et la pêche dans tout son domaine dans le ruisseau d'Any ; de plus il leur remet encore la moitié du droit dû à lui, dit « sounis depors », de 2 deniers par porc de plus d'un an et 1 denier par porc plus jeune, paissant dans ses forêts. Enfin il fut convenu entre l'abbaye et les hommes susdits que tous les pâturages de Watignies, Any et Saint-Martin seraient communs, sauf les bois des deux parties réciproquement, et le lieu au terroir de Watignies nommé par les moines : Cloperie. An 1238.

CX. — Le même approuve que Jacques dit Huneîe de Harduinselve ait vendu à l'abbaye un pré dit Bruel sur le ruisseau Andrie, consentant aussi

Baudoin de Boistiaux qui perçoit dessus un cens de 2 deniers. Novembre

CXI. — Le même donne les deux parts lui appartenant sur neuf dans ce pré pour le repos de son âme. Mars 1240.

CXII. — Clément de Saint-Germain, officiai de Laon, déclare que Guillaume, chevalier d'Any, a vendu à l'abbaye pour 40 sols parisis une rente de 28 deniers parisis à lui due par Foigny sur le courtil de Wategnies : approuvé par Colin, son fils, Emeline, femme de Guillaume. Mars 1243.

CXIII. — Jean de Blois, chanoine, et Gérard de Menesio, officiai de Reims, déclarent que Herbert dit Fotisis de Estrebais et Ponce, sa femme, demeurant à Venderesse, Jean dit de Giart, Eve, sa femme, de Ferrato Fonte, toutes deux filles de feu Gautier Blesus de Estrebais, ont vendu à l'abbaye une rente de 4 jalois de blé qu'ils avaient sur la grange de l'abbaye à "Wategnies, mesure de Rumigny, pour la somme de 6 sols parisis ; approuvant en outre la vente de 14 autres jalois de rente audit lieu, faite par Colin, fils d'Asserin de Estrebais ; et le legs de 6 jalois de blé de rente audit lieu fait par Awidela de Fontia, tante de feu ledit Colin. Ces choses reconnues à Venderesse devant Baudoin, curé du lieu, Jean, chapelain dudit, Rousset de Ulmonte, cabaretier, Nicolas, moine de Foigny ; — et à Fons Ferratus devant Robert, chapelain, Vautier dit Infans, maïeur du lieu, Aubert Barbarus, et le moine susdit. Novembre 1246.

CXIV. — Les mêmes déclarent la vente dudit Colin Asserin de Estrebais. Octobre 1246.

CXV. — Clément de Saint-Germain, chanoine et Henri Déimberti, officiai de Laon, dénoncent le même acte. Août 1246.

CXVI. — Clément de Saint-Germain et H. Déimberti susdits déclarent que Vauthier, dit Taissons de Ania, approuve comme suzerain la cession faite par feue Widèle, femme de Verric des Plois, de 6 jalois de blé à elle dus sur la grange de Watignies. Février 1244.

CXVII. — Robert de Rumigny, chevalier, seigneur de La Neuville, déclare autoriser les moines de Foigny, à cause de l'affection qu'il leur portait, à faire un rêver soir à leur vivier de Watignies. 5 e férié après la Purification de Notre-Dame. 1258.

CXVHI. — Le même déclare que Etienne, Thomas, Adam et Gobert, fils

de Robert, chevalier dit de Hospitio, ont vendu à l'abbaye pour 60 sols parisis 3 muids du meilleur blé après la semence, de rente à Watignies, venant de l'héritage de leur père Robert : ce qu'approuve Gilon de Clam, vassal du seigneur de Rumigny et suzerain desdits. Juillet 1256, veille des Octaves de Saint- Jean-Baptiste.

CXIX. — Henri de Fluys et Mathieu d'Arras, chanoines et officiaux de Reims, notifient le susdit acte. Août 1256.

CXX. — Robert de Rumigny, chevalier, seigneur d'Any, déclare accord au sujet des forestiers de l'abbaye à Watignies. Il consent à ce que les moines puissent avoir des forestiers ou gardes pour leurs bois et biens de Watignies, lesquels chaque année prêteront serment aux religieux par devant la justice du seigneur d'Any et de Saint-Martin; ils auront droit absolu d'arrêter les gens, et les emprisonner dans la maison de l'abbaye, en saisissant • également les bêtes, jusqu'à satisfaction, en s' abstenant de saisir ceux qui demeurent dans les terres du seigneur, lequel devra faire faire satisfaction sous sa garantie, sur le rapport des gardes et sans autre preuve de leurs dires. Au cas où les délinquants seraient trop pauvres pour payer, les sergents du seigneur les mettraient en prison « serrés en cep » pour quatre jours et les délivreraient à la volonté dudit seigneur. Il autorise en outre les religieux à envoyer à leur gré leurs bêtes pâturer dans sa haie d'Any. Septembre 1296.

CXXI. — Enguerrand de Rumigny, chevalier, seigneur de Signy-le-Petit, confirme la concession de pâturage faite par ses ancêtres, dans ses bois de Watignies, sur deux lieues de long et une de large. Même date.

CXX1I. — Robert de Rumigny, écuyer, seigneur d'Any et de Saint- Martin, renonce à ses plaintes contre les moines de Foigny qui auraient cultivé des terres empiétant la haie du seigneur. Veille de Laurent, 1294.

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