‹ Analyse du cartulaire de l'abbaye de FoignyChapitre 4 sur 12 · MARE · texte numérisé non relu

MARE

CXXIIL — Gautier, ministre de la Sainte Eglise de Laon, fait savoir que Renier de Guise et Sybille, sa femme, ont donné leur terre 3ise entre les territoires de Sains, Marfontaine, Rogery, Saint-Pierre de Voupais, Marli, Gomont, Proisi, Fasti, Duiserlet, Chevesne, sous un terrage de la 30 gerbe « prêter exceptant garbam messoris », conduite à Sainz, et celui des bois

morts seulement, mené au même lieu ; il donne en outre la franchise absolue du lieu avec droit de construire courtil « ad mensuram et quantitatem curtis de Fulcoziis » et franchise de tous les ouvriers. Renier accorde qu'au temps de la moisson, l'abbaye enverra à Sains demander au seigneur son sergent pour recueillir le terrage, et, si celui-ci n'est pas envoyé, n'en fera pas moins sa moisson : qu'il ne pourra d'aucune façon disposer de ce terrage sinon en faveur de l'abbaye ; de plus Eustache, mayeur du lieu, et tous ses frères, déclarent, du consentement du seigneur, renoncer à la mairie et à tous droits sur la terre : l'abbaye s'engagea à défricher 30 modiées de cette terre chaque année. An 1161.

CXXIV. — Gautier, évêque de Laon, déclare que Gérard de Sains, du consentement de ses fils Eustache, Hébert, Gautier, Odon,a donné moitié de la terre dite Dudelfaiz, en prenant la robe dans l'abbaye, laquelle ceux-ci confirmaient aux moines après avoir reconnu leurs réclamations injustes.

CXXV. — Le même déclare que : « ecclesia Fontissomie territorium de Dursiles et terras eidem territorio adjacentes vidilicet terram que descendit a Renero de Guisia, et terram que descendit a Waudino de Fastis et filiis suis sicut ecclesia Sancte-Marie de nemore eas possidebat ab eadem ecclesia émit. Tandem ecclesia Fontissomie non habens pecuniam quam pro terra illa ecclesie Sancte-Marie datura erat, duas partes predicti territorii et terrarum eidem territorio eo adjencentium, Fusnaciensi ecclesie vendidit per manum Roberti abbatis, et eidem ecclesie perpétua possidendas concessit, et ob hoc ecclesie Fusnaciensi duas partes promisse pecunie ex precepto ecclesie Fontissomie ecclesie Sancte-Marie de nemore persolvit. * An 1164.

GXXVI. — Hugues, abbé de Saint-Prétexte, cède à Foigny tout ce que son abbaye avait à Durselers sous un trécens de 10 sols vermandois ou valant autant payable chaque année à la Saint-Prétexte. An 1167.

CXXVII. — Gautier, évêque de Laon, confirme le même acte. An 1167,

CXXVIII. — Le même déclare que Mathieu, de Voupais, et Guy, son fils, ont donné à l'abbaye et à ses maisons toutes aisances et leurs terres» bois, prés, eaux, etc., sauf dans la haie de Voupais et sauf les viviers si on en faisait, étant réservé qu'il faudrait une permission du seigneur pour construire un moulin. An 1169.

CXXIX. — Philippe, comte de Flandre et de Vermandois, et Elisabeth, sa femme, fille du comte Raoul, font savoir que Renier, de Guise, leur homme, donne la terre dite de Mari et qu'ils approuvent cette libéralité sous le droit de terrage de la 19 e gerbe. An 1179.

CXXX. — Roger, évoque de Laon, déclare que Roger, chevalier de Sains, reconnaît avoir longtemps molesté l'abbaye pour la dîme de Durselet et de Mare et renonce à ses prétentions en présence de Henri, son prêtre ; que Pierre, chevalier de Soyza (Soize), a donné toutes les aisances et pâtures de sa ville de Saint-Pierre, sauf dans les haies : ce qu'approuvent comme suzerains Arnoul, et Henri, son fils, de Marfontaine. Mars 1179.

CXXXI. — Le même déclare que Renier de Sains, a renoncé à ses aisances et à l'avouerie du bois de Durselet et a cédé une pièce de terre tenue par l'abbaye, à Mare, sous le trécens de la 19 e gerbe : en échange les moines lui reconnaissent la propriété de sa terre de Dudelfaiz : approuvé par Godefroy, Renier, ses fils, Elisabeth, sa femme. An 1189.

CXXX1I. — Le même déclare que Henri, seigneur de Marfontaine, donne sous un cens de 2 muids de blé, mesure de Marie, une terre tenue par lui de Pierre de Soise et Haymon de Saint-Pierre sous le trécens de la 19 e gerbe, en conservant le droit de ladite gerbe auxdits : que l'abbaye continuera à devoir le terrage de 4 jalois de blé, le meilleur après la semence, à Henri sus-mentionné, blé transporté à Marfontaine dans l'Octave de la Pentecôte, la voiture allant et revenant en franchise à travers la terre du seigneur de Coucy. An 1138.

CXXXIIL — Le même déclare que Arnoul, seigneur de Marfontaine, a cédé à l'abbaye et à ses maisons toutes aisances et pâtures en ses terres à Marfontaine, Chantraine et Franqueville, sauf dans les haies. Ce qu'approuvent Ada, sa femme, Henri, Osilie, sa femme, Mathieu, son autre fils. An 1177.

CXXXIV. — P. abbé de Bohéries déclare que Josimard, prêtre, a donné à Foigny tout ce qu'il tenait à cens d'Adam Buisnart. An 1185.

CXXXV. — Roger, évêque de Laon, déclare que Riche d'Epinois, chevalier, donne aux moines la permission d'acheter chaque année en son fond, sauf au pré Ronesinus et à cinq de ses hommes propres, 22 charretées de foin et 5 chars Fmniasi à cette condition que les religieux doubleraient le

-cens précédemment perçu de tous les prés qu'ils achèteraient à l'avenir et qu'ils devraient toujours une corvée de faucheurs. Ce qu'approuvent Agnès, sa femme, Moret, Vilard et Marguerite, leurs enfants, plus les ci-après nommés, comme participants audit fond : Renard de Meli, et ses fils, Renard et Robert, Roger, Venator, Renier Coez. An 1191.

CXXXVI. — Gislebert, abbé de Foigny, déclare le même acte. Même date.

CXXXVII. — Roger, évêque de Laon, notifie que Thierry de Saint-Algis et Widile, sa femme, ont donné tous leurs prés de Saint-Algis sous une rente viagère de 3 muids de blé à la Toussaint, réversible par moitié sur le survivant ; que Robert, frère dudit, a donné également ses prés audit lieu, comme Rener Bucellons qui eût en échange même quantité de terre arable et un peu plus ; comme Arnoul de Cella contre 20 petites livres de Valenciennes. An 1191.

CXXXVIII. — Julienne, abbesse de Montreuil, autorise Foigny à posséder en son territoire de Saint-Algis 4 charretées de foin sous réserve des droits de cens, etc. An 1195.

CXXXIX. — Godefroid, seigneur de Sains, laisse franches 4 modiées de la terre donnée par son père Renier, sous le trécens de la 19 e gerbe à Mare, tandis que l'abbaye consent sur 4 autres modiées contiguës à payer double droit de terrage (Gislebert, abbé). An 1198.

CXL. — G. seigneur de Sains, déclare que son père R. mourant a légué à l'abbaye 9 muids de blé, mesure de Guise, sur le terrage de Mare pour son anniversaire, et confirme ce don, n'ayant pas voulu alors y consentir, mais s'étant amendé en arrivant de Jérusalem. An 1202.

CXL1. — G. abbé de Foigny, approuve un échange de prés fait avec Jean de Saint-Algis. An 1204.

CXLII. — Albéric, archevêque de Reims, déclare que Godefroy, seigneur de Sains, abandonne la 19 e gerbe qu'il prélevait comme terrage de la grange des moines à Mare et dans lieu dit Cloperia : approuvé par Godefroy et Renier, ses fils. An 1219.

CXLI1L — Godefroy, seigneur de Sains, renonce à ses plaintes au sujet de terres laissées incultes par les moines et dont ils lui devaient le terrage. An 1220.

CXLIV. — H. de Guise, R. de Puisieux, doyens, et R. curé de Flavigny, notifient que Gilon, curé de Sains, et Hugues, son frère, après beaucoup de vexations faites à l'abbaye, ont consenti au jugement des susdits, arbitres pontificaux, et reconnu qu'ils réclamaient à tort une terre de 8 jalois de semence, mesure de Guise, laquelle avait été léguée à l'abbaye par un testament dont l'existence fut constatée par témoins contrairement au dire des plaignants. Scellé par le sceau de R. curé de Flavigny. An 1219.

CXLV. — Renaud, évêque de Laon, déclare que Godefroy, seigneur de Sains et Renier, son fils, ont vendu 9 muids de blé, mesure de Guise, de terrage au territoire de Courtil dit Mare-Loti, ce qui a été approuvé par Marie, femme de Godefroy et Elisabeth, leur fille. An 1209.

CXLVI. — Renier, de Sains, fils de Godefroy, en son vivant seigneur du lieu, confirme que son père a donné 4 muids de blé sur les granges de Sains et de Monceau, et ajoute qu'il ne prendra rien de son terrage de Mare avant que l'abbaye n'y ait reçu 9 muids, mesure de Ribemont et 4 autres, mesure de Guise, le mayeur de Richaumont devant parfaire la rente au besoin. An 1224.

CXLVII. — Renier, de Sains, fils de feu Godefroy, seigneur dudit, déclare que son père sur son lit de mort a donné pçur le repos de son âme et de celle d'Agnès, sa femme, 4 muids de blé, mesure de Vermandois, sur les granges de Monceau et de Sains à prendre à la Saint-Remy. An 1221 .

CXLVIII. — Jean de Busancy, chanoine de Meaux, officiai de Laon, déclare que ledit Renier, croisé, a vendu pour les nécessités de ce voyage contre les Albigeois, une rente de 4 muids de blé, mesure de Guise, sur ses terrages de la grange des moines à Mare outre les 90 muids appartenant déjà audit lieu à l'abbaye. Il décide en outre que tout le terrage de ce territoire sera transporté à ladite grange pour que les moines y prennent avant tout autre leur dû, se payant, en cas de besoin, en avoine et autres grains : au cas où les religieux ne pourraient par ce moyen recouvrer leur dû, le surplus leur serait attribué sur la récolte de Tannée suivante. Hélissende, femme de Renier, approuve le tout, ainsi que Agnès belle-mère de Renier, mère de Jean et de Pierre, frères dudit et Marguerite, sa sœur, âgée de 12 ans seulement, s'engageant pour confirmer à sa majorité : la dite vente faite au prix de 60 deniers parisis. Mai 1226.

Gart. de Foi. 5

CXLIX. — Le dit Renier donne connaissance de ladite vente. Même date.

CL. — Droard de Pinon, prévôt de Saint-Quentin et de Ribemont,

déclare que ledit Renier, ayant causé des dommages graves à la grange

des moines à Mare, a reconnu devant lui ses torts et n'avoir aucun droit sur icelle. An 1225.

CLI. — Renier, seigneur de Sains et Elisabeth, sa femme, Godefroy, Renier et Guy, leurs fils, ont donné une rente de 13 muids de blé, mesure de Guise, pour le pain et le vin et le luminaire des messes qui seront quotidiennement célébrées en l'église de Foigny pour le repos de son âme et de celle de sa femme, à prendre sur le terrage de Mare : ils décident, sans s'arrêter à l'ancien acte passé entre eux, que les moines amèneraient dans leur grange chaque année moitié jurenagii pour y prendre ladite rente sur le surplus, à moins d'accident de force majeure, 10 muids devant être remis au chapelain de Sains, plus un pour le luminaire qu'il doit avoir pour les messes. Il est ajouté qu'en cas d'insuffisance de grains dans une année, le paiement sera complété à la campagne suivante ; et si la chapellenie vaquait, l'abbaye percevrait les 11 muids. Renier en outre déclare que la terre tenue de lui par le frère Chrétien à Durselers est laissée par lui aux moines de Foigny et de Fonsomme sous la 13 e gerbe. An 1199,

CUL — Roger, évêque de Laon, déclare ledit don de 19 muids. An 1190.

CLIII. — Jean du Temple, officiai de Laon, déclare que Bernard dit Lofins, fils de feu Wilard de Plancia, chevalier, a reconnu avoir causé beaucoup de tracas à l'abbaye pour les biens qu'elle possède à Saint-Algis en sa seigneurie et renonce à toutes ses prétentions moyennant une somme de 100 sols parisis, réserve faite des cens existants et de la corvée de faucheurs due audit Bernard et de la nécessité de l'autorisation de celui-ci pour acquérir nouvelles terres et prés en son domaine. Ce qu'approuvent Richer et Jean, frères de Bernard, Agnès, Marie et Ode, leurs sœurs. Août 1233.

CUV. — G. officiai de Laon, déclare que Jean, fils- de Renaud de Marli, après de vives vexations, a reconnu à l'abbaye la possession paisible de terres et prés en son fond à Saint-Algis et Marli. An 1236.

CLV. — S. abbesse de Montreuil, reconnaît que l'abbaye de Foigny doit posséder paisiblement le pré que lui a donné feu Etienne, doyen de Saint-Algis dans le fond de Hambrechies, appartenant à ladite abbaye. Jour Saint-Martin, 1226.

CLYI. — Albéric, seigneur de Cortisis (Courtrizy), donne pour fonder son anniversaire une rente de 2 muids de blé, mesure de Guise, sur la rente de 27 muids qu'il a sur le terrage du seigneur d'Avesnes à Richaumont, avec lesquels 2 muids seront pris les trois légués par Albéric, père dudit. Août 1246.

CL VIL — Thibaud de Baya, chanoine et officiai de Laon, notifie que Oudin, cordonnier de Saint-Algis, fils de feu Etienne, doyen dudit lieu, a reconnu que ledit Etienne a légué à l'abbaye un pré à Saint-Algis, fonds de Humbrecies. Avril 1248.

CL VIII. — Hugues de Besançon, officiai de Laon, déclare que Colin de Mézières, écuyer, fils de Jean, chevalier de Mézières et de Isabelle, a vendu une rente de 6 jalois de blé d'hiver, mesure de Marie, venant de sa mère, sur la grange des moines de Mare pour 14 deniers parisis. Approuvé par Ermengarde, sœur de Colin et Jean de Marisco son mari. 7 e férié avant Saint-Thomas 1263.

CLIX. — Robert de Montaigu, officiai de Noyon, déclare l'approbation de ladite Ermengarde, sœur de Colin de Mézières. Décembre 1263.

CLX. — Guillaume, évêque de Laon, nomme, sur la présentation de l'abbé, Guillaume, prêtre, à la chapellenie de Sains vacante par la résignation volontaire de Huard, clerc. Vendredi, fête de Saint-Béat, 1264.

CLXI. — Nomination semblable pour Vautier de Acheri, prêtre, en remplacement de Guillaume de Monte Bliardi. Lundi après le£ Rameaux 1264.

CLXII. — Jean de Châtillon, comte de filois, seigneur d'Avesnes, déclare par amitié (dilectionem majorent) pour l'abbaye renoncer à ses réclamations violemment faites de paille, de chaume et forage des terres de la grange de Mare, moyennant une somme de 200 sols tournois. Il consent à ce que l'abbaye perçoive encore le terrage quand il ne l'aura pas fait avant Noël et cède aux religieux pour les 60 sols blancs de rente à eux donnés par Jean, chevalier d'Etréaupont, la permission de les percevoir sur quelque lieu de son fief où elle aura été assignée ; de même pour la rente d'un muid de blé, mesure de Saint-Quentin, donnée par Gui, chevalier, jadis châtelain de Hyreçon. Janvier 1269.

FOUCOUSIES

CLXIIL — Barthélémy, évêque de Laon, approuve l'accord suivant conclu entre l'église d'Epinois et quelques-uns des paroissiens dudit prélat : Scot, fils de Pierre Auguisellus, a donné tout ce qu'il avait à Folcozies à l'église Notre-Dame d'Epinois sous un cens de 8 muids de blé, mesure de Guise, à conduire en sa maison, où il voudra dans un espace de 4 lieues, à chaque Saint-Remy, du consentement de Pierre de Séon, suzerain et Barthélémy de Bosmont, suzerain supérieur, lesquels autorisent ledit donateur à réduire, s'il le voulait, le cens de 2 muids. — Le prélat annonce encore que Héluin de Guise, du consentement des mêmes suzerains, et d'Héluis, sa femme, a donné une rente de 9 muids de blé et moitié de la dime de la même terre sur laquelle il lui revenait 9 autres muids ; que Simon de Ribemont, dit Pilez, a donné également une part en ladite terre, du consentement de son ayeul Guy de qui il tenait cette part en fief sous le cens de 2 muids de blé, mais seulement après lui : enfin que Jean, abbé de Saint-Michel, qui possédait l'autel du lieu, cède à Foigny pour 6 sols bonne monnaie à la Saint-Michel, toute la même dîme. An 4144.

CLXIV. — Barthélémy, évêque de Laon, déclare l'échange fait par Gozuin, abbé de Foigny et Odon, abbé d'Epinois, savoir que l'abbaye de Foigny possédera paisiblement le courtil au lieudit Joncosus avec les terres adjacentes et l'abbaye d'Epinois, une terre équivalente à Fulchozyes, à charge par Foigny de payer pour dîme d'agriculture et nutricationum de ce courtil 9 muids de blé dus à Clarembaud de Faty, mesure de Guise, et l'abbaye d'Epinoy pour sa terre 16 muids de blé, même mesure, savoir 8 à Scotinus, 6 à Héluin de Guise, 2 à Simon Pilet et en outre 6 sols de rente à l'abbaye de Saint-Michel. An 1143.

CLXV. — Le même déclare que Jean, abbé de Saint-Michel, a donné à l'abbaye de Foigny, par la main de son abbé Gozuin, l'autel de Fulcozyes avec toutes ses dépendances et que lui, évêque, a donné en récompense à ladite abbaye de Saint-Michel l'autel de Landifay, tandis que Foigny lui cédait de son côté une charrue de terre au territoire de Tuby à condition de n'avoir aucune garantie à observer. L'évêque ajoute que si les moines de Foigny cultivaient des terres hors de la paroisse de Fulchozyes, dépendant de

Saint-Michel, les dîmes seraient partagées : les deux abbayes devraient aussi en commun la circata de Tuby due à l'évêque. An 1145.

CLXVI. — Gautier* évêque de Laon, déclare que Gile de Guise, du consentement de Gérard de Segoncort, suzerain, a donné la rente de 9 muids de blé que l'abbaye lui devait, en dot à Arnoul, fils de Raoul se mariant avec sa sœur, ce qu'accepte Robert, abbé de Foigny, An 1164.

CLXVII. — Le même déclare que Escot de Leheries, ayant été excommunié par sentence pour ses méfaits contre l'abbaye au sujet de diverses propriétés, renonce à toutes ses prétentions et donne en indemnité 40 muids de blé et 2 de pois à prendre, mesure de Guise, en deux ans, sur le cens de Fulcozyes, garants : Raoul de Housset, Arnoul de Monceau, suivant l'exigence de la loi. An 1168.

CLXVIII. — Raoul, ministre, par la grâce de Dieu, de l'église Saint-Nicolasdes-Prés et Anceau, abbé de Foigny, constatent l'échange de divers agneaux et brebis entre les deux maisons, Foigny en recevant 18 à Fulchozyes et à Mûris. An 1172.

CLXIX. — Gautier, évêque de Laon, notifie que Gille, fils de Hellin de Guise, du consentement de sa sœur Hersende, femme de Arnoul, a donné 1/2 muid de blé sur les 6 de rente que lui devait l'abbaye. An 1172.

CLXX. — Raoul, seigneur de Coucy, annonce que, à la demande de Thomas et de ses amis, il se rend garant de l'arrangement suivant conclu entre l'abbaye et ledit Thomas : Omnium terrarum quas dicta ecclesia a Thoma et pâtre ejus Roberto ad terragium tenet, colligentur terragia per nos très primos annos qui incipiunt ab anno verbi incarnati M. C. LX, eorum summa in très partes equales dividetur, tertie partis summa erit trecensus terrarum in perpetuum. De hoc trecensu solventur vi modii frumenti ad mensuram Marie, Guidoni de Emblancort et ejus successoribus, et si quidem residuum fuerit Thome et heredibus ejus dabitur. Hoc affidavit ipso Thomas de Sont de fideliter observaturum, et mater sua et Feliqui très filii ejus Petrus, Johannes, Ergelrannus. Hoc autem affidavit Renerus de Sains, Rudulfus de Houssel, Guide de Emblancort et Henricus senescallus.

CLXXI. — G. archidiacre de Laon, déclare que Herbert, dit maïeur de Monceau, mourant, a légué à Foigny 1/2 muid de blé, mesure de Monceau,.

du consentement de sa femme et de ses enfants, sur les aïeux sis à Fulcozies. An 1174.

CLXXIL — Gautier, évêque de Laon, confirme l'arrangement intervenu entre Foigny et Thomas de Sont, (voir n° CLXX).

CLXXIII. — Roger, évêque de Laon, confirme le même acte. An 1177.

CLXXIV. — Le même déclare que Anseau, Raoul, Gérard de Monceau, frères, ont cédé à l'abbaye tout ce qu'ils avaient en terre et terrages à Fulcozies et Mûris. An 1182.

CLXXV. — Le même déclare que Raoul, mayeur de Leheries, Baudoin et Albéric, ses frères, cultivant à Fulcozies une terre dite Longatoia et 15 jalois de semence, dans le fonds de l'abbaye, lui cèdent « penam et laborem et quiquid in eadem terra habebunt. » An 1183.

CLXXVI. — Le même déclare que Thomas de Seunt (Sons), remet à l'abbaye 2 muids de blé et 3 jalois de trécens à Fulcozyes, consentant sa femme, Raoul, Robert, ses fils, Jean, son frère, Aia et Héluide, ses sœurs, Robert, mari de cette dernière. An 1184.

CLXX VII. — Le même déclare que Bernard de Ribemont et sa femme, donnent tout ce qu'ils possédaient à Fulchozyes, terre et terrages, sauf 3 muids de blé de cens à eux dus, recevant en récompense 40 livres laonnaises. Approuvant Mathieu de Proroy, suzerain, Agnès de Leheries, suzeraine à titre dotal : présents Gislebert, abbé de Foigny, Guillaume, abbé de Saint- Michel. An 1195.

CLXXVI IL — Jean, seigneur de Housset, et Joia, sa femme, Jean et Aelide, leurs enfants, donnent 14 jalois de blé, mesure de Marie, à prendre sur le terrage de Chevesne, à la Toussaint. An 1205.

CLXXIX. — Enguerrand, seigneur de Coucy, déclare comme suzerain que Jean, fils du frère de Gui de Erblancort, a vendu à l'abbaye 6 muids de blé, mesure de Marie, sur le terrage que Thomas de Sont tient dudit monastère. Approuvé par Gui, frère du vendeur, Elisabeth, sa femme, ses sœurs Mathilde, femme de Renier de Gessard, Odéline, de Jean de Yuilanies, Ozilie, de Renier d'Origny. An 1220.

CLXXX. — Robert, évêque de Laon, déclare que Gérard, dit Ravars, vend à r abbaye pour 100 livres laonnaises la moitié d'un terrage à Fulchozies, consentant Yiard de Landierfay, suzerain, présent Barthélémy, cellérier de

''abbaye ; l'autre moitié qui était du fief de Gérard, ayant été achetée précédemment par les moines. Toutes choses approuvées par Marie, femme de Gérard, Hawide, Marie, sœurs dudit, leurs maris Mathieu Monachus et Théod. de Tergny. An 1210.

CLXXXI. — À. archevêque de Reims, déclare que l'abbaye devait annuellement à Mathieu, chevalier de Perroy, 20 muids de blé, mesure de Guise, dans la dite grange, 1 de pois, vieille mesure de Guise, en la grange de Foucozies et 2 muids de blé à Watignies. même mesure ; or ledit chevalier fait vente de ceux-ci et un de ceux de Fulchozies. Approuvé par Osilie, sa femme, Raoul, chevalier, et Gérard, ses fils. An 1211 .

CLXXXII. — Varniers, abbé de Bohéries et H. doyen de Guise, déclarent que Mathieu, chevalier de Perroy et Osilie, sa femme, ont vendu d'accord avec leurs fils Raoul, chevalier et Adam, et accablés par le poids de leurs dettes, un trécens de 4 muids de blé à Fulchozies, mesure vieille de Guise, pour 85 livres blancs de Valenciennes. An 1213.

CLXXXIII. — Vaucelin, abbé de Saint-Jean de Liège et Jean, abbé de Florines, déclarent que Agnès, fille de Mathieu de Perroy, et Egide, chevalier de Merlemont, son époux, approuvent la vente ci-dessus. An 1214.

CLXXXI V. — Albéric, archevêque de Reims, confirme cette vente. An 1219.

CLXXXV. — Le même déclare que Raoul de Bellencort, premier seigneur et Mathieu li Turcois, second seigneur de Leheries, chevalier, Osilie, femme dudit Mathieu, Raoul li Espes, chevalier, Adam, leurs fils, approuvent la vente faite par Gilon (Egide) de Merlemont, chevalier et sa femme, fille desdits, de 6 muids de blé de rente sur la grange de Fulchozies. An 1217.

CLXXXVI. — Hugues, évêque de Liège, approuve cette vente. An 1217.

CLXXXVII. — Autre de même pour le même objet. Même date.

CLXXXVIH. — Jean, abbé de Florinnes et Hugues, seigneur dudit lieu, confirment cette vente. 1217.

CLXXXIX. — H. seigneur de Florines, s'adressant aux prieur et religieux de Foigny, se déclare attristé des difficultés à eux faites au sujet de la susdite vente de son neveu Egide de Merlemont et s'engage à constater la validité de l'acte auquel il a assisté et a engagé son neveu à tenir ses promesses.

CLXXXX. — P. chantre, H. Silvanus, officiai de Laon, font savoir que Gérard dit Ravars, chevalier de Chievresis, remet à l'abbaye sa dîme de Tuby où l'abbaye de Saint-Michel perçoit 8 gerbes et lui la neuvième. Décembre 1214.

CLXXXXI. — Garnier, officiai de Laon, déclare que Godefroid, seigneur de Sains, a donné tout son terrage de Fulchozies, du consentement de Agnès, sa femme, Renier, leur fils, Elisabeth, leur fille : les moines pour ce donnèrent gracieusement à cause de son départ pour Jérusalem, la somme de 12 livres blancs. An 1220.

CLXXXXII. — Geoffroy, seigneur de Sains, confirme ladite cession. An 1220.

CLXXXXIII. — Anselme, évêque de Laon, notifie que Adam, clerc, a vendu 6 j a lois de blé, vieille mesure de Guise, à lui dus annuellement sur la grange de Fulchozies, du consentement de Jacques, son frère, Berthe, leur mère, Ada, veuve de Nicolas de Audignies. An 1225.

CLXXXXIV. — Le doyen de Dercy, déclare que Garnier de Dercy, a donné 4 j al ois de terre arable à Esponval et 2 j al ois de rente du meilleur froment qu'on trouvera à Dercy, mesure du lieu, due à la Saint-Remy au possesseur de la terre, ce qu'approuvent Elisabeth, femme de Garnier, Thomas, leur fils et Gérard, mayeur de Dercy, ce dernier moyennant un cens annuel de 2 deniers laonnais. An 1218.

CLXXXXV. — G. officiai de Laon, déclare le même acte. An 1217.

CLXXXXVI. — Nicolas de Troyes, officiai de Laon K déclare que Raoul dit li Espiei, chevalier, seigneur de Leheries, a vendu 23 jalois de blé, vieille mesure de Guise, à lui dus annuellement par l'abbaye à Fulcozies, pour 30 livres parisis. Ce qu'approuve Ermèngarde, sa femme. 1229.

CLXXXXVII. — Le même déclare que, après beaucoup de contestations, Marguerite, veuve de Jean, seigneur de Housset, a donné à l'abbaye trois pièces de terre à Housset en remplacement de la rente de 34 jalois de blé, mesure de Marie, léguée par son mari et qu'elle avait niée. An 1230.

CLXXXXVIII. — L'official de Laon déclare que, l'abbaye étant tenue annuellement de faire conduire à Guise pour André de Guise dit le Prévôt et Marguerite, sa sœur, 44 jalois de blé, mesure vieille de Guise, lesdits les cèdent contre une rente viagère de 7 moids de blé, du meilleur, même

mesure, plus 2 jalois de pois tant que Marguerite vivra. Approuvé par Jean, fils de feu Laurent de Chaourse, Ida, sa femme, Gilon de Boeli (Ebouleau), Malhilde, sa femme, Widile, sœur de André et des trois femmes susdites. An 1238.

CLXXXXIX. — Conrad, abbé de Prémontré, déclare que son monastère cède à celui de Foigny tout le terrage qu'il avait à Fulcozies et 6 pièces de terre contenant environ 5 muids et 4 jalois, mesure de la Ferté, le tout pour un cens annuel de 1 muid de blé, mesure de Marie, payable, sans qu'il y ait à tenir compte de guerre ou ouragan, entre la Saint-Remy et Noël; le maître de la grange de Fulcozies devant prévenir celui de la grange de Prémontré à Walescort dès que le grain sera battu, pour qu'il le fasse chercher après examen de la qualité et amener sur une voiture fournie par l'abbaye de Foigny. An 1231.

CC. — Jean du Temple, chanoine officiai de Laon, déclare que Baudoin, clerc de Coulonfai, fils de feu Verric, mayeur de Leherïes, a reconnu avoir inquiété à tort Foigny pour une terre sise à Lehéries près de la vallée de Sainte-Gertrude, donnée par feu Simon, curé de Baulne, frère dudit Baudoin. 5 e férié après Saint-Martin d'hiver, 1235.

CCI. — Guillaume de Antoniaco, officiai de Laon, déclare que Renaud, chevalier de Waudencort, fils de feu Oudard, chevalier du lieu, a vendu pour 140 livres parisis une rente de 9 muids de blé due par la grange de Fulcozyes, mesure de Guise ancienne, et d'Origny-Sainte-Benoite, et 6 sols parisis sur la grange de Prémontré à Walefoors; Marguerite, femme dudit Renaud, approuvant. Mars 1240.

CCII. — Jacques de Rumigny, seigneur de Monceau, et Marguerite, sa femme, confirment ladite vente comme suzerains de Jean, frère de Renaud. Mars 1240.

CCII1. — Jean, seigneur de Waudencort, confirme la vente de son frère. Mars 1240.

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