‹ Analyse du cartulaire de l'abbaye de FoignyChapitre 5 sur 12 · CCIV. — Charte pour ce dudit Renaud. Mars · texte numérisé non relu

CCIV. — Charte pour ce dudit Renaud. Mars

CCV. — Clément de Saint-Germain, chanoine, et Thibaut de Baye, officiai de Laon, déclarent que devant N. doyen de Châtillon, Jean, seigneur de .Sont, chevalier, a vendu 1/2 muid de blé, vieille mesure de Guise, sur la .grange de Fulchozies, qu'il avait du propre de sa femme qui consent.

Gart. de Foi. 6

CCVI. — Les mêmes déclarent avoir vu lettres de l'official de Cambray constatant que Hugues de Arbres (Harbes), chevalier, a vendu une rente de 7 muids 1/2 de blé sur la grange de Fulcozies, du chef de sa femme Yolande, pour 160 sols parisis. Ce qu'approuve Thierry, frère d'Yolande. Août 1243. — Ce que louent à leur tour, devant l'official de Laon, Raoul dit li Espées, seigneur de Leheries, suzerain, et Raoul de Bellaincourt, suzerain supérieur. Août 1243.

CCVIL — Pierre dit le Vieux, officiai de Cambray, déclare ledit acte. Août 1243.

CCVIII. — Guillaume de Antoniaco, chanoine, et Clément de Saint- Germain, officiai de Laon, déclarent que Henri dit Maistrians, Renier Tonator et Vautier Hoquette ont reconnu avoir vendu une rente de 6 jalois de blé, vieille mesure de Guise, sur la grange de Fulcozies, du consentement de leurs femmes Julienne, Ode et Marguerite et leurs enfants. Juin 1242.

CCIX. — Hugues de Arbies (Harbes), chevalier, et Yolande, sa femme, vendent pour 160 sols parisis une rente de 7 muids 1/2 de blé, ancienne mesure de Guise, qu'il prenait sur la grange de Foucozies, provenant du propre de sa femme. Août 1243.

CCX. — Guillaume de Antoniaco, chanoine officiai de Laon, déclare que Robert, chevalier de Chàtillon, a légué à l'abbaye une terre arable à Châtillon, près de Marie, de 8 jalois de semence, mesure de Châtillon, ce que Hawide, sa femme, Clémence et Agnès, leurs filles, Gui et Gobert, chevaliers, leurs maris, approuvent. Juin 1240.

CCXI. — Clément de Saint-Germain et Thibaut de Baye, officiai de Laon, déclarent que devant N. doyen de Châtillon, Jean, chevalier seigneur de Sont, a vendu à bon prix qu'il a reçu, une rente de 1/2 muid de blé, ancienne mesure de Guise, qu'il avait du chef de sa femme Jeanne, sur la grange de Foucozies, avec garantie contre tous sauf contre le seigneur de Coucy.

CCXII. — Jean, seigneur de Housset, déclare l'acte ci-dessus, à cause de Jeanne, femme du seigneur de Sont et qui est sa sœur. Février 1246.

CCXIII. — Charte sur ce de Jean, seigneur de Sont. Février 1246.

CCXIV. — Jean de Wadencort, chevalier, fils d'Odartl, donne pour le repos de son âme, un terrage qu'il avait dans le courtil de l'abbaye dit

Foucouzie, plus deux terres entre les routes de Foucouzies à Landifay et à Leheries, à condition, s'il ne pouvait garantir ces objets, de payer 20 livres parisis, moyennant quoi ces immeubles reviendraient au donateur. Juin 1247.

CCXV. — Clément de Saint-Germain et Henri Deymberti, officiai de Laon, déclarent que, devant le doyen de Guise, Jean Paiemens et Marie, sa femme, Pierre de Beaurain et Marguerite, sa femme, ont approuvé la vente faite par Prévôt, clerc de Guise et sa sœur Marguerite, de 44 j al ois de blé que l'abbaye devait sur sa grange de Foucouzies. Mars 1244.

CCXVI. — Guillebert de Braio, chanoine officiai de Laon, fait savoir que Pierre, fils de feu Godefroy, chevalier de Sains, a reconnu le legs de son dit père d'une rente de 2 muids de blé, mesure de Monceau-le-Vieil, à la Saint-Remy , sur la grange de Pierre, à Monceau. Lundi avant la Sainte-Madeleine, 1249.

CCXVII. — Pierre Amiéti, chanoine officiai de Laon, notifie que Robert de Signy, Colard et Jean, beaux-frères dudit, demeurant à Signy, renoncent à 9 jalois 1/2 de terre qu'ils revendiquaient contre l'abbaye au terroir de Foucouzies. Veille de la Circoncision, 1258.

CCXVIII. — Anselme de Monceau, chevalier, confirme le don de 2 muids de blé de rente sur sa grange de Monceau, assigné par son père depuis plus de 30 ans, et fait par son ayeul Godefroy, seigneur de Sains, par charte cy rappelée du lundi avant Madeleine 1249 : mais en môme temps Anselme, du consentement de sa femme Jeanne, donne en échange de cette rente 7 jalois de terre de 12 verges à Monceau près le bois dit Li sachis, appartenant à F abbaye. An 1278, septembre,

CCXIX. — Henri, roi de France, notifie vidimus d'une charte par laquelle Jean de Ribemont, clerc royal, et Raoul de Bétencourt, prévôt de Saint- Quentin, commissaires royaux, décident, pour mettre fin aux discords soulevés entre l'abbaye et Gobert de Monceau et consorts, que nul chemin ne peut être pratiqué dans la forêt des moines dite Salicetum dans le courtil de Foucouzies, mais qu'ils devront continuer à laisser libre le chemin tel qu'il existe sur leur domaine et qu'ils auront le droit, pour plus de sûreté, d'entourer le bois de fossés. Novembre 1298.

VILENCEL (1)

CCXX. —Barthélémy, évoque de Laon, déclare que Robert, fils d'Engelard, et Heilbertus de Firmitate ont donné une partie de terre à Vilencel, lerre divisée par le chemin « qui est a lapide qui estjuxta nemus grosse silve usque ad fontem Sancti-Desiderii, » avec tout usage dans la vallée et la grande forêt pour la seule consommation des religieux exclusivement ; lesdits chevaliers « in placeis que congruit claudende curie monachorum nihil omnino capient, » et dans ces parties ainsi divisées, ils ne pourront cultiver, ni bâtir, ni inquiéter en quoi que ce soit les moines, mais conserveront la 9 e gerbe de l'agriculture. Gertrude, femme de Robert, de laquelle venaient ces biens, Guerric Havart, frère d'icelle, Helbert et Teudon, frère d'Heilbert, approuvant ce don ; caution, l'abbaye de Saint-Benoît, du consentement de Emma, abbesse, Gossuin d'Avesnes et Amia, sa femme, seigneurs de Ribemont et les futurs seigneurs dudit château, Baudoin de Firmitate ; la charte desdits chevaliers devant pour plus de sûreté être déposée dans le trésor de Saint-Benoît. Sans date.

CCXXI. — Gautier, évêque de Laon, déclare que Robert, fils d'Engelart, N. de Firmitate et Elbert, frère de ce dernier, ont donné tout ce qu'ils avaient à Vilencel en se défaisant de tous droits quelconques, dîme, sauf la 3 e gerbe de la dîme d'agriculture. Ce qu'approuvent Gertrude, femme de Robert, Létald, Gossuin, ses fils, et ses filles, Guerric Havart, frère de Gertrude, Guillebert d'Eppes, suzerain, Béatrix, sa femme, Guillaume, son fils, suzerain en partie, Guy, Valbert,. Jorbert, Henri, Anselme, ses autres fils. Robert étant venu à mourir, cette terre passa dans les mains de son fils Létald, lequel du consentement de sa mère Gertrude, de son frère Gossuin, de ses frères et de son ayeul Guerric, céda dans ce même territoire une terre franche de terrage « ad modum unum sementis vicie ad pastum animalium in plaxeis circa curtem latitudinis centum pedum et vallum cum aggere qui plaxeis et curtem ambiat liberum donavit. IUud tamen sciendum quod fratres aliam terram non excolent vel extyrpabunt vel funa meliorabunt terra ejus rémanente inculta nisi forte terra ipsa prefati Letaldi

(1) Villencet, commune 'de Parpeville, canton de Ribemont.

lapidibus vel aquis super modura fuerit occupata, ubicumque autem adeo infecunda visa fuerit, ut labor in ea credatur inanis agricole circumanentes judicabunt de illa et quotannis decreverunt terra eadem inculta manebit. » An 1151.

CCXXII. — Gautier, évoque de Laon, déclare que Herbert Maalle et Furneria, sa femme, donnent à l'abbaye par la main de Robert, abbé, 2 muids de rente de blé, mesure de Rîbemont, sur les terrages de Villencel ; approuvé par Guillaume li Mounier et Gautier, fils de Jelbert de Chevresis, leurs neveux, Guy de Leheries et Marguerite, comme suzerains. An 1165.

CCXXIII. — Alexandre, abbé de Saint-Sauveur Aquicinensis, déclare renoncer à ses prétentions sur une terre au territoire de Alta Villa moyennant un cens de 8 sols de Vermandois. An 1 167.

CCXXIV. — Gautier, évêque de Laon, déclare le même acte. An 1167.

CCXXV. — Le même déclare que Hercelin d'Origny donne la terre qu'il avait à Vilencel sous le terrage de la dîme de la gerbe. An 1167.

CCXXVI. — Raoul, abbé de Saint-Nicolas, et Anceau, abbé de Foigny, déclarent la communauté pour leurs monastères des pâturages de Vilencel, Torcy et Monceau, de consentement de Gui de Leheries, suzerain de Vilencel.

CGXXVII. — Baudoin, par la grâce de Dieu archidiacre de Laon, déclare le même acte. An 1174.

CCXXVIIL — Adélide, abbesse de Sainle-Benoîte d'Origny, déclare que Robert, fils d'Herselin d'Origny, a vendu tout le terrage qu'il avait, sous la suzeraineté de ladite abbaye, au territoire de Vilencel, au champ près du champ Sancti-Vedasti. Cautions : Robert, doyen de Laon, Raoul, frère dudit Robert, chanoine de Saint-Benoît, Philippe, leur frère, Nicolas, clerc, Vivian, mayeur du lieu ; l'abbaye de Foigny devant payer à l'abbaye suzeraine 4 sols bonne monnaie. An 1174.

CGXXIX. — Roger, évêque de Laon, déclare que Bliard de Firmitate et Bramonde, sa femme, Gobert, leur fils, et Marguerite, sa femme, donnent une rente de 2 muids de blé, mesure du lieu, sur le terrage que les moines devaient audit Bliard à Vilencel. — Et que Guillaume li Poth de Firmitate, homme dudit Bliard, remet aux religieux la terre qu'il tenait de lui à Villencel sous la réserve de la dîme de la gerbe. An 1178.

CCXXX. — Gautier de Serliu, du consentement de sa femme et de ses

fils, remet une terre dite dominions locus, partie arable, partie à défricher, «ous la réserve de la 3 e gerbe livrée dans la grange de Vilencel, les moines en ayant du reste toute la dîme. An 1185.

CCXXXI. — Anselme, évéque de Laon, déclare vidimus d'une charte de J. officiai de Laon, constatant que Robert, chevalier de Parpres, a donné tont ce qu'il avait en dîme audit lieu, en laissant seulement l'usufruit à son fils Odon, et sous la réserve de rente 'de 1 muid de blé légué à l'abbaye de Bohéries et 1/2 au curé du lieu. Octobre 1218.

CGXXXII. — Jean, seigneur de Housset, déclare que Gérard Pallars, son vassal, a vendu à l'abbaye une rente de 3 jalois de terre arable, mesure de Ribemont, sur le chemin qui va de Monceau à Parpres. An 1225.

CCXXXIII. — Garnier, archidiacre de Laon, vice gerens de l'évêque, déclare la reconnaissance de l'acte n° 231 par Jobert de Parpres, chevalier, fils dudit Robert dit Prêtre, chevalier de Parpres. La dîme étant de 2 vases sur 9 et 2 parts sur 9. An 1230, avril.

GCXXXIV. — Le doyen et le chapitre de Guise déclarent que Odin, chanoine du lieu, fils dudit Robert, chevalier de Parpres, renonce à tout droit sur la dîme sus-mentionnée. An 1231.

CCXXXV. — Garnier, archidiacre de Laon, déclare que Mathieu de Vil ers, chevalier, dit moine, et Guy de Hainacort, son gendre, ont vendu une rente de 2 muids de blé sur la part de Odin susdit en la dîme de Parpres pour 20 livres parisis. Approuvant Hawide, femme de Mathieu, Ada, leur fille, femme de Guy. Mars 1229.

GCXXXVI. — Charte dudit Mathieu sur ce sujet. An 1230.

CCXXXVII. — Approbation de même par Jobert de Parpres, chevalier. An 1230.

CCXXXVIII. — L'official de Laon déclare que Gober t Somellars de Sains reconnaît devoir à l'abbaye annuellement 2 muids de blé, mesure de Ribemont, sur le terrage du courtil de Vilencel, en vertu du legs de Herbert dit Maalle. Veille du dimanche de Jubilate, 1238.

CCXXXIX. — J. officiai de Laon déclare que Robert, chevalier de Parpres, cède tout ce qu'il avait en la dîme de ce lieu, sous la réserve de l'usufruit à son frère Odin. Mars 1216.

CCXL. — Les chanoines d'Origny cèdent tout ce qu'ils avaient- en dîme au terrage en la terre de Vaucellus SancfaVëdasti pour 100 sols parisis.

CCXLI. — L'official de Laon déclare que Renier, dit Pozez de Hanape, a vendu tout son terrage au courtil de l'abbaye dit Vilanciaus pour 7 livres

10 sols parisis : consentant sa femme Richalde, Gillebin, son frère. An 1236.

CCXLI1. — Le même déclare que Robert, dit Rufu* d'Origny, a vendu une rente de 1/2 muid de blé, mesure du lieu, qu'il réclamait sur la grange de Vilanciaus, pour 100 sols parisis. Consentant Ogina, sa mère, Elisabeth r sa femme. Mai 1236.

CCXLIII. — Anselme, évoque de Laon, déclare que Gobert de Parpres,. chevalier, cède son droit de 2 parts sur 9 dans les dîmes de Parpres pour 50 livres parisis, sous la réserve de la rente de 20 jalois de blé due à l'église Saint-Martin de Laon. Consentant Elisabeth, femme dudit. Janvier 1230.

CCXLI V. — Charte dudit acte par Gobert, chevalier de Parpres. Février 1230.

CCXLV. — Le même donne une moitié de terrage qu'il avait sur un champ dit le Sart de Parpres et le paiera en cas de contestation 30 livres parisis à la volonté de l'abbaye. An 1228.

CCXLVI. — Le même, pour lui et ses successeurs, reconnaît à l'abbaye le droit de réclamer 30 livres parisis en cas de contestation sur ce don. An 1229.

CCXLVII. — G. abbesse de Sainte-Benoîte d'Origny fait savoir que l'abbaye de Foigny lui a remis une rente de 1 muid de blé qu'Origny devait sur sa grange de Parpres pour le territoire dit Offegnis, contre même rente due par Foigny, conduit à Origny sur deux champs sis à Parpres, et une autre rente de 10 deniers. An 1237.

CCXLVIII. — Gobert, chevalier de Parpres, renouvelle sa cession de l'acte n° 245, du consentement de sa femme Eiysabeth et Marie, leur fille.

11 ajoute avoir fait faire un fossé sur le fonds de l'abbaye entre son bois et ledit champ, fossé appartenant à l'abbaye. Mars 1229.

CCXLIX. — Cl. de Saint- Germain et H. Deymberti, officiaux de Laon, déclarent que dame Rose de Novelise a donné un peu moins de la moitié d'un terrage. (Copie non achevée, sans interruption cependant).

CCL. — Adam de Mast. officiai de Henri, archidiacre de Reims, fait savoir que dame Rose de Lersies, veuve de Etienne, chevalier de Novalise, a donné tout ce qu'elle avait dans les terrages de Vilencel, pendant son vivant, à charge d'en rendre après elle moitié aux héritiers de son mari ; | plus un cens de 10 sols sur un champ à Laegnies. 3 e férié après Pentecôte,

mai 1241 .

CCLI. — Guill. de Antoniacoranensi, officiai de Laon, déclare que Colard -de Wiège et Marie, sa femme, ont donné leur part des terrages de Gobert Parni de Vendelio, acquise de Ermende, sœur de Jean Frassent, chevalier. Juillet 1241.

CCLH. — Cl. de Saint-Germain, chanoine de Laon, déclare que Mathieu de Lersies, fils du frère de Rose de Novelise, a approuvé le don de sa tante.

Mars 1244.

CCLIII. — « Acelin, doiens de Wouspais a tous ciaus ki ces lettres verront salut et amor. Je fais a savoir ke Raous de Buirieles a recognus devant mi ke il a vendu a damisele Marien fille mon segneor Mahuz de Lersies tele eschange ki il li est eschau de Madame Rosain leur antain de Nevelise en terrage de Villensel maison de Foisni, et cest vendage ke Raous a fait dame Barecla feme le leoua par sa foi fiance ke jamais encontre ne venra ne par li ne par autruis, tel vendaige ke Raous a fait a celi Marien Maheus de cui cil fier ment le loua bien et gréa, alisi par devant mi. » Avril 1244.

CCLIV. — Clément de Saint-Germain, chanoine de Laon, déclare ledit acte. Juin 1245.

CCLV. — Le même enregistre le même acte, à savoir que Raoul de Burelles, fils de feu Raoul, chevalier, et Colin de Saint-Loc, fils de feu Guillaume, chevalier, ont vendu à damoiselle Marie de Lersies, fille de Mathieu, ayeul desdits, toute Yesôhantia (eschange) à eux échue, du chef de Rose, sœur dudit Mathieu, dans les terrages de Vilencel, au courtil de l'abbaye, pour 55 sols parisis. Consentant Mathieu de Lersies, fils dudit Mathieu, suzerain. An 1244.

CCLVI. — Clément de Saint-Germain et H. Deymberti, officiaux de Laon, déclarent que Gui, chevalier de Lersies, a vendu à l'abbaye pour 100 sols parisis sa part audit terrage du courtil de Vilencel, soit le sixième, consentant sa femme Lucie. Juin 1245.

CCLVII. — Les mêmes déclarent vente semblable pour 50 sols parisis par Colard de Froidestrées, lils de Pierre de Lerzy, chevalier, formant le 6 e de la moitié du ter rage, du consentement de Marie, sa femme. Mars 1244.

CCLVIII. — Henri Deymberti, officiai de Laon, déclare que Renier dit Channiaus a reconnu que Gobert dit Channiaus, son père, a donné moitié du terrage sur six pièces de terre au courtil de Vilensel, tenues et possédées par l'abbaye ; et que lui Renier a vendu l'autre moitié pour 12 livres parisis, consentant Richalde, sa femme. Veille de la Purification, 1245.

CCLIX. — Clément de Saint-Germain et H. Deymberti, officiaux de Laon, notifient que Nicolas de Froidestrées a approuvé la donation faite par damoiselle Rose, fille de feu Gui de Lerzy, de la moitié des terrages au courtil de Vilencel et a renoncé à tous les droits qu'il pourrait avoir. Mars 1244.

CCLX. — Les mêmes font savoir que Thomassin, fils de feu Jean dit de Marti, a donné une terre au terroir de ChevresU, sur laquelle l'abbaye avait le terrage de la 11* gerbe, en échange d'une rente de 8 jalois de blé moyen, payable entre Saint-Remy et Noël. Août 1246.

CCLXI. — Les mêmes déclarent que dame Marie,. veuve de Mathieu, chevalier de Lerzy, a donné une rente de 1 muid de blé, mesure de Ribemont, sur sa part de terrage à Vilencel, achetée par elle de d ime Hersende de Bu relies, sœur dudit Mathieu. Mercredi après la Peutecôte, mai 1247.

CCLXII. — Th. de Baye, officiai de Laon, déclare que Viard de Hoyes a donné toute Veschancians qu'il avait de la part de Rose de Lerzy, tante de Viard, et les maisons de Vilencel, courtil de l'abbaye et ses dépendances. 5* férié après Saint- Jean-Baptiste, 1248.

CCLXIII. — Guill. de Vivariis, officiai de Laon, déclare qu'il concède que, comme patron de l'église paroissiale de Parpres, l'abbaye ne soit tenue aux réparations que suivant les droits et coutumes du diocèse de Laon. Dimanche après Saint-Martin, 1250.

CGLXIV. — Gobert, chevalier de Parpres, renonce à ses réclamations contre l'abbaye et le curé de Parpres, au sujet d'une rente de 2 muids de blé, mesure du lieu. 3 e férié après Saint-Nicolas, 1238.

CCLXV. — - L'official de Laon déclare que Gobert, chevalier de Parpres, reconnaît devoir sur sa grange une rente de 2 muids de blé à l'église du

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lieu, remise à la Toussaint à deux prudhommes du lieu choisis ad hoc. Janvier 4230, 2 e férié avant l'Epiphanie.

CCLXVI. — Hugues de Besançon, officiai de Laon, déclare que Mathieu de Lerzy, écuyer, reconnaît contrairement à ses prétentions que l'abbaye a une rente de 3 muids de blé d'hiver, mesure de Ribemont, sur ses terrages delà grange de Vilencel, léguée par Herbert dit Maille, chevalier, et Richaude dite Mannorrie, fille d'Herbert et femme de Gobert Soumillart ; ledit écuyer fils de Mathieu, chevalier de Lerzy. An 4264.

CELLARIUM (1)

CCLXVII. — Barthélémy, évêque de Laon, déclare qu'Àlard de Leuilly et Girberge, sa femme, femme de corps de l'évêché, ont donné leurs maison et terre sises à Leuilly et à Cour pierre. An 1141.

CC LX VIII. — Gautier, évêque de Laon, déclare que Renaud de Chaniselles et Mathilde, sa femme, donnent partie d'une vigne dite Sabulom Droardi Herenc 9 et vendent l'autre partie, pour après eux : Robert abbé. An 1163.

CCLXIX. — Le même déclare que Gérard, sous-trésorier, donne, pour le repos de son âme et de celles de son ayeul Anselme et de ses père et mère, une vigne dite Gibeline à Courpierre, pour célébrer des messes anniversaires, Je vin devant être distribué aux moines malades.

CCLXX. — Le même déclare que Gautier, trésorier de Laon, donne à l'abbaye, Robert étant abbé, la morte main d'Odile, la femme de corps du Trésor, femme de Garnier : ladite morte main reposant sur vignes et bois ; — et que l'abbaye a cédé à Gérold de Vurno une terre à Landouzie et autres à divers avec faculté de les reprendre dans un délai de 20 ans. Il est encore stipulé que l'abbaye doit 2 muids de blé de rente à Thibaud d'Hirson, réductible de moitié à sa mort, que si sa veuve se remariait ou mourait, son fils Alard en hériterait, et que l'abbaye l'aurait après lui. Au 1168.

CCLXXI. — Roger, évêque de Laon, déclare que Odon, chanoine de Saint-Pierre de Laon-au-Bourg, a donné une vigne à Laon. Après son décès, son neveu Jean, clerc, et sa femme, prétendirent à cet immeuble, mais y renoncèrent. An 1176.

(4) Le Cellier, commune de Martigny-en-Laonnois.

CCLXXII. — Le même déclare que Thierry et Trewârd, frères, donnèrent leur dîme sur une vigne de l'abbaye dite Faluayn. An 1182.

CCLXXIII. — Le même déclare que Gui, chevalier de Lier val, a cédé le rouage de toutes les vignes dépendant de la maison des moines dite Cellarium. An 1176.

CCLXXIV. — Le même déclare que Evrard, curé de Montchàlons, a donné sa vigne de Bièvres, du consentement de Clarembaud de Montchàlons et Lucienne, sa femme, réservant son droit de vinage. An 1184.

CCLXXV. — Le même déclare : « Cum hereditatem illam quam ad dominum de Roseto apud Marliniacum teneremus decimam vinearum ad decimationem hereditatis illius pertinentium quas fratres Fusniacenses in territorio de Curpiere et de Martiniaco possidebant, concessirnus eis rétine ndam sibi sub annua pensione XVI modiorum vini mercatorii, quod vulgô dicitur vin marchant, ad mensuram Martiniaci... » De plus l'évêque ayant rendu cette hérédité au seigneur de Roseto (Rozoy), Roger de Rozoy, son neveu, et Julianne, sa mère, soulevèrent des difficultés à ce sujet et y renoncèrent moyennant un cens de 8 muids de vin semblable aux seize susdits, le tout à prendre à la maison dite Cellarium : il est stipulé que si ces vignes et terres changeaient de propriétaires, en tout ou en partie, l'abbaye serait déchargée de cette pension, proportionnellement. An 1191.

CCLXXVI. — Le même déclare que Pierre de Lierval reconnaît ne pas avoir droit de vinage sur deux vignes données par Gui de Eppes. An 1193.

CCLXXV1I. — Jacques, archidiacre de Laon, déclare que Clarembaud, chevalier de Sainte-Austrude, a donné un champ sur le mont devant Cellarium, plus le rouage de tout le vin amené en voilure dans ce courtil, sinon sur celui vendu à des marchands et emmené sur leurs voitures ; qu'il a confirmé ee don en présence de Jean, chapelain de l'église de Laon en l'église de Bruyères, du consentement de Bernard, son fils, Robert et Albéric, ses gendres. An l c 207.

CCLXXVIII. — Albéric, archevêque de Reims, déclare que Enjorran et Aubert, chevaliers, Milon, leur frère de Courcelles, ont vendu pour 55 livres laonnaises une rente de 2 muids et 2 septiers de vin, 2 jalois d'avoine, 2 sols et 2 deniers de bonne monnaie, deux gites, deux repas que l'abbaye leur devait pour deux marais de Courpierre, plus de 5 septiers de vin, le

tiers de 1 septier sur le larris (champ inculte) Gideline et de 3 oboles sur Cellarium, en retenant seulement la justice. An 1213.

CCLXXIX. — Vautier, surnommé Flamen8> maiordomini régis, fait savoir que Clarembaud le prêtre et Sibille, veuve de son frère, Gobert et Hayric, ses fils, ont vendu leur maison de Cherêt où ils demeuraient) avec ses dépendances, moyennant une pension de 40 sols laonnais à la Saint-Denis, sous une amende de 5 sols par quinzaine de relard. An 1213.

CCLXXX. — Garnier, chantre et officiai de Laon, déclare que Eremburge, veuve d'Egide de Tanion, a vendu une rente de 2 muids et 3 septiers de vin blanc que l'abbaye lui devait au cellier situé au-dessus de Bruyères (ad cellarium dicte ecclesie situm super Bruerias), à titre de vinage ; plus 3 deniers de cens et moitié de 3 oboles encore dus par l'abbaye sur des vignes à Martigny : approuvant Pierre de Tanion, moine, et Baudoin de Escordai, suzerain. An 1223.

CCLXXXI. — Jean, chanoine de Meaux, officiai de Laon, déclare que Gérard de Bièvre, fils de Robert de Gorpière, et Thierry de Bièvre, fils d'Albéric, ont vendu diverses rentes et redevances que leur devait l'abbaye pour diverses vignes sises à Martigny sur la maison dite Cellarium, moyennant 50 sols laonnais. Mai 1225.

CCLXXXII. — Anselin, évêque de Laon, déclare que Renier Fiâtes de Yorges, croisé, et Marie, sa femme, croisée (crucesignata), ont donné leur maison avec meubles et dépendances, plus trois vignes, avec cette condition que si tous deux ou l'un d'eux revenait de Jérusalem, tous les fruits acquis demeureraient au monastère, mais qu'ils reprendraient leurs biens à titre viager. Juin 1218.

CCLXXXIII. — Devant Robert, prieur de Neuville, et Renald, curé de Vaurseine, les frères Raoul, Mathieu, Gérard et autre Gérard de Vorges ont reconnu avoir pris les immeubles ci-dessus à cens pour 70 sols laonnais payables à la Toussaint et à la Pentecôte. An 1232.

CCLXXXIV. — Nicolas de Troyes, officiai de Laon, déclare que Robert de Courpière a reconnu le droit de cens et vente pour un champ de l'abbaye dans le val de Gorpière. An 1229.

CCLXXXV. — Même acte devant J. doyen et G. chanoine de Chimay r commissaires pontificaux pour ce délégués. An 1229.

CCLXXXVI. — L'official de Laon déclare que Gillebert, sellier de Bruyères, a reconnu que Marie, sa femme, en mourant a légué à l'abbaye un courtil près de Bruyères et un cens de 30 sols laonnais sur une maison audit lieu, sous la réserve que Martin, leur neveu, aura la jouissance viagère du tout. An 1234.

CCLXXXVII. — N. de Troyes, officiai de Laon, fait savoir que Petita de Neuville, demeurant à Bruyères, veuve de Ulric Merlet, reconnaît que ledit a légué à l'abbaye une rente de 15 sols laonnais sur une vigne à Ardon. Mai 1231 .

CCLXXXVIII. — L'official de Laon déclare que Robert Gounes de Bièvre a vendu 6 sepliers 1/2 de vinage, mesure de Martigny, dus par l'abbaye audit sur une vigne au territoire de Ccllarium. An 1224.

CCLXXXIX. — L'official de Laon déclare que Denis, dit de Orliens, a reconnu que deux maisons sises à Laon, près des murs, lui ont été cédées à perpétuité par l'abbaye et par l'hôpital Notre-Dame de Laon sous un cens de 4 livres 10 sols laonnais, dont 50 sols à Foigny à Noël, réserve faite de la justice, etc. An 1228.

CCXC. — Le même déclare que Widelade Montibus (Mons-en-Laonnois), veuve de Robert, fils de Hayric de Martigny et Emmeline, sa fille, ont reconnu devoir un chemin à travers leurs vignes du val de Vermant pour l'exploitation de celles de l'abbaye. An 1228.

CCXCI. — Le môme qu'Alberic Pios, citoyen laonnais, et Jeanne, sa femme, ont donné une rente de 6 sols laonnais sur une vigne à Laon, dite Sabulon de Saint-Corneille. Janvier 1224.

CCXC1I. — Le même déclare que Raoul Maurrois et Widèle, sa femme, de Bruyères, ont donné leur maison sise au ruisseau de Bruyères et une vigne. An 1238.

CCXGIII. — Le même déclare que Baudoin et Gérard de Berrieux, chevaliers, ont délaissé à l'abbaye moitié d'une vigne à Martigny sous un cens de 2 deniers et une somme de 40 sols parisis. An 1238.

CCXCI V. — Iter, doyen, et le chapitre de Laon s'accordent avec l'abbaye au sujet de terres et vignes à Martigny, Chavailles, Courpierre, la manse seigneuriale de ces villages appartenant audit chapitre. Il fut conclu que les moines conserveraient ce qu'ils avaient d'ancienneté moyennant une pension annuelle de 12 muids de vin blanc, et des nouveaux acquêts, ce

qui est énuméré dans l'acte, mais sans pouvoir en contracter de nouveaux, avec engagement de se défaire dans Tannée et jour de ce qui arriverait par legs à l'abbaye. Le chapitre s'accorde aussi avec l'abbaye pour faire rentrer dans son lit le ruisseau entre Martigny et Evercaigne, localités auxquelles il sert de limites. An 1236, juin.

CCXCV. — L'official de Laon déclare que Jean de Eppes, fils de Moura, a vendu vigne et terre à Corpierre, pour 8 livres parisis. Au 1236.

CCXCVI. — Roger de Rozoy, chevalier, seigneur de Chaumont, déclare que Aelide, sa mère, dame de Rozoy, a donné 16 muids de vin blanc qu'elle percevait sur le courtil des moines à Cellarium en Laonnois. Juin 1244.

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