CCXCVII. — Charte d' Aelide, pour ce. Décembre
CCXCVIII. — Iter, doyen, et le chapitre de Laon déclarent renoncer à leurs prétentions sur un certain nombre de dîmes à Orgeval contre une rente de 2 muids de blé moyen à prendre sur la grange de l'abbaye de Arançot, mesure de Rruyères; et à celles sur les pâturages de Montbérault à charge de payer annuellemeni 12 deniers laonnais à la Saint- Remy,sans que les religieux puissent y envoyer plus de 4 vaches et 30 agneaux ou brebis. Septembre 1247, 3 e férié après la Décollation de saint Jean.
CCXCIX. — Clément de Saint-Germain, officiai de Laon, déclare que Raoul Maurrois de Rruyères et Vidèle, sa femme, ont donné 20 sols de rente payable à la Saint-Remy sur leur maison de Rruyères : plus une autre rente de 20 sols sur une vigne à Martigny. Août 12 Î6.
CGC. — Hellin, chevalier de Montchàlons, approuve la donation faite par Gobert, dit de Montchàlons, seigneur de Rouconville, de la pâture de Rièvre et d'Orgeval. Septembre 1246.
CCCI. — Guillebert de Viviers, chanoine et Guillebert de Copeio, officiai de Laon, déclarent que Robert de Furno et Jean de Manie val ont reconnu posséder une maison à Corpierre et dépendances en aleu de l'abbaye, sous un cens annuel de 20 sols laonnais. Février 1253.
CCCII. — Les mômes déclarent que Pierre, fils de feu Jean, mayeur de Rruyères, et Cyrigne, sa femme, citoyens laonnais, ont vendu au prix de 80 livres parisis un pré sis en aleu à Rruyères. Mars 1257.
CCCII I. — Pierre Amios, chanoine officiai de Laon, déclare que Robert de Ryanne et Ada, sa femme, ont reconnu que Pierre, chevalier de
Fussignies, père d'Ada, avait donné 10 muids de vin blanc, mesure de Colligis, sur les vinages dudit seigneur à Colligis. Avril 1259.
CCCIV. — Guillebert de Bray, officiai de Laon, déclare que Rohard dit Corbel et Jean dit Mer esse de Bruyères, comme exécuteurs testamentaires de Comtesse, femme d'Odard le Bergier, ont vendu à Arnoul, cuisinier de Ceîlarium de l'église de Foigny, la moitié d'une vigne à Martigny pour 35 sols parisis. An 1249.
CCCV. — Anselme, abbé de Foigny, et Clément, archidiacre de Laon, dénoncent leur accord au sujet de la saisie du courtil des moines pratiquée par le chapitre à cause d'un assassinat qui y avait été commis, le chapitre remettant le domaine saisi et s'engageant à ne plus recommencer en cas pareil. Veille de la Saint-Laurent, 1262.
CCCVI. — Le doyen et le chapitre de Laon déclarent ledit acte, désignant le courtil comme situé à Ccllarium. Même date.
CCCVII. — Les mêmes donnant, pour ce, plein pouvoir à Jean de Montlynon, chanoine dudit. Même date.
CCCVIII. — Les mêmes constatent que l'abbaye leur doit, sur les vignes cultivées ou exploitées par les moines à Martigny et à Courpierre et en la maison dite le Celier, 24 muids 1/2 de vin bon et pur, au jugement des échevins de Martigny, livrables pendant les vendanges ; mais de nombreuses contestations s'étant élevées à ce sujet, le chapitre, pour les prévenir à l'avenir, consentit à convertir cette redevance en une rente de 12 livres 5 sols parisis « auri de cuique régis pro xvi solidis par. computatur et tali quod lxv faciant unam marchant auri. » Juin 1394.
eurecània. (1)
CCCIX. — Barthélémy, évêque de Laon, fait savoir que Gépuin et Berthe, sa femme, ont donné un champ à Bièvres et reçu des moines viagèrement deux parcelles de vigne, avec cette clause que même s'ils ne les cultivaient pas ils auraient le quart du produit.
CCCX. — Gautier, évêque de Laon, déclare que Hugues de Montchâ- (1) Evercaigne, commune de Chermizy, canton de Craonne.
Ions, a donné deux prés ou marais entre le gué de Bièvres et le village de Ployart, et en plus le ruisseau dit de Floard. An 1152.
CCGXI. — Le même déclare que Barthélémy, trésorier, céda du consentement du prélat à l'abbaye (Robert, abbé) une culture appartenant à la Trésorerie à Neuville, libre de tout, sous un cens de 12 sols à la Saint-Remy. An 1159.
CCCXII. — Le même déclare que Gautier Buriaux et Agnès, sa femme, ont donné 1/2 muid de blé, mesure de Bruyères, sur leur dime d'Evercaigne. An 1165.
CCCXIII. — Le môme déclare que Gautier Burellus et Gérard, son fils, ont vendu la moitié du produit de sa grande dime à Evercaigne pour 12 ans à dater de Pâques 1174, consentant sa femme et ses enfants, et le suzerain Geoffroy de Baleham ; de plus qu'ils ont cédé la même dime du lieu. An 1173.
CCCXIV. — Roger, évêque de Laon, déclare que Guy de Chermizy, chevalier, renonce à la dime de Evercaigne qu'il possédait injustement depuis 30 ans. An 1190.
CCCXV. — Gautier, archevêque de Reims, légat apostolique, déclare que Henri de Balaham a renoncé à ses revendications sur le don porté en l'acte n° 313, du consentement de Aelide, sa mère, Geoffroy, Gaucher, Nicolas, ses frères, ajoutant le don du droit de pâturage dans tous ses biens de Chermizy. An 1183.
CCCXVL — Godescale de Vaucelles, Jacob de Signy, Harduin de Rippatorio 9 Pierre de Bo hé ries, Pierre de Gonifonte, Jean de Carmeia, abbés, déclarent que Guy de Chermizy pour toute la dime d'Evercaigne a renoncé à ses prétentions. An 1184.
CCCXV1L — Robert, seigneur de Pierrepont, déclare que du consentement de Eustachie, sa femme, Jean, Hélissende, leurs enfants, il a donné à l'abbaye la dime que possédait Gui de Chermizy à Evercaigne. An 1192.
CCCXVIII. — Roger, évêque de Laon, déclare que Vaucher de Arenchot remet à l'abbaye la rente de 9 sols à lui due sur la grange des religieux à Evercaigne. An 1200.
CCCXIX. — Richard, chantre, Etienne, sous-chantre, chanoines de Saint-
Quentin, décidant, en l'absence de D. doyen, troisième juge apostolique, régulièrement excusé, que Jean de Chermizy, chevalier, a revendiqué à tort à l'abbaye la dîme d'Evercaigne, ainsi que les pâturages de Chermizy, mais que l'abbaye n'a pas droit aux 14 livres laonnaises qu'elle lui réclamait. Janvier 1204.
CCCXX. — Alain, seigneur de Neuville, fils de feu Alain, seigneur de Roucy, du consentement de Eustachie, sa femme, et de Pierre, leur fils, de l'avis de ses hommes (consilio hominum meorum), donne toutes les aisances et pâtures du territoire de Neuville, et confirme les terres de ses ancêtres portées en la charte de Barthélémy, évéque de Laon ; tout dommage fait par les animaux devant être évalué amiablement. An 1222.
CCCXXI. — J. de Busancy, chanoine de Meaux, officiai de Laon, déclare que Vautier, cleçc, avoué (advocatusj de la cour de Laon, petit-fils d'Odard, renonce à la moitié du moulin de Cherét, légué à l'abbaye par son frère Lambert, ce qu'il contestait, lui Vautier ayant l'autre moitié. Juillet 1225.
CCCXXII. — Anselin, évêque de Laon, déclare que Alain dit de Roucy, seigneur de Neuville, rend les chevaux pris par lui en la maison de l'abbaye dite Eurekagne, sur la plainte de l'abbé Mathieu, et reconnaît ne pas avoir le droit de rien prendre en cette maison. Juillet 1225.
CCCXXIII. — J. de Busancy, officiai de Laon, déclare que Jean dit de Laon a donné deux bois en la vallée de Ployart, près celui de la grange d'Evercaigne, en toute franchise, sous la réserve de 2 deniers de cens dus à Gilon de Tanion ; en échange l'abbaye cède à titre gracieux la rente de 2 muids de vin que Jean lui avait précédemment donnée, et une somme de 6 livres parisis qu'il lui devait. Novembre 1228.
CCCXXI V. — L'official de Laon déclare que Robert Flamingius et Gossuin de Ploiart, demeurant en ce lieu, ont vendu deux vignes qu'ils tenaient à cens de r abbaye, pour 160 sols parisis. An 1236.
CCCXXV. — Robert et Gérard, chanoines de Chimay, juges apostoliques, déclarent que Bernard de Ploiart dit de Atrio et Ilaimard, son frère, ont reconnu prétendre à tort sur une vigne appartenant d'ancienneté à l'abbaye, sise à Ploiart ; présents Alain, curé de Ploiart, et Renard, curé de Vaurseine; ledit Bernard reconnaissant tenir partie de cette vigne sous un cens de 1 denier laonnais, avec cette clause que s'il mourait sans héritier cette
Cari, de Foi. 8
part retournerait à l'abbaye. Haimard souscrit les mêmes engagements. An 1232.
CCGXXVI. — Le même déclare que Gobert» chapelain de Ploiart, donne 1/2 muid de seigle, mesure de Bruyères, à prendre sur le tènement de Baudoin de Gisy à Marfontaine» chaque année. An 1238.
CCCXXVII. — Le même déclare que Jean de Martigny, chevalier, a donné une rente de 5 jalois de blé, mesure de Bruyères, à condition de lui servir viagèrement 5 muids de vin blanc des vignes de la grange d' E ver ca igné. An 1228.
CCCXXVIIL — Gobert, seigneur de Montchâlons et de Bouconville, déclare, du consentement d'Ada, sa femme, échanger un champ qu'il avait à Ployart contre pareille terre à Bouconville. An 1239, juin.
CCCXXIX. — Roger, évêque de Laon, déclare que Girard de Montchâlons et Albéric de Ploiart, curés, donnent toute la dtme de Ployart qu'ils avaient en commun, sous une pension annuelle de 2 muids du meilleur blé, mesure de Bruyères. An 1180.
CCCXXX. — Guillaume de AntogniacOj officiai de Laon, déclare que Egide, chevalier de Tan ion, a approuvé le legs fait par Gobert, chapelain de Saint-Gobain, d'un champ sis à Ployart, lieudit en Bordillon. Oct. 1240.
CCCXXXI. — Le même déclare que Hugues, dit Cigos, de Marge val, fils de feu Ponsard de Margeval, chevalier, a vendu un champ à Evercaigne, lieudit in alodiis pour 20 sols parisis. Samedi avant Saint-Thomas, 1240.
CCCXXXII. — Le même déclare que Pierre Lysiard, citoyen laonnais, et Eremburge, sa femme, ont donné un champ à Ployart, lieudit en Bourdillon, franc de tout. Mars 1240.
CCCXXXIII. — Jacques de Montchâlons approuve le don fait par Gobert dit de Montchâlons, seigneur de Bouconville, des pâturages de Bièvres et Orgeval, et donne toute franchise. Mai 1243.
CCCXXXIV. — Gobert, chevalier, seigneur de Bouconville, déclare pour le remède de son âme, du consentement de sa femme Ada, donner à l'abbaye et à tous ses courtils pour tous usages, l'aisance des pâturages en tout son ban et justice, c'est-à-dire à Bouconville, Aubigny, Bièvre, Orgeval, Thévigny. Mai 1243.
CCCXXXV. — L'ofiicialde Laon déclare ledit acte. Samedi après l'Ascenr si on, mai 1243.
CCCXXXVI. — Pierre, seigneur de Neuville, chevalier, et Aelide, sa femme, approuvent tous dons et concessions quelconques faits par Alain de Roucy, son père, au territoire de Neuville, suivant sa charte de Tan 1222. — An 1247, mai.
CCCXXXVH. — L'official de Laon déclare l'acte susdit. Juin 1247, veille de Saint-Barnabe.
CCCXXXV III. — J. abbé d'Igny fait savoir que son monastère pour ses besoins a vendu à Foigny tous les vinages, rentes, cens et autres revenus qu'il avait dans les paroisses de Bièvres et de Martigny, pour 20 livres parisis. Juin 1256.
CCCXXXIX. — Jean , seigneur de Puisieux et Math il de, sa femme, ratifient la vente faite par Valter dit le Moine, de Ploiart, mayeur dudit seigneur, et par Agnès, sa femme, d'un champ sis à Ploiart. An 1256.
CCCXL. — L'official de Laon déclare ladite vente. An 1255, mars, 5 e férié après Oculi mei.
CCCXLI. — Alain dit de Roucy. chevalier, seigneur de Neuville, par devant Guillaume, évéque de Laon, s'est accordé avec l'abbaye au sujet de la garenne et de la justice de toutes les terres possédées par celle-ci entre le chemin qui va par Ponspetra (Pierrepont) devant Evercaigne à Chavaille, le moulin de Amor et Neuville. Il fut convenu que la seigneurie demeurerait audit seigneur et à ses descendants, sous cette réserve qu'en serait exempte la famille, demeurant dans ladite grange, sauf pour les cas criminels ; ainsi que la garenne pour le droit de chasse, laissant aux religieux et à ceux habitant pour eux la grange de prendre tout le gibier qu'ils pourront sans chiens : que s'ils voulaient chasser des loups, des sangliers et des renards, avec des chiens, cela leur sera permis moyennant qu'un des convers habitant la grange le demandera au seigneur ou à son mayeur ; qu'ils pourront, s'ils obtiennent cette permission, chasser le jour même et le jour suivant seulement ; ils pourront toujours sans permission prendre des loups avec des chiens ou autrement. Depuis le commencementde mars jusqu'aux vendanges, nul, même le seigneur, ne pourra chasser dans les vignes, sauf les moines ou autres gens habitant pour eux la grange, les loups, renards et sangliers.
Si quelques chiens du seigneur en chassant entraient pendant ce temps dans les vignes, le valet les conduisant n'aurait pas le droit de les suivre, mais les rappellerait aussi vite que de bonne foi il le pourrait faire. Au cas où il y aurait contestation sur la vérité de l'autorisation accordée, le convers sera cru sur son serment. Il fut encore convenu que le seigneur ne pourrait exercer ses droits seigneuriaux autrement que suivant la coutume : les religieux ayant le droit de défricher, enclore et disposer à leur volonté de leurs vignes et bois dépendant dudit courtil, à condition de laisser toujours libre circulation aux seigneurs pour la chasse. Janvier 1264.
CCGXLII. — Aubert de Marie, chanoine officiai de Laon, fait savoir que Gui de Couhaion, dit de Servenaij chevalier, avait en franc aleu 28 deniers et 1 obole de bonne monnaie, en cens annuel à la Saint-Remy, sur un champ derrière le courtil d'Evercaigne ; plus 1 denier en franc aleu de cens, portant droit de vente et justice sur une autre terre contenant bois et vignes au même lieu, dit à Mortefontainej tenue par Ernaud, ouvrier, de Ploiart; et que ledit Guy a vendu le tout au monastère pour 60 sols parisis avec tout droit de seigneurie et autres, lequel approuve, devant Pierre dit d'Avesnes, clerc, notaire en la cure de Laon, dame Wirburge, femme dudit seigneur. Octobre 1268.
CCGXLIII. — Gobert de Montchâlons, chevalier, dit de Bouconville , fait savoir que du consentement de sa femme Mathilde, il confirme la donation de son père Gobert et de ses ancêtres et prédécesseurs, savoir : Clarembaud de Montchâlons, Clarembaud de Ruffeio à l'égard des pâturages et aisances d'Aubigny, Bouconville, Bièvres, Orgeval, Thévigny; de Clarembaud de Montchâlons, Hugues, son frère, à l'égard de tout ce qui se rapportait à la vicomte en la terre d'Evercaigne et de Thévigny, suivant l'acte dressé par Barthélémy, évêque de Laon ; — se réservant du consentement des moines la justice sur les hommes séculiers commettant délit hors du courtil d'Evercaigne dans le bois dudit seigneur, laissant aux religieux l'autorisation d'avoir trois gardes (custodes) jurés seulement, « Et si forte quod absit inter dictos custodes et malefactores dictorum Fusniacensium vel bonorum suorum invasores in arestando, capiendo vel etiam prosequendo bellum evenerit, dicti custodes pro hujusmodibello mihi vel heredibus nostris non tenebuntur ad eamdem nisi casus inciderit criminalis. » Enfin il consent à ce que les moines possèdent librement tout ce qu'ils achèteraient en son ban et justice.
Témoins : Jacques de Montchâlons, chevalier, « dominas meus », et Anselme de Bue y, « miles homo ». Mai 1275.
CCCXLIV. — Jacques de Montchâlons, chevalier, seigneur de Chastel, fait savoir qu'il confirme à l'abbaye tous ses acquêts faits jusqu'à ce jour en ses seigneuries, ses liefs, ses arrière-fiefs de Chastel, de Montchâlons, de quelque nature que ce soit. Samedi avant les Cendres, février 1273.
ARANÇOT
CCCXLV. — Hugues, abbé de Saint-Remy et son couvent donnent à Foigny toute la terre de Sancto-Marculfo, cultivée ou non, dite Bots de Brunei.
CCGXLVI. — Gautier, évêque de Laon, fait savoir que l'église de Saint- Vincent cède franche à Foigny la part qu'elle possédait sous un cens de 2 sols dans la dîme de la ferme d'Arançot, à charge par Foigny de payer un autre cens de 2 sols pour le personnat de l'église d'Arançot à Lambert, clerc, qui en était pourvu : parce que après le décès dudit Lambert ce personnat devait revenir à Saint-Vincent. De plus il fut décidé que l'abbaye de Saint- Vincent cédait toute sa moitié en la terre de Bruni, indivise avec Foigny, sous un cens de 8 sols ; que l'église de Foigny doit à celle de Saint- Vincent pour le bois sis au territoire de Sainte-Croix un cens de 7 sols et 1 obole, à la Saint-Remy ; que Saint-Vincent a encore cédé à Foigny des terres à cultiver dépendant des manses de Festieux sous un cens non indiqué, à charge de n'y rien faire sans le consentement du bailleur ; enfin qu'après contestation les pâturages de Sainte-Croix et d'Arançot, furent reconnus communs aux deux maisons. An 1161.
CCCXLVII. — Gautier, évoque de Laon, constate que Pierre, abbé de Saint-Remy, a maintenu sous le môme cens de 25 deniers la cession de la terre de Saint-Marculf, faite par son prédécesseur. An 1165.
CCCXLVIII. — Le môme déclare que Arnoul d'Arençot donne le chemin qui va de Arançot par le milieu de la vallée ad tiliam de Bruniaco, ayant 20 pieds de largeur, entre deux fossés. An 1163.
CCCXLIX. — Le même déclare que l'abbaye a acheté de Valon de Montaigu, moyennant 20 livres provinois, tout ce qu'il possédait entre le
chemin d' Arançot à Foigny et celui de Foigny au bois de Simon de Montaigu : ce qu'approuve Blihard de La Ferté, suzerain. An 1163.
CCCL. — Le même déclare que Guillaume de Sissonne a donné aisances et usages dans toutes ses terres, jusqu'à avoir douze ouvriers dans les bois et oseraies, mais pas davantage à moins d'autorisation spéciale, à condition de payer par cheval allant chercher bois ou oseraie 2 deniers au mayeur du seigneur et un pain au même par chariot ou charrette, et avec défense de faire du charbon sans permission. An 1171.
CCCLI. — Roger, évoque de Laon, déclare que Pierre de Braine ayant souvent causé des dommages à l'abbaye, dommages même évalués à 15 livres rémoises par preuves authentiques, il fut convenu que les moines lui remettraient cette somme avec un champ dans la vallée de Fussigny, et qu'en échange ils recevraient de Simon, seigneur de Neuville, neveu dudit Pierre, son bois contigu à celui de Bruni, du consentement de Pagan, son frère, de Henri de Marchais, vendeur dudit bois, et de Géliarde, sa femme, de Pierre de Braine, et de sa femme qui reçut comme gracieuseté de l'abbaye deux vaches; Pierre reconnut en outre à l'abbaye l'usage des pâturages de Fussigny et renonça à toutes ses contestations. Barthélémy de Sissonne qui avait également pendant longtemps maltraité l'abbaye au sujet de diverses terres au territoire de Arency que Guillaume de Sissonne, son frère, avait données à cultiver pour le terrage, reconnut ses torts et en outre donna sa part, c'est-à-dire « quartem denarium » dans le rouage d' Arançot. En outre Evrard, curé de Montchâlons et Albéric, curé de Ploiart, cèdent la dime de Ploiart qu'ils avaient en commun à Ploiart sous une pension annuelle de 2 muids de blé, le meilleur après la semence, et en plus 3 essains de blé à titre de pension au curé d' Arançot. An 1180.
CCCLII. — Robert de Pierrepont, seigneur de Montaigu, déclare, du consentement de sa femme Eustachie, approuver le don des terres et vignes sises en son fief fait par Arnoul d' Arançot, Agnès, sa femme, Gaucher, Gérard, Anselme, Pierre, Ida et Gerberge, ses enfants. An 1184.
CCCLIII. — Roger, évêque de Laon, déclare que Jean, fils de Valon de Montaigu, renonce à ses réclamations sur une pièce de bois et terre que l'abbaye avait achetée dudit Valon. An 1184.
CCCLIV. — Lambert, évêque de Térouanne, déclare que le jour où l'archevêque de Reims partit pour son voyage ad limina, Vaucher, chevalier,
de Curmissiaco (Chermizy), renonça à ce qu'il prétendait sur le rouage du territoire de Sainte-Croix. Octobre 1201.
CCCLV. — Ingelran, comte de Roucy, chevalier de Curmissiaco, déclare ladite cession. An 1201 .
CCCLVL — Renaud, évêque de Laon, déclare que Vaucher de Arençot renonce à ses prétentions sur certaines vignes, du consentement de sa mère Agnès, de Pierre, son frère, d'Aelide, femme dudit Vaucher et de Raoul, son fils. De plus Lambert, curé de Saint-Martin de Laon, donne en pure aumône une rente de 60 sols laonnais sur 1 ses maisons près des remparts, à la Saint- Rem y. An 1209.
CCCLVII. — J. abbé de Saint-Vincent de Laon déclare renoncer à l'appel au Saint-Siège sur le procès entamé par lui contre l'abbaye de Foigny devant l'officialité de Laon, au sujet des dîmes de neuf pièces de terre du courtil d'Arançot et jugé contre ladite abbaye de Saint-Vincent. An 1235.
CCCLVIII. — Simon Peslùpi et Raoul de Chartres, chanoines officiaux de Reims, font savoir que Clarembaud, chevalier de Ruffeio, a renoncé à ce qu'il réclamait injustement au sujet des pâturages de Aubigny en Laonnois donnés par son ayeul Clarembaud de Montchâlons. An 1233.
CCCLIX. — Albéric de Montchâlons, seigneur de Courtrizy, partant pour Jérusalem avec Jacques, seigneur d'Avesnës, ayant auparavant fait son testament, a laissé à Foigny un champ arable à Festieux, près le bois dit Fael, sous la réserve viagère de la 4° gerbe et un cens de 12 deniers à payer par l'abbaye à celle de Notre-Dame de Laon. An 1228.
CCCLX. — Hugues, officiai de Châlons, déclare que Albéric de Courtrizy, seigneur (senior) de Montchâlons, a donné 6 modiées 1/2 de bois, lieudit la vallée d'Herbert, et le moulin du lieu, les prés sis sous le bois, la place de deux viviers près du moulin : Albéric, junior, seigneur de Courtrizy, époux de la dame de Baerna, fille dudit Albéric, ne voulait pas approuver cette aumône, mais écoutant de sages conseils, il consentit, sur le blé que le comte de Blois, seigneur de Sains et de Richaumont, doit annuellement audit Albéric jeune pour ses terrages de Richaumont, à payer à Noël à l'abbaye 3 muids de blé, moyennant annulation de la susdite donation ; renonçant du reste à toutes autres contestations et réclamations et confirmant les autres dons de son père. Consentant : Comitisse, sa femme. Avril 1234.
CCGLXI. — Charte dudit Albéric junior. An 1233.
CCCLXII. — L'official de Laon déclare que Pons, chevalier d'Any et Pierre, son beau-fils, renoncent à tout ce qu'ils avaient réclamé à titre de dîmes de quelques champs du courtil d'Arançot. Approuvant : Marie, femme de Pons. An 1234.
CCCLXIII. — Clarembaud, chevalier, seigneur de Ruffeio, renonce à ses prétentions non fondées sur les pâturages d'Aubigny en Laonnois, cédés par Clarerabaud, seigneur de Montchàlons, ayeul dudit. Mars 1232.
CCCLXIV. — Gobert de Montchàlons, seigneur de Boucon ville, reconnaît avoir vendu pour 50 livres parisis une partie de bois, fond et superficie, dit Sartum de Bruni, libre de tout droit, consentant, Ada, sa femme. An 1239.
CCCLXV. — Ce même déclare avoir vendu une rente de 18 jalois de blé, mesure de Bruyères, que lui devait l'abbaye et un bois dit le Bois de Bruni, contigu à la grande chaussée de Veslud à Corbeny, et s'engage à obtenir l'approbation de son fils Gobin. Juin 1239.